26 déc. 2016

Sneak peek au Tate Britain

Tate Britain Londres Constable Exposition lafianceedelarbre



Pied inapte ou pas, il n'était pas question de rentrer en France sans avoir foulé les dalles d'un musée de la capitale. Le mieux c'était d'en choisir un petit, pour ne pas risquer de se défoncer inutilement.

La Saatchi gallery étant fermée les quelques jours de mon séjour pour décrochage d'exposition, je ne savais pas où me rabattre pour me procurer ma dose d'art avec un grand A.

Le Tate, l'immense Tate Modern qui demande de bien trop marcher, je connaissais, depuis des années. Et j'étais persuadée d'avoir déjà visité le Tate Britain, à l'adolescence.

Motivée par sa gratuité, j'avais envie de revoir Ophelia, de John Everett Millais, un de mes tableaux préférés de tous les temps, au point qu'il orne l'écran de mon iphone depuis une bonne petite année.


Tate Britain Londres  Exposition lafianceedelarbre


Le Tate Britain



Le Tate Britain est un musée d'art exclusivement britanique qui couvre 500 ans de production artistique anglaise, de la renaissance à nos jours.

Installé dans les murs d'une ancienne prison (classes, les prisons anglaises !) sur les rives de la Tamise, à Millbank, entre Westminster et Pimlico, le musée propose plusieurs niveaux d'expositions.

Deux ailes sont réservées à des expositions temporaires. Une rétrospective sur l'oeuvre de Paul Nash, peintre surréaliste de paysages anglais et les Turner Prize 2016, le travail de quatre artistes finalistes pour décrocher le prix 2016.

Le reste des salles, c'est l'exposition permanente. Des artistes classiques comme Van Dyck, Hogarth, Gainsborough, Constable, mais aussi des plus récents comme Francis Bacon et David Hockney.
Et bien sûr et surtout, celui qu'on ne présente plus... Turner. Une aile entière y est consacrée, considérée comme le plus gros rassemblement d'oeuvres du peintre au monde.

La permanente est gratuite, les temporaires sont payantes.

Il n'y a pas grand monde en semaine. Moins connu que ses homologues National GalleryBritish Museum et Tate Modernle Tate Britain est un musée paisible où tout est fait pour passer un moment agréable.




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Sneak Peek de la Permanente



Sneak Peek parce qu'il n'était pas réaliste de prétendre pouvoir se faire tout le musée avec une algodystrophie de la cheville droite. J'ai déambulé dans une petite partie de la permanente, celle qui s'est engagée sous mes pas.

Je me suis attardée sur la première salle, celle dédiée au 16ème siècle. Ce sont de nombreux portraits de femmes à collerettes sur fond noir, façon règne tudor "Mary Stuart queen of Scots", certains étonnamment graphiques comme The Cholmondeley Ladies. Tous anonymes, seulement estampillés "école anglaise du 16ème siècle".
Parmis celles qui m'ont frappé la rétine : A young lady aged 21.
Pas forcément amatrice de cette période historique, j'ai été fascinée par le petit quelque chose de peinture flamande qui se dégageait de cette salle. Surement pour l'omniprésence du noir, et du contraste qu'il offre sur la lumière des visages. Les personnages sont un peu figés, graphiques. Leurs parures regorgent de détails précieux, magnifiques. J'y ai retrouvé des accents de la Gemäldegalerie berlinoise que j'avais juste adoré.

J'ai passé les allées du 17ème. C'est fou ce que l'époque perruque et frousfrous me laisse indifférente. Pareil pour le 18ème. Cuirassiers, canons et baillonettes sur grandes scènes de guerre, ça n'a jamais été ma came.

Et puis, au bout de quelques salles, mon bien aimé 19ème siècle. 

D'abord John Constable. 
Avec Ruins of Hadleigh Castle.
Constable, c'était le grand rival de Turner, celui qui perdait toujours face à lui. Le moins talentueux des deux. Ça aurait rendu malade n'importe qui, de toujours se faire dépasser par un gros porc mysanthrope. Si Turner s'inscrit dans l'histoire de l'art en tant que grand maître et peintre majeur, charnière et fondateur de l'impressionisme, Constable garde sa renommée globalement entre les frontières de la Grande Bretagne et se cantonne au mouvement romantique, bien que certains de ses ciels annonçaient peut être un une pointe d'impressionisme. 


Puis John Singer Sargent. 
Avec Le portrait de Madame X. 
Une huile inachevée, d'une sensualité folle, un joli travail des mains, un air guindé, un nez hautain, une robe à tomber.

Et Carnation, Lily, Lily, Rose.
Un tableau printanier, magnifique, calme et paisible, décliné sur tous supports à la boutique du Musée, très apprécié des japonais d'après leurs achats également.

J'ai regretté de ne pas avoir (re)vu le magnifique Ellen Terry as Lady Macbeth, sans doute prêté quelque part, qu'on avait eu la chance de voir débarquer à Marseille en 2010 lors de l'exposition De la scène au tableau au Musée Cantini. { Mais si, souviens-toi. La fameuse exposition avec des tableaux connus prêtés par les musées de toute l'Europe qui avait fini faire parler d'elle parce qu'un con de marseillais avait eu la bonne idée de voler un Degas. Pour une fois qu'on faisait confiance à Marseille et qu'on lui envoyait de vrais tableaux dignes de ce nom... }

Mais surtout, surtout, l'immanquable.
La salle des pré-raphaélites. 
Un de mes mouvements artistiques préférés.
Court, peu connu et so british. D'une finesse et d'une élégance rare. Luminosité, féminité, volupté.

Et la voici, la voilà.
Avec John Everett Millais. 
Ophelia.

J'ai pu l'admirer pour ce que j'ai identifié être la première fois : tête de conne, tu n'étais jamais allée au Tate Britain.
J'ai ressenti beaucoup de plénitude, même si le moment m'a paru entravé.
Ophélia n'est pas si grande, et ces arcs déstabilisent : à quoi servent-ils ? Pourquoi ne pas avoir tout simplement conservé le format traditionnel rectangulaire ?
Les nombreux tableaux accrochés tout autour perturbent la lisibilité de la toile. On ne se sent pas en tête à tête avec Ophelia. Ce n'est pas intimiste. J'ai regretté cet aspect.
Les couleurs, l'élégance, la posture sont pourtant magnifiques. On a envie de terriblement s'approcher. On voit pourtant mieux sur internet, en 7000 x 7000 px la flopée de détails brodant la perfection de ce tableau.


Puis Dante Gabriel Rossetti.
Avec Beata Beatrix.
Une autre figure de proue du mouvement préraphaélite. Le modèle, c'est la même femme qu'Ophelia. Elizabeth Siddal, le modèle préféré des préraphaélites, peintre elle aussi.
Ce sont les couleurs qui fascinent. Ce vert caractéristique et cette sensation de transe spirituelle dans le coucher du soleil.

Beaucoup d'autres toiles preraphaelites arpentent les murs de la Tate Britain, comme Lady Lillith, Proserpine, The bride, La Ghirlandata, de Rosseti également.


Les autres découvertes sur lesquelles je ne m'attarderai pas sont pourtant nombreuses. Il y a tant de tableaux qui se côtoient les uns les autres dans ces pièces tapissées jusqu'au plafond de cadres, pour la plus grande injustice des choses : ce sont évidemment ceux à hauteur des yeux qui captent l'attention du public. Les autres sont condamnés à reposer dans l'indifférence, en simple parure de catalogue.

J'ai beaucoup regretté de ne pas avoir eu la force de marcher jusqu'aux Turner, que j'aurais adoré admirer. L'exposition aixoise de l'été Turner et la couleur dont je parlais ici m'avait mis l'eau à la bouche.


Bonus




  • A savoir : A deux pas du Tate Britain, Millbank Pier : le quai pour prendre le bateau vers Canary Wharf. Attention la station n'est pas une emblématique, donc pas souvent desservie, et pas directe pour Canary Wharf.

  • Et sinon :  un beau site référence que j‘ai découvert via une de mes publications instagram : londonartfile, what's on, what's new and what's happening at London's museums and galleries. Répertorie tout ce qui se passe artistiquement dans la capitale anglaise, même dans les petites galeries et les quartiers périphériques.

  • Une liste exhaustive de tous les tableaux préraphaélites : ici

  • Le tableau pinterest inspiration "pre raphaelism" de Louise Pandora : ici & une foison d'autres tableaux pinterest : ici



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Tate Britain
Millbank, Westminster, London SW1P 4RG (Métro Pimcilo/Vauxhall/Westminster
http://www.tate.org.uk/visit/tate-britain/
Tous les jours 10h-18h 
Expo permanente gratuite.


22 déc. 2016

Plaisir des papilles à Londres


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Parce que Londres est peut-être la capitale de la gastronomie, la cuisine dans cette ville, à l'image de ses habitants, cosmopolite, est à couper le souffle : de mémoire d'estomac, je n'ai jamais aussi bien mangé que lors de ces séjours dans la capitale anglaise, rapport au fait que les découvertes sont possibles à tous les coins de rues, et que l'Angleterre, très veggie friendly, a la particularité de proposer une carte si riche de plats végétariens que le choc est rude pour mes papilles...

Quelques bonnes adresses :)

 Beany Green
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Un café australien qui propose de très cool brunchs, le samedi comme le dimanche. Situé en plein Little Venice, à deux pas de la maison, c'est une habituée qui nous a indiqué l'adresse. Et ce fut un gros coup de coeur que le Beany Green ! Dans un cadre chaleureux, de la cuisine inhabituelle "healthy food, sexy salad and beautiful cocktails" nous est servie.

Sur le comptoir, le staff a carte libre pour te communiquer quelques petites choses. Ça va du Joyeux Noël, au cout de gueule contre la reine qui refait la déco de Buckingham au frais du contribuable, et on te propose même de voter pour la pire chose de 2017 : le Brexit, la présidence de Trump pour la 3ème guerre mondiale.

J'ai commandé un Avocado Charcoal et n'ai pas été déçue du voyage : Mon assiette de toast d'avocat et oeuf mollé sur du pain de charbon (charcoal sourdough), le tout relevé de cacahuètes et d'épices inconnues était juste inoubliable.

Suite à mon cliché sur instagram, le restaurant m'a proposé de participer à un concours pour gagner un brunch pour deux personnes, une initiative qu'ils ont l'air de lancer tous les mois. Et pour cause : Beany Green (à Paddington) avec le Daisy Green (à Marble Arch) forment une chaîne de restauration qui ouvrira prochainement son troisième restaurant, le Timmy Green à Londres.
Bref, un très chouette endroit, goûtu, inhabituel, healthy, pas très cher et super agréable. Je recommande !
Beany Green Unit 6C, Sheldon Square, London W2 6EZ,



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 Pop Brixton
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Pop Brixton c'était le lieu à choisir d'investir pour un samedi soir.
Situé dans le quartier montant de Brixton, au Sud de Londres, c'est au bout d'une rue un peu coupe gorge, pas la plus chic de Londres, que se trouve ce bâtiment construit par superpositions de conteneurs.

Univers alternatif, dress code décontract', grosse qualité gustative, on a chillé sur des tables, de jolies lanternes au dessus de nos têtes dans une ambiance électrique.

Musique, mode, cuisine, danse...

C'est festif.

J'ai carrément retrouvé l'esprit de la Friche de la Belle de Mai marseillaise, en plus pointu, et plus cosmopolite.

L'ambiance est plutôt jeune, bobo, décontract, branchée et pourtant loin du phénomène de gentrification. Au milieu des stands de food, quelques concept stores. Vêtements, chaussures, sacs et objets déco.

Et puis dans la grande salle, à ciel presque ouvert, le brouahaha de centaines de personnes, une cigarette au bord des lèvres, buvant des verres avec leurs potes, le tout face à une scène où se trémousse une chanteuse,

Culinairement parlant, Pop Brixton est un must. On n'y va pas que pour l'ambiance, non, non, non. On y va aussi et surtout... Pour la cuisine, car Pop Brixton c'est la cuisine du monde entier. A la façon d'un grand food market, des dizaines de stands se sont investis des conteneurs et proposent de savoureux plats d'à peu près tous les pays du monde. Mexicain, allemand, ghanéen, italien, américain, chilien, chinois, australien...

Comme partout en Angleterre, on trouve du végé très facilement, pour le plus grand plaisir d'une catégorie grandissante de la population mondiale.

Moi j'ai arrêté mon choix sur les ramens de Koi Ramen, et je n'ai pas été déçue du voyage : c'est simple, je n'en avais jamais mangé d'aussi bonnes. Tout simplement succulentes, j'aurais léché mon bol jusqu'à la dernière goutte, et le bras du cuisinier avec, si la bienséance ne m'en avait pas empêchée.

Un peu plus loin, un stand de drinks. On y sert du Bloody Mary, du Gentleman je sais plus quoi, le tout préparé sous tes yeux, avec des aliments healthy. Moi j'ai pris un Green power, un mélange de pommes, de kale et de citron au gin.

Pop Brixton c'était beau à voir, chouette à entendre, cool à sentir, délicat à respirer et inoubliable à goûter : Bref, on s'en est pris plein les sens. A faire absolument.

Attention : prévoir de l'argent liquide. Ils sont pas tous équipés d'un appareil à CB. Pour £12 tu t'es fait un plat de ouf avec un cocktail. Une adresse à retenir, définitivement !
Pop Brixton 9 Brixton Station Rd, Brixton, London SW9 8PQ


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 Boiler house food hall
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Plutôt bien caché dans le très chouette quartier underground de Brick Lane, Boiler house food hall, c'est un food market de qualité qu'on ne fréquente pas pour la beauté du lieu, mais pour sa qualité culinaire.

Encore un grand concentré de stands de la cuisine du monde. Ethiopie, Chine, Salvador, Italie, Suisse, ... Les saveurs du monde entier à portée de main, toujours aussi respectueuse des végétariens.

Moi j'ai arrêté mon choix sur le stand turc, (ô sacrilège à mes ancêtres) où j'ai dégusté un golzeme aux légumes franchement savoureux. Recette typiquement turque qui m'avait fait saliver sur le blog de Cuisine moi un mouton, j'ai pu finalement gouter sa version traditionnelle : il s'agit d'une sorte des crêpe salée à la farine et au yaourt, fourrée de légumes du soleil, servie avec une salade de betterave et de choux. Vraiment fameux, festin pour £5.

Un peu le même principe que le Pop Brixton mais en plus cheap, l'idée c'est plutôt de manger sur le pouce. S'asseoir est par contre un peu compliqué surtout quand il fait -12° pleut dehors.
Boiler house food hall 91 E1 6QL, Brick Ln, London E1 6QL




Les pub anglais 



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Le Prince Alfred 
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Mon grand coup de coeur du séjour. Un endroit magnifique, aux boiseries atypiques, so british, un accueil chaleureux, une cuisine gouteuse : pâmoison pour le risotto aux champignons, betterave et citrouille. J'ai adoré m'y poser, j'ai rechigné à le quitter, et viendrai en re-saluer les murs lors de mon prochain passage à Londres.
The Prince Alfred 5A Formosa Street London W9 1EE


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 The Duke of Kendall
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Tombé par hasard sur ce pub très british, bien situé entre Hyde Park et Marble Arch. La déco est magnifique, tout de bois sculpté, l'ambiance hivernale est au rendez-vous  et les plats, plutôt traditionnal british, sans être à tomber par terre sont quand même très bons, comme en atteste mon bon souvenir de la vegetables pie avec sa salade.
The Duke of Kendall 38 Connaught St, London W2 2AF

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 Le Churchill's arms
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Le plus beau pub de Londres, situé dans le quartier de Nottinghill. Ses façades, toujours fleuries ou végétales, sont inoubliables, et l'intérieur est d'une beauté scandaleuse, avec son amas d'objet tous plus british les uns que les autres, suspendus au plafond. Bâti en 1750, les grands parents du grand Churchill le fréquentaient assiduemment. On raconte qu'aujourd'hui de nombreuses célébrités en ont fait un de leurs lieux de prédilection.
S'il est un endroit où manger à Londres, ce serait assurément celui-là.
Attention : réservations fortement conseillées si tu ne veux pas te retrouver frustrée, l'endroit est très populaire, et franchement très plein, du coup. 
The Churchill Arms 119 Kensington Church Street London W8 7LN



Les chaines de restauration rapide 



Une des choses étonnantes à Londres, c'est son incroyable quantité de fast food, instaurés à tous les coins de rue, incitant les londoniens à facilement attraper un repas en sortant du boulot. Le nombre d'enseignes est très surprenant pour des yeux français, plutôt habitués au Mc Do et autres horreurs gastronomiques. A Londres, la dirty food est peu à peu chassée du paysage.

Le truc assez surprenant, c'est la façon dont tu payes un supplément si tu manges sur place. Mais ce qui l'est plus encore, c'est que si tu payes le tarif à emporter et mange ta commande sous leurs yeux, ils ne te disent rien. Testé à chaque endroit.


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Le pain quotidien
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Une valeur sure, et vraiment agréable. Chaîne de restauration belge aux traditions bien françaises, le pain quotidien, entre le fast food et le restaurant, c'est l'assurance de déguster quelque chose de bon dans un cadre au design rustique, comme on aime à les apprécier, pour les valeurs auxquelles il nous renvoient. Petit-déjeuner, sandwich sur le pousse, repas du midi, gouter du 4h, l'offre est variée, toujours délicieuse, et la particularité du pain quotidien outre-manche, c'est le fait de proposer une carte de plats qu'on a pas l'habitude de voir sur les étalages de nos pains quotidiens nationaux. D'ailleurs, le pain quotidien marseillais de la place aux huiles, celui où j'adorais venir me prendre petit déjeuner et pause thé de 4h les journées d'hiver a fermé, apparemment. Deuil national pour cette information tristement insupportable.
A noter : un des seuls endroits, avec le Paul, où l'on peut acheter du pain de qualité à Londres, dixit ma pote expat.


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 Itsu
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Mon coup de coeur anglais. Itsu, le fast food japonais. On en trouve à tous les coins de rue. La nourriture est excellente, pavée d'épices que nous ne connaissons pas forcément. J'ai tout aimé dans le Itsu. Les locaux, tout de bois ornés, où je me suis souvent reposée une petite heure, les plats, franchement à tomber, pas très caloriques et très variés, avec un large choix au rayon végétarien,
la politique : le soir, histoire de ne pas gaspiller, si tu achètes deux plats, on ne t'en fait payer qu'un, dans le genre bonne surprise, c'est toujours agréable, et la boisson en libre service, l'eau au concombre.
A quand l'arrivée en France, s'il vous plait ?


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 Leon
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La plus healthy. Plus rare que les autres chaines installées dans la capitale, la cuisine de Leon ne se connote pas d'une consonance étrangère, mais tape dans le clean eating, comme l'indique sa baseline "naturally fast food". Plutôt chouette à l'intérieur comme à emporter, ma salade de quinoa aux petits pois était franchement gouteuse.



 Wasabi
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Chouette aussi, mais moins avenant, pour une raison que je ne m'explique pas. Le curry japonais est un délice. Moins de choix pour les végétariens, peut-être. Ou alors le fait que les locaux, tout de plastique construits, font plus cheap, plus fast food.



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Bill's Restaurant
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Une chaine de restauration aux allures un peu chic, tout en gardant des prix accessibles.
A tester : celui de Covent Garden, situé dans un très beau bâtiment, le Lyceum Theatre, qui abrite les représentations de la comédie musicale The lion king, au 21 Wellington st.
Bill's Restaurant 21, Wellington Street, London WC2E 7DN



Manger un dessert 


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Biscuiteers
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Repéré sur un blog, mais tombé dessus par hasard au cours d'une pérégrination à Portobello, Biscuiteers c'est une magnifique petite boutique qui envoie du lourd au niveau de sa façcade, entre le Beetlejuice et le Alice in Wonderland, et te pousse donc à forcément pousser la porte, surtout si tu as aperçu en vitrine la minutie dans le travail des biscuits de pain d'épice.
A l'intérieur, rien de fameux en terme de déco, mais l'art des choses réside dans la richesse du design des biscuits de pain d'épices. Sous toutes ses formes et toutes ses élaborations, on en prend plein les yeux dans la boutique à l'étage, tant par les vitrines de Noël que par les biscuits classiques. Le magasin propose même un atelier pour décorer ses propres biscuits le samedi après-midi pour les enfants, phénomène auquel il était drôle d'assister de la part d'une maman francophone très South Kensington qui menait sa BCBG fille de 9 ans et sa petite copine anglaise décorer des biscuits pour la maudique somme de beaucoup trop cher.
Nous on a pris bien évidemment la licorne, parce Ride an unicorn or die trying.
Biscuiteers, 194 Kensington Park Road London W1 2ES





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Boba jam
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Trouvé au hasard d'un vagabondage dans le Soho, Boba jam c'est une très jolie petite échope au design plutôt épuré qui te propose... Une carte de dessert asiatiques, uniquement.
Ce sont des desserts japonais, thai, coréens qui te sont proposés, tandis que de la pop chinoise se déverse entre les murs, et que les deux serveuses se parlent dans une langue d'Europe de l'Est, probablement le tchèque ou le polonais.
J'ai aimé la particularité multiculturelle de ce petit ersatz, idéal pour se poser après une longue marche. Le design des plats, très soigné, te donne l'impression de manger le dessert de ta vie, précieux comme un joyau. Moi j'avais pris un Raindrop cake, franchement pas déçue du voyage.
Bobajam, 80 Dean Street, London W1D 3SL



Boire un café 


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Les cafés, ce n'est pas ce qui manque à Londres. Sans parler des florissantes chaînes Starbucks, Nero, Costa, etc... de nombreux petits cafés, agréable et jolis, très british ou très design valent le coup de passer prendre une pause à leurs tables.
Disons qu'il fait tellement froid, que tout le monde se précipite sur une boisson chaude, remontante. Aussi, les gouts sont bien plus multiples que nos tristes cafés et thé verts français.

Ils sont parfumés au gingerbread, toffee nut, speculos, aux arômes spécial Noël, sans parler de la variété qui gravite autour des chocolats, au lait, au lait de soja, au lait d'amande, possibilité de trouver du chocolat chaud lindt aussi...

Mais la petite particularité de la saison hivernale, c'est aussi et surtout ces trois boissons qu'on croise partout dans la ville. A commander dans un pub, dans un café, dans la rue...

- Le mulled wine : le vin chaud, parfumé aux épices. C'est bon, relevé aux épices, plutôt très sucré. Meilleur que le vin chaud français, pour être franche  : on sent moins le gout du vin, plus celui des épices et du sucre.

- Le mulled cider : le cidre chaud, la petite déception. Pas assez sucré (c'est moi, la sucrophobe qui dit ça ?) et un peu trop acide. Gout du cidre assez travesti : bref, c'est meilleur froid.

- Le mulled spiced apple juice : une tuerie ! Saveur du jus de pomme mélangée à celle des épices  : cannelle, girofle, cardamonne, badianne... C'est fort en goût, et pourtant très léger, proche du verre d'eau, loin de l'épaisseur du mulled wine. Rarement bu quelque chose d'aussi bon.




Boire un verre & bien s'habiller


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 The Oak
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The Oak, c'est un magnifique pub anglais, situé à Westbourne Park qui contrairement à la tradition décontract du pub anglais, met la barre un peu plus haut : un peu posh, mais pas trop non plus, c'est branché, on y croise du beau monde, le tout dans un cadre Edouardien de toute beauté. Mais le feu de l'action, c'est upstairs qu'il a lieu, dans le lounge bar où les anglais s'enjaillent à la lumière tamisée, cocktails à la main.
La difficulté, c'est de trouver des places assises le week end.
Nous on a testé le matcharita. Et comment dire ? C'est le meilleur cocktail que j'ai jamais bu de ma vie, et pourtant je suis pote avec un des barmans du Carry Nation qui m'en fait régulièrement des fameux à domicile.
Le cocktail au thé, donc... Une tuerie. Jamais descendu un cocktail aussi vite. Rhum + thé matcha + un quelque chose de sucré. Bonheur de mes papilles. Le serveur me voit descendre mon verre. Fell healthy now ? Oh yeah !!!!
The Oak - 137 Westbourne Park Road Notting Hill London W2 5QL


Plus de bonnes adresses ? ici



10 déc. 2016

London Calling for disabled

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A priori, s'offrir un séjour à l'étranger au beau milieu d'un gros soucis de santé, ce n'est jamais l'idée du siècle. Quand tu sais que récemment tu as passé plus de quatre jours allongée pour cause de grosses douleurs, que tous les moments de ta vie ne sont qu'un calcul pour marcher le moins possible, sortir de cette routine qui te maintient sur pieds te parait impensable.

Pourtant, dans chaque maladie, qu'elle qu'elle soit, il y a la dimension morale à ne pas sous-estimer.
Et je suis persuadée qu'elle régente le corps bien plus que ce qu'on veut bien le croire. Cette occasion de partir à Londres qui s'est présentée à moi, j'avais envie de la saisir. Alors je l'ai fait. Et le corps a serré les dents, mais m'a suivi sans de trop grosses difficultés.

Ce qui m'aura le plus manqué pendant cette convalescence, ce ne sont pas tant les manquements quotidiens, les plaisirs simples (danser, aller acheter le pain, se promener dans les bois, aller faire les magasins, se baigner, peindre) mais plutôt la vie statique, immobile conduisant à l'impossibilité de voyager. Voir d'autres choses, sortir du cadre, multiplier les découvertes : un besoin, un élément que je savais constituant de ma personnalité, mais dont j'ignorais ma dépendance.

Donc la grande question la voici :
Peut-on (re)visiter Londres avec une algodystrophie de la cheville ?

La réponse est oui. Si tu gères bien.

Restons tout de même réalistes. Il faut le sentir. Perso j'ai profité d'une accalmie générale de mes symptômes, qui m'indiquaient clairement un léger mieux pour me lancer à l'assaut de la capitale anglaise.

Qui dit grande capitale, dit plein de cafés partout, tous les 100 mètres, donc la possibilité de s'asseoir facilement. Ce qui m'a convaincue, et ce qui a rendu ce voyage possible, d'ailleurs.

L'avantage à Londres ? De nombreuses stations de métro proposent des accès handicapés, bien que la plupart d'entre elles se concentrent en banlieue, là où tu n'iras pas.

L'idée pour ma part, c'était de rendre visite à une amie, avant son prochain départ pour plusieurs années à l'autre bout des océans. Elle me logeait, et c'était l'occasion pour nous d'étroitiser notre amitié futurement longue distance. Ce qui d'une pierre deux coups me permettait de visiter the great London, pour la cinquième fois dans ma vie.

Mais peut-on vraiment profiter de la capitale anglaise avec une algogystrophie de la cheville ?
La réponse est oui. A condition d'adapter ses visites à sa condition.



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La bonne formule pour moi
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- De l'importance de faire des demi-journées  : Oui c'est frustrant, mais c'est la meilleure solution pour bien profiter de ce petit séjour, sinon tu vas arriver au jour 3 sans plus pouvoir bouger. Avec ce rythme de demi-journées, j'ai pu tenir 10 jours en sortant visiter tous les jours.

- De l'importance de s'arrêter souvent : Manger au resto, boire des cafés dans des salon de thé, des bières dans les pubs, s'arrêter manger un dessert. En plus la période s'y prête parfaitement. Les échoppent sortent leurs saveurs de Noël, tout est à découvrir.

- Laisser tomber le shopping. Oui, je sais, c'est frustrant. Mais forget Oxford Street, même si tout est à -30% pour le Black Friday, tu peux pas tenir, il faut te faire une raison.

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Ce qui m'a sauvée
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- du Lamaline : trois par jour, toutes les 4h. Au bout de plusieurs jours, mon corps s'y était habitué, j'ai donc du doubler les doses. J'en étais donc à 5 par jour, sachant qu'on peut aller jusqu'à 10. Quoi qu'il en soit le Lamaline a vraiment été le sauveur du séjour. Merci, merci, merci l'opium.

- des bonnes chaussures, qui te prennent bien le pied, moi c'était mes Armistice Stone one : ici

- un dispositif chauffant : peluche volcanique ou coussin en noyaux de cerise à faire chauffer au micro-onde ou, le cas échéant si tu loges dans un endroit dépourvu de micro-onde, une bouillotte ! Moi j'ai utilisé cette bouillotte Primark achetée sur place, dès que je rentrais le soir et dès le réveil le matin, et ça m'a endigué les douleurs, farouchement.

- un budget conséquent : tu vas t'arrêter souvent, tu vas donc beaucoup sortir ton porte monnaie. Avantage : tu vas amplement profiter de la gastronomie du monde entier dans une ville cosmopolite comme Londres.

- une épaule pour te soutenir : boyfriend, friend, parent ... à utiliser comme une canne et comme un repose pied en fonction des variations de la journée (tu l'auras compris, much much love is needed). Clairement un plus, il s'agit néanmoins d'un élément facultatif. J'ai expérimenté la visite avec et sans, et les résultats sont à peu près les mêmes.

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Londres pratique
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Il te faudra, assez impérativement :

- une Oyster card à la semaine, obligatoire. Oui ça a un cout, mais c'est vraiment un must sur lequel ne pas transiger quand on a des soucis de motricité.

- un smartphone avec forfait utilisable à l'étranger 
Moi je me suis servie de l'itinérance de free pour activer mes données cellulaires et j'ai abusé et re-abusé de la géolocalisation pour trouver mes arrêts de bus et évaluer mes distances de marche.



Conseils
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- Préférer les bus, tant que possible.

- Fréquenter des lieux animés, plein de commerces et de cafés : facile de s'arrêter lorsqu'on a mal et qu'on a besoin de repos.

- Eviter les grandes stations telles que Westminster et Embarkment tant que possible.

- Avoir toujours un plan de métro sur soi. Les stations pour handicapés (comprendre : avec ascenseurs) sont indiquées, ce qui est très pratique.

- Ignorer le regard des gens, plus pesant qu'ailleurs dans un pays étranger.
-"What have you done to your foot ?" If only you knew.
-"Can you step in, you're in the middle of the way !" No I can't, I'm injured.
-"You know, you must look after this foot...". I know, I'm trying...
Comment je pourrais t'expliquer ? "Look, it's not broken, it's a disease. Muscles, tendons, nerves, nothing work in my ankle and I'm in constant pain since 1 year and 4 month. The healing is very long, I feel so desperate and so depressed. Because of medecine's side effects, I put on weight so much and the fact you're telling me this clearly show me how much I look like zombies in Walking dead so thank you for making me feel like a freak." Donc non, bien évidemment. Je vais juste me taire et t'ignorer.

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L'Eurostar
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J'ai choisi l'Eurostar pour plusieurs raisons. La plus bête, j'avais à rentrer en France seule, et la perspective de prendre l'avion toute seule m'angoissait fortement. Puis, mis bout à bout avec le temps pour relier les aéroports au centre ville, on a aussi vite fait de prendre le train.

L'Eurostar nous promet de rallier Londres à Marseille en 5h30, mais c'est assez mensonger. Il faut compter plus, car il n'est pas possible d'avoir de liaison directe, un changement s'impose. Tu peux le prendre soit à Paris soit à Lille.

En tant qu'algodystrophique, il faut privilégier impérativement l'Eurostar par Lille. Le changement se fait dans la même gare et il ne faut pas spécialement beaucoup marcher. Tandis qu'à Paris, il faut carrément changer de gare et se farcir le trajet Gare du Nord / Gare de Lyon, par le RER donc, et inutile de te dire qu'à Paris dans les grandes stations il faut déambuler sur des kilomètres pour joindre la bonne correspondance, en plus de se farcir tous les cassos de la Cour des Miracles qui lorgnent dangereusement sur ton appareil photo dans le RER D dont le plan n'est pas très clair pour qui n'en a pas l'habitude (gros moment de stress).

ATTENTION : garder en tête que des contrôles très stricts se font en direction de l'Angleterre.
En France, personne ne contrôle quoi que se soit, ce qui est assez honteux d'ailleurs vu les récents événements. En Angleterre, tu passes un check-in à l'aller et au retour digne des aéroports, avec l'obligation d'enlever les bijoux, les manteaux et les chaussures. Et comme toujours en Angleterre, le check-in est le même pour tout le monde, que tu aies ton train / avion dans 10 min ou dans 1h10, tout le monde s'en tape, tu fais la queue. Bref, il faut s'y prendre à l'avance.

Mon passeport a été scanné et on a pris ma photo lorsque j'ai quitté le pays, autant te dire qu'avec les 10 jours de CCTV everywhere et cette petite mesure de précaution, je suis carrément fichée en UK, un peu comme aux USA et en Thaïlande, mais en moins pire quand même : eux ils ont mes empreintes digitales aussi.

Autre désagrément : bizarrement lors de la réservation de tes billets, à chaque clic, le prix augmente, ce qui a juste le don de te faire sentir pris pour un con jusqu'au bout des ongles. Si la SNCF dans un communiqué dément son utilisation de ce procédé, bullshit c'est pas vrai, les prix s'envolent crescendo au fur et à  mesure de tes hésitations. Et pour te prouver à quel point les choses sont opaques, je me suis rendue en boutique pour acheter mon billet. En passant par un opérateur, il était beaucoup plus cher. Explication : oui non mais c'est pas le même prix parce que les tarifs de la SNCF (qui a des parts dans l'Eurostar, d'ailleurs) sont préférentiels en choisissant un aller-retour direct gna gna gna. En passant par la borne automatique de la boutique SNCF, encore un autre résultat.
Trois manières de faire, trois prix différents. Est-ce qu'on nous prend pour des cons, un peu, passionnément, à la folie ? Oui, oui, oui. A la folie.

Au final, la méthode la plus simple était de passer par l'Eurostar tout court. Pas de mauvaises surprises, on t'indique sur le site le nombre de places restantes et tu sais à quoi t'en tenir.

La solution pour éviter de se sentir pigeonné : la navigation privée. Indispensable pour éviter ce genre de désagréments capables de te pourrir un séjour.

Pour obtenir un tarif décent, veiller tout de même à réserver son billet entre une et deux semaines à l'avance. Pas deux jours avant, comme moi.


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Le métro londonien
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Le métro londonien, clairement moins alambiqué que le métro parisien, ne te fera pas souvent passer pas une flopée de couloirs inutiles. Les raccord de stations sont peu nombreux et ne dépassent jamais les trois lignes.

Au premier abord le système est tout sauf logique. La sainte loi française : un quai, une ligne ne s'applique pas systématiquement ici, et tu as intérêt à bien lire les écritaux pour ne pas te retrouver à Wimbledon au lieu de South Kensington.

Le londonien utilise les points cardinaux pour se repérer sur les platformes. Si la station où il veut se rendre se situe à l'est de celle où il se trouve, il lui faudra suivre l'eastbound platform. En conclusion, t'as toujours intérêt à avoir le plan du métro en tête/ sur toi.

C'est écrit partout mais il faut le garder en tête : toujours rester à droite.
Les heures de pointe n'ont rien à voir avec celles du métro marseillais, et tu auras tôt fait de te faire violenter si tu ne respectes pas ce précepte anglais. 

J'ai déambulé la plupart du temps sur la Circle line, la Hammersmith & the city et la Victoria. Bien qu'on nous répète à chaque station le très fameux "Mind the gap between the train and the platform", le fameux vide entre la rame du métro et le quai n'excède pas les 15cm, ce qui ne représente en rien un problème pour qui que se soit.

Les lignes sont neuves, bien aménagées, spacieuses et la plupart du temps j'ai pu m'asseoir.

Seulement, quand il m'a fallu prendre la Bakerloo, la Central et la Northern, autant te dire que j'étais -absurdement- pas tranquille. L'espace est clos, étriqué, les rames et les quais assez vétustes, ça grince, ça balance et surtout, surtout... Il s'agit d'un rail unique, où deux métro ne se croisent pas. Le tunnel, très très étroit, ne laisse que peu d'espace entre la rame et le mur, si bien que la claustrophobe en moi avait l'impression d'avancer dans un cercueil ambulant sous terre, c'était très compliqué de garder son sang froid. Si je me sentais 100% secure dans les nouvelles lignes telles que la Circle et la Victoria, les anciennes étaient les théâtres de scénarios des plus apocalyptiques -on y pense très facilement par les temps qui courent- et mon imagination a beaucoup travaillé.

Globalement, un sentiment de sécurité flotte tout de même sur le réseau de métro londonien.
Bien plus qu'en France, où l'on croise parfois -ok, souvent- des espèce de têtes franchement flippantes et des attitudes louches à toute heure du soir et de la journée.

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Les bus londoniens
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L'avantage ? On peut monter à l'étage, pour une vue imprenable sur la ville. Il y a des rampes au niveau des escaliers, et si tu attends que le bus s'arrête au feu rouge, tu as le temps de monter sans forcer. Les bus londoniens sont également tous équipés d'un accès handicapé.

On les croirait pratiques et simples, mais non. Le réseau de bus londoniens ont la putain de particularité d'être bien plus complexes que le réseau de bus français. 

La sainte loi française : une rue, un arrêt de bus qui marche avec tous les bus n'a pas lieu d'être à Londres. Chaque bus passe par un certain nombre d'arrêts, matérialisés par des lettres. Exemple : le 26 passe par les arrêts J, K, M, LH, SJ, Y, mais pas par le Z. Pourtant, il est à coté, alors pourquoi ? No idea. Mais il va falloir marcher.

Attention à bien prêter de l'importance à ces fameuses lettres. La géolocalisation sur mon smartphone m'a été indispensable pour naviguer entre les correspondances et/où savoir où choper le bus. Et encore, même avec cet outils, j'ai parfois eu du mal à me retrouver, nottamment à Charring cross.

Et je t'annonce la couleur : il n'y a pas de plan des bus disponibles à Londres. C'est ligne par ligne. Alors démerde-toi. La solution réside dans... L'usage des applications smartphone.



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Les bonnes applications smartphone
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- City Mapper : la plus utile en tant normal. Complète, bien foutue et intelligente, elle t'indique le meilleur chemin à prendre dans un large choix d'option, le tout sans besoin de connexion à internet.


- Plans : Pareil que City Mapper, en légèrement moins bien foutu.


- Google maps : qui est celle que j'ai préféré, au final, car la seule qui m'indiquait clairement le temps de marche entre les stations. Nécessite d'activer ses données cellulaires, cependant.



Solutions pour motricité réduite à Londres :
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- Les Riverbus sur la Tamise, qui au tarif des transport of london te permettent de naviguer sur la Tamise, t'offrant une jolie vue générale sur Londres (attention : la prendre de Westminster jusqu'à Canary Wharf.)

- Le Waterbus depuis Little Venice jusqu'à Camden, une autre façon d'explorer les quartiers les moins touristiques de Londres.

- Les bus à impériale, depuis lesquels on peut en voir beaucoup sans avoir à se déplacer à pieds ni à payer le grand tarif guidé / dégueu / impersonnel touristique.

- Les chaises roulantes louables dans les musées. Pour moi, c'était clairement non #fierté.


Conclusion
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Oui, il est possible de (re)visiter Londres avec une algodystrophie de la cheville !
Sans en payer les conséquences avec un effet rebond, ni de douleurs excessives "représailles", en plus ! J'ai même l'impression de voir encore un recul de la maladie, suite à ce voyage. Un peu comme si faire quelque chose qui te fait plaisir, dont tu avais vraiment envie, te fait tellement de bien à la tête que ça s'impacte dans ton corps...