18 janv. 2017

Jeux de lumières aux Kew gardens

Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide




Les Kew Gardens, c'était mon idée. Sans doute une des meilleures ayant jamais traversé mon esprit.

Trouvé par hasard sur internet, la mâchoire m'en est tombée. Tant de beauté dans deux si petits mots : serres victoriennes. Hyper-ventilation. Séduction immédiate, du genre à vous faire croire au coup de foudre.

Le lieu m'a semblé irréel. Nimbé de sensualités.

Et notre après-midi arty, appareil photo en mains, figurera sans doute parmi ceux qui berceront nos vieillesses. L'émerveillement, toujours.

Peu connu des standards, les visiteurs n'ont pas pour habitude d'arpenter les Kew Gardens et même ma copine expat depuis 4 ans n'en avait jamais entendu parler.

The Kew Gardens, ce sont donc les Jardin Royaux Botaniques d'Angleterre, une des plus riches collection de plantes exotiques au monde, le tout bien entretenu sous la chaleur de magnifiques serres victoriennes.

 ◆◆◆



Pour s'y rendre, il faut quitter les zones 1-2 pour s'aventurer en zone 3-4. Une sorte de barrière psychologique dure à franchir pour les anglais du centre, car évidemment, il faut payer un petit supplément sur ton oyster card. Metro Kew Gardens, par la district line.

Tout de suite, une ambiance countryside teinte le paysage. Les maisons, alignées à la Privet Drive avec leur petite pelouse individuelle, le côté village dickensien, dès la sortie du métro.
Plein de magnifiques petits shops très anglais, botaniques pour la plupart, bordent les quais. Le long d'un marché de rue, des pâtisseries so british à £3 à ne pas rater avant de se mettre en marche une dizaine de minutes vers les portes du parc, frustrées de ne pas avoir fureté plus longtemps dans le "village", dont le charme so british aurait mérité qu'on s'y attarde.

Pour un petit £9 déboursé en tickets réservés au préalable sur le site internet, les portes des Kew Gardens s'ouvrent à nous. Le soleil est à son zénith, il est plus de midi, la lumière, pleine et pourtant feutrée, baigne les lieux de ses belles teintes d'hiver. Nous disposons de peu de temps. Il est important de garder en tête que le soleil est déjà déclinant à 16h par cette saison, et qu'il fait déjà nuit à 16h30.

Les Kew Gardens, c'est juste immense, comme en atteste le plan qu'on nous distribue à l'entrée. Difficile de tout voir en un jour. Et surtout pas avec une algodystrophie de la cheville. Il m'a fallu m'asseoir plusieurs fois, proche de l'épuisement.

Par soucis de timming et grâce à ma merveilleuse cheville, il nous a fallu privilégier les serres. Nous n'avons pas pu déambuler dans l'immensité du parc, même si un "petit train" aurait pu nous faire la visite complète pour £5.

La plus grande serre, la Temperate House, étant fermée pour rénovation jusqu'en 2018, nous nous sommes essentiellement concentrées sur la Palm House, la plus ancienne.

Sa beauté architecturale nous a coupé le souffle.

Sitôt la porte franchie, la différence de température est telle qu'on frôle le choc thermique. Gants, bonnets, écharpes : on enlève tout et tout de suite. Il fait tellement chaud qu'il est impossible de prendre la moindre photo. La buée se reforme sur l'objectif dès qu'on la nettoie et l'écran du téléphone portable perd quasiment sa fonction digitale, à cause de l'humidité.
Il aura fallu environ un quart d'heure à nos appareils pour s'adapter au nouvel environnement. Plus de buée, matériel acclimaté : let's shoot.

 ◆◆◆


Les jeux de lumières dans la verrière sont justes inoubliables, alimentés par le gigantisme de l'espace.
Les allées sont étroites, et parfois le rayon de soleil se matérialise à travers le verre.

En Novembre, il n' y a pas foule, bien que les visiteurs ponctuent parfois nos prises de vues.

Ce qui nous frappe, c'est aussi la beauté du fer blanc et de ses traces d'oxydation. Forgé d'arabesques très exotiques, style colonial, en atteste le grand escalier en colimaçon qu'il te faut absolument escalader pour dominer le panorama.

Là haut, si proche du soleil. Le monde est si beau. Tu n'as pas envie de descendre, ta condition n'est plus terrestre, tu es devenue céleste.

Avant de partir, il est d'impératif d'exécuter ce simple geste : se poster face à la porte, bien droite, les deux pieds bien ancrés au sol, dans l'alignement parfait de la lumière.

Pâmoison pour la porte en pleine lumière, apparition divine. J'aurais pu rester des heures plantée devant cette porte à observer la vie s'écouler.

Un joli moment de vie. J'ai été éblouie par la Palm House, tout simplement.


 ◆◆◆



La seconde serre, Princess of Wales Conservatory, plus récente, ouverte par la princesse Diana, n'avait clairement pas le panache d'une serre victorienne. Son design modernistes, ses dimensions modeste et la nature de ses plantes, les succulentes, enlèvent au charme initial du lieu.
J'avais plutôt l'impression de me promener dans un gentil parc. Nous ne nous sommes pas attardées.

Et puis, au fil de nos pas, nous avons croisé la route de The Hive, le monument anglais construit pour représenter le pays lors de la dernière l'exposition universelle, que j'avais eu l'occasion de croiser en 2015 à Milan.

Le soleil déclinant, on s'est dirigées vers la boutique, dont les cafés commençaient à fermer. Damn, impossible de profiter d'une tasse de thé fumante dans le froid des jardins.

En ces derniers jours de Novembre, les serres des Kew Gardens sont également parées aux couleurs de Noël. Plutôt impressionnée par ses sapins chantants, la prouesse m'en dit long sur le festival des illuminations nocturnes qui se tient tous les soirs de décembre et de janvier. Plutôt cher (£18...) il s'agit d'un parcours de 2h dans les jardins pour un son et lumière réputé plutôt impressionnant, de 17h à 22h.

 ◆◆◆





Bref, les Kew Gardens : un must to see in London, à ne rater sous aucun prétexte. J'ai trouvé les lieux franchement magiques, majestueux et inoubliables.

Au printemps, les Kew Garden sont probablement très différents, affublés de leur fleurs et d'une affluence forcément plus dense de visiteurs.
Prévoir une demi-journée pour la visite, voire une journée entière pour en visiter chaque recoin. Le petit plus ? Il est apparemment permis d'y apporter un sandwich et de pique niquer dans le parc.

P.S : Si tu as l'oeil et de bons gouts, oui, oui, oui tu t'es bien douté que ce lieu te disait quelque chose. C'est bien aux Kew Gardens qu'a été tournée la troublante scène "I like to see an extraordinary thing everyday" de la fabuleuse série Penny Dreadful ici.












Pour aller plus loin ...


- la map des Kew Gardens :  ici
- l'article d'Hello Laroux ici
- l'article de Justagirl ici
- les illuminations de Noël : ici


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire