23 févr. 2017

Map of London






Londres, à l'image de son statu de capitale européenne et même mondiale, est une ville tentaculaire et recèle de 10 001 choses à voir à revoir. Il n'est clairement pas possible de tout visiter en une fois. Et même ses habitants continuent à découvrir certains de ses aspect au bout de dizaine d'années de cohabitation.

J'ai toujours eu du mal à me donner une vision d'ensemble de Londres. Comme si je situais mal les boucles et les détour de cette ville clairement organisée autour de la notion de ses points cardinaux. Mais la dessiner, c'est idéal pour mieux l'apprendre.
Ci dessus une carte évolutive, crée par mes soins, que je complèterai en fonction de mes visites dans la capitale anglaise.


Quelques ressources 

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Vraie map de Londres (mais moins graphique que la mienne !) : ici
London map tubes : ici
Map des zones de Londres : ici

Petit guide évolutif des choses à voir et à revoir, les plus touristiques et les plus insolites.


Hi there, I'm a tourist !


- Big Ben & the Parliament House : extrêmement touristique, ça grouille de monde, de trafic, de bus dans tous les sens. Préférer y aller à heure pleine, pour entendre la tour de l'horloge sonner le nouvel horaire. Le parlement se visite.
Metro Westminster.

- Westminster Abbey : à deux pas de Big ben, une magnifique église gothique à l'envergure de cathédrale se dresse de toute sa hauteur et pulvérise les lieux de sa beauté. Lieu de couronnement de la royauté britannique, très touristique, l'église se visite, moyennant finance, £20 le tarif d'entrée. Pour moi ce fut toujours merci mais non merci.
Metro Westminster.

- Buckingham Palace : le lieu de résidence de la reine d'Angleterre et de la famille Windsor. Outre la beauté du bâtiment, l'attraction évidemment c'est l'accoutrement des soldats (coldstream guards) avec leur fameuse toque en poils d'ours (le bearskin) forcés au flegme de l'immobilité. A heures fixe, ne pas manquer la relève de la garde, qui est assez spectaculaire. Buckingham palace se visite évidemment, et moyennement environ £21 tu peux visiter le faste du palais et de ses jardins. Personnellement j'avais adoré la visite et trouvé que l'investissement valait largement le coup.
Metro St James's Park.

- Picadilly Circus : un des lieux les plus connus, à l'embranchement de cinq des boulevards les plus névralgiques de Londres, il s'agit d'une place résolument moderne avec écrans géants, abritant de nombreux shop à touristes. Picadilly Circus doit sa renommée au fait qu'elle était considérée autrefois comme le centre de l'empire britanique.
Metro Picadilly Circus.

- Trafalgar Square : autre place très connue, plus vaste, pensée comme un lieu de réunion, où se rassemblent les touristes mais aussi les mouvement de foules où le droit à la parole politique leur est accordé, dans la même veine que le Speaker's corner d'Hype Park. Reconnaissable à sa statue sur la colonne, elle débouche immédiatement sur Westminster et abrite en son flanc le célèbre musée National Gallery.
Metro Charring Cross.

- Tower Bridge : une des images les plus emblématiques de Londres, son plus fameux pont à l'architecture très caractéristique, construit sous le règne victorien pour désengorger la ville. A voir absolument, il ne se lasse pas de toujours faire effet. A noter que tu peux camper longtemps pour avoir la chance de le voir se lever/ s'abaisser, son activité se raréfie avec les années. A noter que le pont se visite, je ne le savais même pas, pour la modique somme de £8 on dit que le point de vue vaut le coup d'oeil.
Metro Tower Hill, le plus proche. Mais je te suggère le métro London Bridge et 5 min de marche pour une vue plus lointaine mais plus fascinante !

- Tower of London : A deux pas du Tower Bridge, la tour de Londres, une vieille forteresse du XIIème siècle, ancienne résidence des rois, plus tard transformé en prison, constitue aujourd'hui un musée prisé des visiteurs avides de venir y admirer les joyaux de la couronne. Pour £22,50, la visite certes chère, vaut largement le coup : ce n'est pas tous les jours qu'on peut observer de ses yeux l'imperial state crown en plus des autres attributs d'apparat de la couronne britannique. En prime, lors de ma visite, j'avais eu droit à une exposition sur les bijoux royaux de la reine, autant te dire que j'avais eu bien de la chance.
Metro Tower Hill.

- Hyde park : Immense parc au coeur de la ville, on y croise les fameux gang d'écureuils qui n'ont pas peur de l'homme, le Speaker's corner et la paix procurée par ses arbres verdoyants.
Metro Knightbridge / Marble arch / Lancaster Gate / Queensway, t'as le choix...

- St Paul's Cathedral : un peu moins connue que les lieux cités plus haut, la cathédrale St Paul, située dans le quartier autrefois historique de la City, est la quatrième construction de cathédrale de la ville, les précédentes ayant été détruites au cours de l'histoire, dont la dernière lors du grand incendie de Londres. Pour la visiter il faut s'acquiter d'un cout de £16, autant te dire que je m'en suis toujours abstenue.
Metro St Paul's station.



Visit like a londoner !



Cool Streets
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- Regent St : Une de mes rues préférées de Londres. A l'embouchure de Picadilly Circus, les bus s'y engouffrent dans un joli bal très rythmé. La particularité de cette rue ? Sa construction en art de cercle, qui donne l'impression de déambuler dans une alcove, alors que tu frappes le pavé d'un boulevard.
Metro Picadilly Circus.

- Carnaby St : Une petite découverte assez chouette. Petite rue nichée entre des grandes, les shops à vitrines se succèdent les uns aux autres, pour le plus grand plaisir des touristes : on y croise du tradi bien british autant que du moderne et du design, le tout à prix attrappe-touriste.
Metro Oxford Circus.

- Portobello : Mon endroit préféré de Londres. Cette longue rue, magnifique, abrite des shops tout aussi magnifiques. C'est beau, c'est beau, c'est beau ! C'est arty, c'est moderne, c'est vintage, c'est stylé. A ne pas rater : le grand marché du samedi, où les boutiques installent des étals dans la rue rendue piétonne pour l'occasion. La brocante d'argenteries m'a vrillé les yeux et les robes étaient plus belles les unes que les autres. Attention forte affluence touristique, malheureusement, et des prix exhorbitants.
Metro Nottinghill Gate.

- Brick Lane : Un mot d'odre : vintage. Brick lane, c'est un grand axe où se pressent les foules le dimanche matin. Et pour cause : c'est jour de marché. Le lieu qui se distingue déjà en temps normal, se pare de ses meilleurs atouts. Créateurs, foodies, objets improbables... Il y en a pour tous les gouts. C'est branché, ça bouge, c'est jeune, c'est vintage et alternatif. A ne pas rater : Old Spitalfields Market et Boiler House food market.
Métro Aldgate / Aldgate East.


Cool Places
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- Covent Garden : Plutôt bien connu des touristes, ce très fameux quartier londonien qui bouge, un poil plus historique que les autres quartiers animés, c''est un peu et surtout le quartier des comédies musicales. Petit Broadway anglais, les grands succès des planches n'y désemplissent pas. Les boutiques sont nombreuses et sympa, indépendantes pour un grand nombre d'entre elles, et l'ambiance animée et festive est un régal, sincèrement, pour les shops comme pour les restaurants et cafés. A ne pas rater, le grand marché couvert Covent Garden Apple market, où en plus de déambuler dans un lieu de toute beauté, tu risques de trouver de quoi te faire des cadeaux anglais.
Metro Holborn / Covent Garden.

- Shoreditch : Le quartier du street art et du vintage. On y croise quelques touristes, essentiellement des jeunes. Tout y est particulièrement stylé, hipster. La faune ambiante y est créative, originale et plutôt bohême. Les gens qu'on y croise sont haut en couleur, il m'est arrivé d'en dévisager de nombreux, leur sens de la mode aussi beau qu'étonnant. Fripperies, cafés bohêmes, disquaires et galeries d'art, l'ambiance est alternative, artistique et décontractée. J'ai juste adoré. A ne pas rater : Brick Lane, de préférence le dimanche.
Metro Old Street / Aldgate / Liverpool Street

- Camden Town : Ambiance rebelle : rock, punk, gothique. Camden c'est la coolitude comme tu n'en croisera que peu sur terre. Le mot d'ordre : excentrique. Camden c'est le lieu des mouvements de contestation. Boutiques de tatouages, piercing, la mode est reine à Camden. Les boutiques aussi hallucinantes que les gens qu'on y croise valent sacrément le coup d'oeil. Bordés de canaux fleuri, son grand marché attire autant les touristes que les londoniens et le week end le lieu est noir de monde. L'ambiance est cool, bordélique, un peu folle. C'est haut en couleur, ça déborde de vie et c'est hallucinant pour les yeux. Un de mes quartiers préférés. Evidemment, il faut adorer les mouvements subversifs des années 70 pour être séduit par les lieux.
Metro Camden Town.

- Kensington : Un des plus beaux quartiers de Londres, chic et grandiose, qui abrite le quartier français (South Kensington) d'ailleurs au passage, sans chauvinisme. On ne va pas se mentir, ça sent le posh, ça sent l'argent, ça sent le "quand je serai grande je veux habiter à Kensington". Bref tout est sublime, luxueux, les alignements de façades victoriennes sont à tomber... Un vrai plaisir d'y déambuler, mais attention, tu risques de rentrer chez toi en mode "je ne pense qu'à l'argent" pour plusieurs jours consécutifs. A ne pas rater dans le quartier : le musée Victoria & Albert.
Metro High Street Kensington / South Kensington / Nottinghill Gate / Goucester Road / Holland Park / Earls Court

- Soho : Le quartier le plus animé de Londres. A deux pas de Westminster, ce n'est pas tant sa vitalité, mais plus son caractère sulfureux qui l'a rendu célèbre. A mi chemin entre Pigalle et Marais parisien, mais en plus rock, Soho c'est aussi le quartier gay de la ville, et il n'est pas impossible de croiser le chemin de la prostitution entre les restos, les clubs et les théâtres. On y trouve des boutiques franchement cool, dont un très chouette shop de magazines issus de la presse du monde entier. Soho c'est aussi un quartier très cosmopolite et l'habitacle du chinatown britanique, pittoresque à découvrir. On y trouve encore un peu de l'esprit artistico-bohême qu'il y régnait au 19ème.
Métro Tottenham Court Road / Leicester Square.

- Notting hill : On ne présente plus le très chouette quartier de Notting Hill, rendu célèbre par un film à la con les tons pastels de ses façades victoriennes. Notting Hill, devenu plutôt touristique, a des allures de conte enchanteur. Calme et verdoyant, chic et très hipster, c'est aussi le quartier des antiquaires, un véritable plaisir pour les yeux, mais pas vraiment pour le porte monnaie. Tout ou presque y est hors de prix, mais quel bonheur d'arpenter Portobello pour le marché du samedi... Très touristique, et très fréquenté, il faut quand même nager entre les têtes pour se faire une place. Au moins d'août, ne pas rater le carnaval de Notting Hill, un des plus beaux du monde.
Métro Notting Hill Gate / Shepherd's bush.

- Little Venice : (Paddington / Maida Vale) : grand absent des guides touristiques français, Little Venice n'est pas très connue. Petite embouchure d'un canal bordée de péniches habitées, la balade est pourtant pittoresque, étonnante et franchement relaxante. J'ai adoré, personnellement. Encore une des facettes les plus étonnantes de la ville de Londres. Le canal s'étend de Paddington jusqu'à Camden.
Métro Paddington / Metro Camden Town.

- Brixton : quartier populaire en pleine ascension, tu n'y croiseras pas de touristes : se balader à Brixton la nuit n'est pas très rassurant, pour être franche. Mais le lieu monte, et quelques petits endroits branchés particulièrement chouettes comme le Pop Brixton ainsi que de bonnes salles de concert fleurissent et l'ambiance afro-caraïbes a toute ses chances de séduire les moins habitués du brassage de cultures et de la misère sociale (pas les marseillais, donc). A Brixton, berceau des jeunes années de David Bowie et les déclarations d'amour à l'artiste récemment décédé se multiplient sur les murs.
Metro Brixton.



Art Museums


- National gallery : Le musée des beaux arts de Londres. Peinture classique. Dans un dédale de salles académiques, on y trouve du Van Gogh, du Michel-Ange, du Velasquez, du Rembrandt, du Van Eyck, du Botticelli, du De Vinci, du Monet, du Renoir... 
Gratuit pour la permanente !
Métro Charring Cross.

- National portrait gallery : Plus petit que son confrère -et bien moins rigide- le National Portrait articule son exposition à partir de portraits des gens qui ont façonné Londres à travers les âges. Classique et moderne à la fois, une vraie bouffée d'oxygène.
Gratuit pour la permanente !
Métro Charring Cross.


- Tate Modern : Musée d'art contemporain de la ville, on y trouve des toiles de Magritte, Dali, Modigliani, Malevitch, Pollock, Picasso, Warhol et Lichtenstein, pour ne citer qu'eux. Façon musée Beaubourg de Paris, difficile d'être déçu du lieu. L'intérêt réside souvent dans les expo temporaires. Gratuit pour la permanente !
Métro Blackfriards / Southwark

- Tate Britain : Musée d'art exclusivement britannique, de la Renaissance à nos jours. Moins connu que les autres, on y admire la plupart des chef d'oeuvres pré-raphaélites et une grande partie de l'oeuvre de Turner.
Gratuit pour la permanente !
Métro Pimlico

- Victoria & Albert : Musée des arts décoratifs de Londres. Musée éclectique où tous les domaines de l'art sont représentés, pas seulement les tableaux, mais aussi la mode, l'architecture, le design d'objet, la faïence et la tapisserie. Très interactif, ses immenses murs en offrent pour tous les gouts. Une très bonne surprise.
Gratuit pour la permanente !
Métro South Kensington.

- British Museum : Musée d'archéologie et des civilisations, un des plus beaux/ vieux musées du monde à voir absolument dans sa vie. Comparable au Louvre, une visite exhaustive n'est pas possible, sous peine d'y passer des jours. On mesure aussi la grandeur de l'empire britannique avec ce musée, dont les archéologues ont ramené de précieux vestiges du bout du monde, parfois même des murs entiers (sacré pilleurs...). On en prend plein les yeux.
Gratuit pour la permanente !
Métro Russel Square / Tottenham Court Road.

- London museum of design : Nouvellement réouvert, encense le design contemporain sous toutes ses formes, design industriel et graphique, vestimentaire, mobilier et architectural.
Gratuit pour la permanente !
Métro High Street Kensington.

- The Royal Academy of arts : Musée d'arts visuels. Une institution anglaise, conduite par un fond privé. A ne pas rater en été : la Summer exhibition, consacrée aux artistes contemporains.
Métro Picadilly Circus.

A noter : The London Art File, une très bonne référence en matière d'art.
"what's on, what's new and what's happening at London's museums and galleries."
A consulter absolument avant tout séjour à Londres pour prendre la température de ce qui s'y tiendra artistiquement lors de ton séjour dans la capitale.


Specials


- La dernière police box à Earl's court : S'il n'est pas très dur de croiser une cabine téléphonique à Londres, tu auras plus de mal à tomber sur une police box. Mais que les fans de Dr.Who se rassurent : il y a bel et bien un T.A.R.D.I.S à Londres, et il est situé à la sortie du métro Earl's court. A ne rater sous aucun prétexte.
Métro Earl's Court.

- Le lieu de tournage de la série Sherlock : La fameuse rue 221B Baker Street, avec le Speedy, où Sherlock et John ne sont jamais à court de taxis. Evidemment l'adresse ne se trouve pas à Baker Street, mais au 187 North Gowen Stret NW1 2NJ.
Métro Euston Square.

- Hunterian museum : Un musée pour les amateurs de l'étrange. A deux pas de Convent Garden, situé dans le bâtiment royal des chirurgiens. Telle une collection de cabinet de curiosité, on peut y observer des squelettes mutants, des coupes d'insectes, des pieds et des mains sectionnés ainsi que des bébés dans du formol. Attention il faut tout de même avoir le coeur bien accroché. Entre malaise et fascination, j'ai adoré la visite de ce musée, gratuite qui plus est !
Metro Holborn.




Outdoors


- Kew gardens : les jardins royaux de la couronne britannique. Loin du centre de la ville, situé en banlieue, zone 4. Sublimes serres victoriennes abritant toute une collection de végétaux tropicaux, une des plus grandes au monde. Le lieu est juste fabuleux, plutôt méconnu, mais à découvrir d'urgence ! Les £9 les mieux rentabilisés de ma vie !
Metro Kew gardens (zone 4), mais y aller en bus te reviendra moins cher.

- Richmond Park : un incroyable parc en banlieue de la ville où la nature reprend ses droits. Véritable paysage bien british comme on les croise dans les livres d'illustrations fantastique, visiter Richmond c'est tout à coup enlever beaucoup de mérite à Tolkien et à Turner, qui n'ont pas spécialement fait preuve d'imagination quand on voit ce qu'ils avaient au quotidien sous leurs yeux. Le lieu est tout bonnement magnifique et, en prime, on peut y observer des cerfs en toute liberté.
Le paradis des arbres morts en hiver !
Métro Richmond (zone 4), mais y aller en bus te reviendra moins cher.



Shopping


- Harrod's :
Celui qu'on ne présente plus. Y faire un tour est un must, ne serai-ce que pour ses vitrines, la beauté de ses murs et la part "so bristish" des produits qu'il propose. Grande marques de mode hors de prix et épicerie fine hors de prix aussi.
Métro Knightbridge.

- Oxford Street : un grand classique, des boutiques à n'en plus finir, le meilleur de la mode. Beaucoup de chaines, mais un grand nombre qu'on ne trouve pas en France. Ça fait vriller les yeux.
Métro Oxford Circus / Marble Arch.

- Sloane Square : Plutôt chic et inabordable, le shopping, mais tellement joli on s'en prend plein les yeux <3 to John Lewis.
Métro Sloane Square.

- The Strand Street : Des chaines, rien de fou. Mais à l'embouchure de Trafalgar Square, ça peut toujours dépanner.
Métro Charring Cross.

- High Street Kensington : Des chaines aussi, mais pas que. La balade est agréable, moins tape à l'oeil qu'Oxford Street, plus discrète mais tout aussi efficace.
Métro High Street Kensington.

- Westfield : Grand centre commercial couvert, façon les Terraces du port et Créteil Soleil mais en bien plus grand. Les mêmes magasins qu'à Oxford Street.
Métro Shepherd's Bush.



Next time for me


Liste d'endroits à découvrir / visiter / revisiter :

- un bibliothèque victorienne
- Canary Wharf
- Highgate cemeterry
- Neal's Yard
- Soane Museum
- Sambourrne House, 18 Stafford Terrace
- Leadenhall Market
- Saatchi Gllery
-Serpentine Gallery
- Hampstead Heath Park
- Alexandra Palace
- le Baker Street de la série TV Sherlock 187 North Gowen Stret NW1 2NJ





18 janv. 2017

Jeux de lumières aux Kew gardens

Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
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Les Kew Gardens, c'était mon idée. Sans doute une des meilleures ayant jamais traversé mon esprit.

Trouvé par hasard sur internet, la mâchoire m'en est tombée. Tant de beauté dans deux si petits mots : serres victoriennes. Hyper-ventilation. Séduction immédiate, du genre à vous faire croire au coup de foudre.

Le lieu m'a semblé irréel. Nimbé de sensualités.

Et notre après-midi arty, appareil photo en mains, figurera sans doute parmi ceux qui berceront nos vieillesses. L'émerveillement, toujours.

Peu connu des standards, les visiteurs n'ont pas pour habitude d'arpenter les Kew Gardens et même ma copine expat depuis 4 ans n'en avait jamais entendu parler.

The Kew Gardens, ce sont donc les Jardin Royaux Botaniques d'Angleterre, une des plus riches collection de plantes exotiques au monde, le tout bien entretenu sous la chaleur de magnifiques serres victoriennes.

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Pour s'y rendre, il faut quitter les zones 1-2 pour s'aventurer en zone 3-4. Une sorte de barrière psychologique dure à franchir pour les anglais du centre, car évidemment, il faut payer un petit supplément sur ton oyster card. Metro Kew Gardens, par la district line.

Tout de suite, une ambiance countryside teinte le paysage. Les maisons, alignées à la Privet Drive avec leur petite pelouse individuelle, le côté village dickensien, dès la sortie du métro.
Plein de magnifiques petits shops très anglais, botaniques pour la plupart, bordent les quais. Le long d'un marché de rue, des pâtisseries so british à £3 à ne pas rater avant de se mettre en marche une dizaine de minutes vers les portes du parc, frustrées de ne pas avoir fureté plus longtemps dans le "village", dont le charme so british aurait mérité qu'on s'y attarde.

Pour un petit £9 déboursé en tickets réservés au préalable sur le site internet, les portes des Kew Gardens s'ouvrent à nous. Le soleil est à son zénith, il est plus de midi, la lumière, pleine et pourtant feutrée, baigne les lieux de ses belles teintes d'hiver. Nous disposons de peu de temps. Il est important de garder en tête que le soleil est déjà déclinant à 16h par cette saison, et qu'il fait déjà nuit à 16h30.

Les Kew Gardens, c'est juste immense, comme en atteste le plan qu'on nous distribue à l'entrée. Difficile de tout voir en un jour. Et surtout pas avec une algodystrophie de la cheville. Il m'a fallu m'asseoir plusieurs fois, proche de l'épuisement.

Par soucis de timming et grâce à ma merveilleuse cheville, il nous a fallu privilégier les serres. Nous n'avons pas pu déambuler dans l'immensité du parc, même si un "petit train" aurait pu nous faire la visite complète pour £5.

La plus grande serre, la Temperate House, étant fermée pour rénovation jusqu'en 2018, nous nous sommes essentiellement concentrées sur la Palm House, la plus ancienne.

Sa beauté architecturale nous a coupé le souffle.

Sitôt la porte franchie, la différence de température est telle qu'on frôle le choc thermique. Gants, bonnets, écharpes : on enlève tout et tout de suite. Il fait tellement chaud qu'il est impossible de prendre la moindre photo. La buée se reforme sur l'objectif dès qu'on la nettoie et l'écran du téléphone portable perd quasiment sa fonction digitale, à cause de l'humidité.
Il aura fallu environ un quart d'heure à nos appareils pour s'adapter au nouvel environnement. Plus de buée, matériel acclimaté : let's shoot.

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Les jeux de lumières dans la verrière sont justes inoubliables, alimentés par le gigantisme de l'espace.
Les allées sont étroites, et parfois le rayon de soleil se matérialise à travers le verre.

En Novembre, il n' y a pas foule, bien que les visiteurs ponctuent parfois nos prises de vues.

Ce qui nous frappe, c'est aussi la beauté du fer blanc et de ses traces d'oxydation. Forgé d'arabesques très exotiques, style colonial, en atteste le grand escalier en colimaçon qu'il te faut absolument escalader pour dominer le panorama.

Là haut, si proche du soleil. Le monde est si beau. Tu n'as pas envie de descendre, ta condition n'est plus terrestre, tu es devenue céleste.

Avant de partir, il est d'impératif d'exécuter ce simple geste : se poster face à la porte, bien droite, les deux pieds bien ancrés au sol, dans l'alignement parfait de la lumière.

Pâmoison pour la porte en pleine lumière, apparition divine. J'aurais pu rester des heures plantée devant cette porte à observer la vie s'écouler.

Un joli moment de vie. J'ai été éblouie par la Palm House, tout simplement.


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La seconde serre, Princess of Wales Conservatory, plus récente, ouverte par la princesse Diana, n'avait clairement pas le panache d'une serre victorienne. Son design modernistes, ses dimensions modeste et la nature de ses plantes, les succulentes, enlèvent au charme initial du lieu.
J'avais plutôt l'impression de me promener dans un gentil parc. Nous ne nous sommes pas attardées.

Et puis, au fil de nos pas, nous avons croisé la route de The Hive, le monument anglais construit pour représenter le pays lors de la dernière l'exposition universelle, que j'avais eu l'occasion de croiser en 2015 à Milan.

Le soleil déclinant, on s'est dirigées vers la boutique, dont les cafés commençaient à fermer. Damn, impossible de profiter d'une tasse de thé fumante dans le froid des jardins.

En ces derniers jours de Novembre, les serres des Kew Gardens sont également parées aux couleurs de Noël. Plutôt impressionnée par ses sapins chantants, la prouesse m'en dit long sur le festival des illuminations nocturnes qui se tient tous les soirs de décembre et de janvier. Plutôt cher (£18...) il s'agit d'un parcours de 2h dans les jardins pour un son et lumière réputé plutôt impressionnant, de 17h à 22h.

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Bref, les Kew Gardens : un must to see in London, à ne rater sous aucun prétexte. J'ai trouvé les lieux franchement magiques, majestueux et inoubliables.

Au printemps, les Kew Garden sont probablement très différents, affublés de leur fleurs et d'une affluence forcément plus dense de visiteurs.
Prévoir une demi-journée pour la visite, voire une journée entière pour en visiter chaque recoin. Le petit plus ? Il est apparemment permis d'y apporter un sandwich et de pique niquer dans le parc.

P.S : Si tu as l'oeil et de bons gouts, oui, oui, oui tu t'es bien douté que ce lieu te disait quelque chose. C'est bien aux Kew Gardens qu'a été tournée la troublante scène "I like to see an extraordinary thing everyday" de la fabuleuse série Penny Dreadful ici.












Pour aller plus loin ...


- la map des Kew Gardens :  ici
- l'article d'Hello Laroux ici
- l'article de Justagirl ici
- les illuminations de Noël : ici


6 janv. 2017

Little Venice in London

little venice paddington warwick avenue london lafianceedelarbre
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little venice paddington warwick avenue london lafianceedelarbre

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Absolument peu connu des standards touristiques, il existe un quartier très fluvial à Londres, en plein centre-ouest de la ville, à l'écart de l'agitation, où le temps ne semble pas avoir de prise. Né de l'embouchure de trois canaux, creusés pour acheminer les marchandises par bateaux depuis toute l'Angleterre avant l'arrivée du chemin de fer, le lieu s'est mué en très pittoresque havre de paix.

Little Venice, c'est un très joli quartier plutôt résidentiel qui fleure bon la tranquillité de vivre. De part et d'autre, de magnifiques maisons victoriennes, so british et un calme olympien surprenant.
Côté Paddington, l'ambiance industrielle début 1900 avec ses docks abandonnés, des buildings et des bureaux. Côté Warwick avenue,  la douceur de vivre, avec ses grandes maisons et ses jardins.

Mais la particularité la plus notable de Little Venice réside dans la beauté de ses péniches habitables, amarrées à quai. Colorées, chargées en tout, bouteilles de gaz, bois de chauffage, jeux pour enfants, vélos et jardins potagers ornent leurs toits. Et puis ce flegme des capitaines à la barre de leur navire, le dos bien droit dans leur ciré bleu marine. Le tout parsemé de cette touche d'excentricité britannique que j'aime tant.

5 janv. 2017

London Adobe Creative Meet up





C'était une idée de mon expat de copine, qui avait vu circuler quelque part l'annonce alléchante d'une réunion de créatifs dans la capitale anglaise, sponsorisée par le géant de nos quotidiens de graphistes, Adobe.

On s'est inscrites pour le meet up, mail de confirmation, braclet d'invité et tutti quanti.
L'event avait lieu à Shoreditch, évidemment. Au Bike Shed, 384 old street.
A l'entrée, un vigile qui cadre les allées et venues. Es-tu sur le registre ? For which event ?
Il est intimidant, d'autant plus que les festivités ont déjà commencées, que le réseau ne passe pas et que j'ai bien du mal à joindre ma copine.

A l'intérieur, des voûtes quasi provençales, c'est assez drôle d'aller si loin pour se sentir si proche de chez soi. Petits fours, prosecco, majordomes en costard qui t'amènent le tout sur un plateau.
Avec nous, Orsola, collègue de travail de ma copine, jolie petite tchèque à l'anglais parfait sans accent qui vit à Londres depuis 8 ans, habite en zone 9 avec son boyfriend d'avocat et se fait déposer en porsche, ou galère sans oyster card pour rentrer chez elle lui, en indépendant, graphiste free lance chez Wallace.

L'ambiance est électrique. Tant de créatifs dans un si petit périmètre...

2 janv. 2017

Heartbeat at The Prince Alfred








C'est l'histoire d'un énorme coup de coeur.
Trouvé par hasard, à l'intuition, au bout d'un mauvais calcul qui m'avait fait marcher plus que de raisonnable dans le quartier de Maida Vale.

Formosa Street, c'est une petite rue, derrière le métro Warwick Avenue, où les habitants semblent tous pris dans un concours muet du qui aura la plus belle porte. C'est résidentiel mais ça rivalise de beauté. A qui aura les colonnes et les statues de lions devant la porte de sa maison. Avec les feuilles d'automne, en prime, c'est tout un pan de l'Angleterre caractéristique qui se dessine sur quelques mètres, pour le plus grand plaisir de mes yeux.

Et puis, au bout des pattés de maison, une petite placette commerçante, avec des petites lumières de Noël. Il n'est pourtant pas tard, à peine 15h30. Mais nous sommes à Londres, en hiver. Il fait froid, le ciel est gris, et la lumière du soleil derrière les nuages décline déjà.

Le Prince Alfred, je ne le vois pas tout de suite, il est bien discret, niché dans un angle de rue. Mais lorsque mes yeux se posent sur ses murs, la mâchoire m'en tombe. C'est juste magnifique. A couper le souffle.

La façade, clairement "art nouveau", mon courant préféré, est tortueuse, toute de bois sculptée, faisant la part belle aux fenêtres, dont les verres se découpent délicatement dans ses interstices. Une parure d'arabesques à la mode victorienne orne les plaques de verre.

J'en tremble presque. Tant de perfection, c'est émouvant.

Intimidée, je pousse la porte, sans doute avec mon air de française seule un peu perdue, et ma dégaine un peu étrange de fille qui marche bizarrement, rapport à l'algodystrophie à ma cheville droite, celle la même qui me pousserait presque à m'inscrire à la zombie walk d'autorité, juste pour la ressemblance.

Le lieu est grand. Les plafonds sont immenses, ornés de sublimes boiseries sculptées. Immédiatement, je me sens hors du temps.

Mes yeux s'accrochent à tous ces petits détails, qui rivalisent de richesse, les uns avec les autres.
Mille regrets m'assaillissent. L'appareil photo laissé dans son étui, parce qu'il menaçait de pleuvoir.
Idiote, idiote, idiote.

Je ne sais pas si je dois directement aller m'installer, ou me diriger vers le comptoir. Les décorations de Noël n'ont pas besoin d'être posées, les murs tamisés, cosy, sentent déjà l'hiver. Le lieu est calme, plutôt désert.Il y a cette fille qui travaille sur son mac près de la cheminée, et ce mec, en costard, en plein appel téléphonique, une bière à la main. Quelques sièges plus loin, un étudiant dans son pull jacquard lit paisiblement son livre.

Poussée par mon intuition, je me dirige vers le comptoir, dans l'espoir d'y apercevoir une carte des thés. Le temps d'enlever mon bonnet à pompom et de desapplatir mes cheveux pour faire bonne figure, la serveuse plante déjà ses yeux d'anglaise dans les miens.



"- Hi there !

- Hi. 


- What would you like ?


- I'd like some tea, please".


- Ok. Have a seat, I'll bring that to you"
, ou quelque chose du genre, elle a parlé très vite et a disparu aussitôt.

J'observe la disposition des tables. Ornées de couverts, prête à accueillir les clients pour le dîner. Même s'il n'y a pas d'heures pour le dîner, ici. On mange à midi comme à 16h un repas digne de ce nom en Angleterre. Essaye de commander des spaghettis à 16h30 quelque part en France.
D'autres tables se dessinent, flanquées de fauteuils devant la cheminée, au milieu du passage, avec la vue sur un beau portique.

A vrai dire, ce portique, son éblouissance, avec ses allures de contes enchanteurs, me vrille les yeux. Pan de mur de bois sculpté, richement, près des fenêtres art nouveau, ça a l'air de donner sur une autre salle. Et pourtant, mes sens me trompent. Je plisse les yeux. L'entrée pour le franchir, c'est une porte. Une porte d'un mètre de haut, tout au plus. Une porte de hobbit. Sérieusement ? Pour de vrai ? Une porte de hobbit ?

J'y engage mes pas prudemment, toujours plus séduite par l'omniprésente pointe d'excentrisme qu'on ne trouve que chez les anglais, jusque dans les moindres détails. Peut-être que ces dimensions absurdes sont faites pour être dissuasives. Je vais me faire rabrouer en anglais, à tous les coups.
Mais l'envie m'étreint bien trop d'en voir plus. Alors je m'y aventure, arque ma silhouette et traverse la porte de hobbit.

De l'autre côté du mur, telle Alice qui tombe dans le terrier du lapin, je découvre un autre monde une autre salle. Toujours plus de bois sculpté, toujours plus de silence et de beauté. La pièce est constituée étrangement, fourmille de recoins le long des courbes du bois. On s'y sent cosy, comme niché dans l'angle d'une conception du monde différente, plus ancienne.

Je m'assois sur la banquette aux faux airs de fauteuil récamier et caresse le bois de la table, lourd, abimé. J'allonge ma jambe, discrètement, sur une des chaises voisines. La cheville, au supplice, me remercie.
Près de la fenêtre, le froid est dense. Le double vitrage, ce n'est pas quelque chose qu'on a l'air de vouloir maitriser, dans ce pays. Alors je m'enroule dans mon écharpe plaid et ajuste mon manteau sur mes épaules, comme une cape.
Little strange french girl, doivent-ils se dire.
La serveuse me sort de mon alcove. A travers la lucarne, elle pousse vers moi la théière et son nécessaire. Une tasse, une soucoupe, un broc, un bocal, un teapot en inox.
Je savoure le thé fumant, earl grey servi avec du lait.
Unanimement, je me sens bien. Vraiment bien.
Les minutes passent, puis l'heure se fond dans la suivante. Je découvre le vrai sens des mots sérénité, plénitude et volupté.

Il fait déjà nuit, mais il est encore tôt. Progressivement, l'ambiance change. Des bruits de vaisselle s'entrechoquent, quelques murmures peuplent le silence et la musique augmente en décibels.
La faim se rappelle à moi. C'est vrai que je n'ai pas eu le temps de manger, à midi. J'hésite un moment. Puis me lève, et me dirige vers la lucarne, avant de jeter un coup d'oeil à la carte.
Ni une, ni deux, la serveuse replante de nouveau ses yeux d'anglaise dans les miens.

" _ What's for you, darling ?

_ Mmmh... Can you advice me ?

_ What would you like ?

_ I'd like to eat now. But not a dessert. Some snacks. Oh, and vegetarian, please.

_ Ah ah ah, vegetarian, you don't know what you're missing.

_ Oh, yes trust me I do.

_ Let's see... You have the risotto here... But it's a full dish, not a snack, and it's a little expensive, so maybe not.

_ Mmmh... Ok, I take the risotto.

_ You sure ? Not too expensive ?

_ Yes,  I don't care : I go back to France tomorrow."

Elle rit, et disparait derrière le comptoir.
Je me rassois, et rallonge ma jambe.

Une espèce de lourde nostalgie me tombe sur les épaules. Le moment est brisé, parti, terminé.
Je ne sais pas ce qui m'attriste. La fin de ce moment de paix hors du temps, ou la perspective jamais vraiment heureuse de savoir que le séjour prendra bientôt fin. Je me sens comme en sursis.
J'attends ma commande en gardant les yeux sur la montre. Je n'ai plus qu'une petite heure devant moi. Je ne suis plus concentrée, le moment ne m'appartient plus, le bien être s'est enfui, l'espace de quelques mots.

On me sert le risotto. Cette fois-ci, en mains propres.
J'hume la délicatesse du fumet qui s'en échappe. Mushrooms, beetroot and pumpkin. Une explosion de saveurs qui me fond dans la bouche. L'envie de se damner, la, tout de suite, de se rouler par terre, de danser la carioca tellement c'est bon. Je le déguste, et le savoure, à coup de petites bouchées. J'essaie d'immortaliser le moment. C'est le meilleur risotto que j'ai jamais mangé, dans le plus beau des lieux dont je pouvais rêver. Difficile de s'empêcher de lécher l'assiette : c'était un grand moment culinaire.

A mesure que l'heure avance, le pub se remplit. Les anglais poussent la porte, viennent savourer la bière de 18h, dès leur sortie du bureau. Je cherche le chemin qu'il me faudra prendre : j'ai rendez-vous à l'autre bout de la ville.

Trois métro et un bus. Je mémorise mon itinéraire, et me prépare au départ, non sans un pincement au coeur. Je range mes affaires, éparpillées sur la table, et me lève, puis me lance à la recherche des lavatories, pour me rafraichir le teint. En bas, au bout d'un escalier, plusieurs petites portes avec du passage. Je m'engouffre dans celle ornée d'un miroir, rajuste mon bonnet de suédoise et me passe une touche de rouge à lèvres, avant de tomber nez à nez avec la serveuse, qui pour la dernière fois, plante dans les miens ses yeux d'anglaise.

" _ Hi darling ! So was it good ?

_ Yes, it was delicious, really.

_ Good ! I told him -the cook-  "Make it good, she's coming back to France tomorrow."

_ Ah, ah, ah, thank you. I love this place.

_ Really ? Thank you ! Have a safe trip back to France !"

Tant de gentillesse dans un si petit corps...
Je quitte à regrets le Prince Alfred, le souvenir indélébile d'un beau moment de vie rien que pour moi, à me prélasser dans la sensualité d'un moment perdu.

Un petit je-ne-sais-quoi  me ferait presque douter. Cette scène était-elle réelle ? N'ai-je pas rêvé cette escapade ?

Je m'éloigne, un petit quelque chose d'étrange, fugace, au bout de le langue : la sensation qu'un génie a exaucé le voeux que je n'avais même pas osé formuler, cet après-midi.

Le froid me retombe sur les joues et mes épaules frémissent. Il fait nuit noire et je vais finir par être en retard. Cap sur Old Street, à Shoreditch. Ce soir c'est petits-fours, design and computers : on participe à notre premier Adobe Creative Meet Up.