12 nov. 2016

Mr. Robot

Mr robot Rami Malek
Mr. Robot Rami Malek
Mr. Robot Rami Malek
Mr. Robot Rami Malek
Mr. Robot Rami Malek
Mr. Robot Rami Malek
Mr. Robot Rami Malek
Mr. Robot Rami Malek





Découverte majeure de l'année, qui redonne foi en l'Amérique. C'était pas gagné récemment. Mais le peuple le plus no brain de la planète s'avère aussi celui capable de nous pondre de temps en temps des pépites franchement dignes de ce nom.

Si la série "Mr. Robot" a crée la surprise et l'emballement général, c'est clairement parce qu'elle s'avère être de grande qualité.

Récompensée aux Emmy Awards et aux Golden globes pour la meilleure série dramatique de l'année, son acteur principal, Rami Malek, sacré meilleur acteur dans une série dramatique, fait l'unanimité en tant que nouvelle valeur montante d'Hollywood.


"The world itself is one big hoax."



Dans la lignée de la trilogie suédoise Millenium, et du travail de David Fincher, à la croisée des influences de Fight Club et American Psycho, Mr. Robot, clairement inspiré des hacktivistes Anonymous flirte avec la Sci-Fi pour son léger côté dystopique.

Il est question de technologie, de manque de sens, de discours et actions révolutionnaires, d'anti-capitalisme. Bref, la société contemporaine se fait atomiser sévère, à coup d'arguments plein de sens.

Mr Robot, c'est une série américaine qui pour une fois ne te propose pas te poser ton cerveau sur la table basse pendant la durée d'un épisode, ce qui m'a hautement séduit.

Le pitch : Elliot Alderson, inadapté social, toxico, s'enlise dans une vie étrange où le contact humain l'effraie. Son vrai talent s'exerce auprès des machines : le hacking. Employé dans une société de sécurité informatique, son rôle est de protéger la très influente Evil Corp, qu'il déteste à titre personnel et idéologique. Aussi, lorsqu'il se fait approcher par un SDF un peu louche qui lui propose de rejoindre la F-Society, un groupuscule de hackers prêts à faire tomber Evil Corp, Elliot se retrouve plongé au coeur d'une cascade de choix qui feront de lui le cerveau d'une opération d'envergure : l'effondrement du monde capitaliste occidental. 


Parce que... une série exigeante


Peu encline à aimer les séries qui se déroulent au sein de notre monde contemporain -surtout quand c'est aux USA- j'ai tout de suite accroché, genre dès le premier épisode.

Peut-être pour son format narratif original : le spectateur est d'emblée étiqueté "ami imaginaire du personnage principal."  
En voix off, Elliot s'adresse fréquemment a la caméra, conscient d'avoir un public avec lequel il partage ses dialogues intérieurs, des réflexions plus que pertinentes. La voix claire, grave et feutrée de Rami Malek y est peut être pour quelque chose, son anglais fluide et parfaitement articulé coule comme du nectar au fond de sa gorge.

La particularité ? On est vraiment dans le jeu d'échec, dans les jeux de pouvoir.
Pas (ou peu) de violence, pas (ou vraiment peu) de sexe, rien de racoleur.
Mais des tas de questionnements, des jeux d'illusions, des métaphores, et du mystère en couches épaisses, le tout distillé avec pertinence.

J'ai aimé le propos, toujours réceptive aux histoires de marginaux rebelles habillés de noir.
Les thèmes abordés sont particulièrement complexes et fascinants : la solitude, l'addiction, la perte, la puissance, le courage, l'illusion, le contrôle, le génie, la perception.

Les pièces s'avancent sur l'échiquier. L'intrigue est dense et pointue. Parfois, on s'y perd. Celui qui a tiré, c'est Dark Army ? Mais il joue à quoi avec Sharon Knowles ? Hacker le système informatique d'une prison, carrément. Price : mais c'est une blague ?

Si comme moi tu es une quiche en informatique, que la richesse de ton vocabulaire n'excède pas le système binaire, le virus et le malware, tu seras perdu quelques fois, mais ça n'a pas d'importance au final que tu ne comprennes pas tous les tenants et les aboutissants du langage des hackers, au ton de la voix et au jeu d'acteur, tu t'aperçois vite de ce qui relève de la haute voltige stratégique et de ce qui doit être évité à tout prix.



Parce que ... les personnages 


J'ai adoré Elliot, le personnage principal.
J'ai aimé ses méandres d'homme perdu, torturé à souhait.
Ses speechs sur la société sont juste brillants, nihilistes et éclairés. Sa dégaine, ses galères, ses expressions souvent dans l'inconfort et l'absence, son esprit aiguisé, son courage en font un personnage franchement touchant qui ne laisse pas les hormones féminines indifférentes. Rami Malek, son interprète, avec son physique atypique et ses yeux de poisson, fait preuve d'un talent ahurissant, charismatique face aux lignes de codes, sniffant de la morphine, échaffaudant les plans les plus brillants, en plus de porter le hoodie comme personne.

Elliot, contrairement à ses apparences de sociopathe, est bourré d'empathie. Il se demande juste en permanence comment interagir auprès des gens. J'ai adoré ses hésitations, son manque d'éloquence, sa vision du monde. Son personnage s'inscrit dans la lignée des plus emblématiques, ceux qui me fascinent et mettent en exergue mon gros faible pour les inadaptés sociaux. Clairement un gros coté Lisbeth Salander pour l'aspect génie malade inadapté, qui a su me séduire au plus haut point, étant donné qu'il s'agit de mon perso féminin préféré de tous les temps.

Le personnage d'Angela, américaine type assez banale, n'a pas franchement réussi à me plaire, bien que de nombreuses scènes lui sont dédiées. Les expressions toujours un peu apeurées, anxieuses de l'actrice Portia Doubleday savent rendre son personnage sincère.

Celui de Darlene en revanche, m'a fait jubiler. Complètement barrée, audacieuse et tête brûlée, j'ai adoré ses regards outrés, ses manières garçonnes, sa sensualité comme ses discours passionnés. Sa voix de crécelle, de prime abord insupportable finit par en devenir attachante. Carly Chaikin est juste rayonnante et charismatique.

Mr Robot, trouble jusqu'au bout des ongles, intrigue, agace. Impossible à cerner, sa présence met mal à l'aise. Christian Slater et ses sourcils arqués incarnent parfaitement la sournoiserie du personnage et j'ai aimé la dissonnance provoquée par son look de new yorkais typique, pas loin du SDF.

Je me suis très vite attachée à Shayla, la dealeuse, douce brebis aux yeux cernés de noir dans un monde de brutes.

WhiteRose, le puissant personnage du temps, dont la montre bipe toutes les minutes, est original, intriguant, étrange et dangeureux à souhait.

Tyrell est juste parfait dans son rôle d'ambitieux névrosé dont pas un cheveux ne dépasse de son costume impeccable. Le charisme, il l'a. Et on s'en aperçoit dès le premier épisode. Le très BG Martin Wallstrom l'incarne à la juste perfection.

Joanna, sa femme, véritable sirène, m'a donné froid dans le dos plus d'une fois. On ignore si c'est la cruauté, le sadisme ou la folie qui danse au fond de ses yeux. Les deux forment un couple parfaitement flippant dans leur ascension à tout prix vers le pouvoir, et l'actrice Stephanie Corneliussen s'avère assez vénéneuse et fascinante.



Parce que ... la mise en scène


La vraie bonne surprise qualitative de cette série, c'est aussi ses choix de mise en scène.
Un décor soigné, de jolis plans, pour un maximum d'effets : dynamiques, mélancoliques, menaçants...
Visuellement, c'est très beau, plutôt froid et sombre. Une esthétique à la Fincher, à coup de filtres bleus glacés.

Les revirements de situation, et l'antagonisme réel/illusion permettent l'introduction de jolies subtilités.
J'ai adoré les métaphores utilisées (la plus belle : l'affiche erreur 404, à la place de la maison manquante / les gens du bureau qui portent leurs émotions écrites sur des pancartes autour du cou), le rythme et la tournure qu'elles illustrent.

Musicalement, Mr. Robot envoie du lourd. Pesant, oppressant, sombre, agile et mélodieux. Des sonorités electro, pour faire écho à de nombreuses scènes de complications harwares : une bande son très Trent Reznor & Atticus, high level, donc. A écouter : ici & ici

Au milieu de cet instrumental, quelques excentrismes, posés comme des figures de style.

La Sarabande d'Hendel lorsqu'Elliot s'illustre dans un moment de grandeur, Where is my mind des Pixies quand il se vautre dans la confusion la plus totale. J'ai adoré cet écho muscial, qui amplifie les effets.

De très jolies découvertes musicales aussi, comme le titre aérien Lupe Fiasco - Daydreamin' (Feat. Jill Scott) enveloppant dès les premières notes.











Mr. Robot Rami Malek

" Our democracy has been hacked "







Si j'ai été captivée dès le premier épisode (scène clé : ici) et scotchée par les trois suivants, un tournant se fait pour moi à partir de l'épisode 6.
Inégalité dans le récit, ça part plutôt en couilles, et ce qui était parfaitement maitrisé deviendrait presque maladroit. On dirait que les scénaristes se sont disputés et ne prennent plus trop la peine de ficeler leurs trames ensemble.
D'un épisode a l'autre, on abandonne les intrigues pour sauter sur des nouvelles. Ça part dans tous les sens, crescendo cacahuetes. L'intrigue se complexifie hautement, et se détache progressivement d'Elliot pour aller se poser sur l'épaule des autres personnages, ce qui ne m'a pas emballée. Le fait d'ajouter des meurtres, de la schizophrenie, de la corruption, ça devient confus pour au final donner presque l'impression de brasser du vide. La conclusion de la serie perd beaucoup en force et en cohérence par rapport au propos initial. Dommage.



Mr. Robot Rami Malek

" Control is an illusion "




Plus longue de quelques épisodes, cette saison est placée sous le signe de la confusion. Il est question majoritairement de contrôle. Qui est vraiment aux commandes des événements ?
Tyrell Wellick a disparu, Mr Robot sous-entend qu'Elliot en est le responsable. Quand des affaires de meurtres épaississent la merde noire dans laquelle s'est fourée F-Society, c'est le F.B.I qui se lance sur leurs traces, tandis que Dark Army déploie sa toile et qu'Evil Corp rayonne encore et toujours de puissance.

De plus en plus détaché de la personnalité d'Elliot - un épisode nottament se joue sans sa présence - et à mesure que l'intrigue avance, les autres protagonistes s'imposent.
Le personnage de Darlene s'étoffe, celui d'Angela gagne en présence. Mr. Robot, toujours aussi énigmatique, agace de moins en moins et Joana Wellick parait de plus en plus redoutable.
Deux nouveaux personnages intriguants viennent grossir les rangs : Leon et Dominique Dipiero, dont on ne sait pas franchement quoi penser.
J'ai aimé le développement de Darlene, et sa relation touchante avec Cisco, la petite frappe de Dark Army. J'ai aimé l'audace grandissante d'Angela qui se démarque enfin.

Les premiers épisodes accueillent un Elliot coincé dans une routine absurde qu'il se force à suivre pour garder le contrôle. Revirement de situation au RDV. L'illusion, encore.
Mention spéciale pour l'épisode 7, gros trip fumette façon vieille sitcom des années 80.
Autre moment fort : la tirade d'Elliot sur la religion : ici.
Comme le laisse encore sous-entendre le season finale, quelque chose nous a échappé. Elliot nous a (encore) menti. Quelle est la part de vrai, quelle est la part d'illusion dans cet imbruglio ?
Plus que jamais, le mystère et le suspense sont de mise.


CONCLUSION :
______________

Bref, une série grandiose, qualitative et exigente. De qualité visuelle, scénaristique, émotionnelle. Une mise en scène au top, des personnages grandement interessants, une intrigue passionnante et teeeellement d'actualité. Tout se joue au mystère, aux jeux de pouvoirs. et surtout beaucoup d'illusions et de niveaux différents de compréhension, dus au fait qu'Elliot, le personnage principal, est sacrément perturbé mentalement.
A voir absolument. Surtout si tu es réceptif aux esprits rebelles vêtus de noir.

On attend donc impatiemment la saison 3, prévue pour Mai 2017.
Quant au nom que porte la série, qui nous a pas été divulgué - c'est vrai ça, pourquoi "Mr. Robot" ?- je gage personnellement que c'est parce que c'était le nom du magasin d'électronique de son père.



Mr. Robot Rami Malek



7 nov. 2016

Diagnostic : Algodystrophie

Diagnostic sauvage, épopée temporelle




C'était une fn de soirée comme les autres.
Bon ok, pas comme les autres. Je venais de discuter des heures en anglais avec deux américaines, une pina colada à la main servie dans un ananas, perchée sur les branches d’un arbre au Bar dans les arbres.

On avait abordé des tonnes de sujets. L’amour, les études, la culture, la famille, les attentats, la différence, l’ouverture d’esprit, l’amitié. J’avais trouvé cet échange riche et intéressant, passé une bonne soirée. Je regrettais juste un peu le fait que bon, c’était le dernier soir de ma besta avant son retour en Angleterre et qu’elle l’avait passé collée à son mec plus qu’autre chose.
Je crois que j’étais pensive, dans les escaliers. L’avenir, la vie, le vide. Ce qu’avaient ranimé nos conversations. Si bien qu’en posant le pied sur la dernière marche, sans que je m’en rende compte, CRAC. La faute à la chaussure à talons compensés. Qui avait fait tourner ma cheville droite, qui s’était tordue vers l’intérieur.

J’ai ressenti une douleur fulgurante, de quelques secondes. Peut être trois. Le mal a continué à taper dans mon articulation, plus doucement, la minute qui suivit. Comme j’avais –bêtement- pas envie de passer pour la chiante qu’on attend, je me suis remise en marche, traversant le gazon plongé dans le noir. Je conduisais, ce soir-là. Et je ramenais une quasi-inconnue sur le siège passager. Selon le mouvement du pied sur la pédale, la douleur se re-manifestait. Je me suis dit que c’était pas grand chose, et que j’allais pas commencer à me plaindre. J’ai embrassé mon amie, les américaines m’ont fait des hugs et m’ont dit « twas nice to meet you ! ». Je me suis couchée en me disant que le lendemain matin, je sentirais plus rien.

Et le lendemain matin, dès le réveil, en m’étirant, je l’ai ressentie, la douleur. Elle survenait en fonction de comment je faisais bouger mon pied. Je me suis dit « Merde. T’es bonne pour aller chez le docteur. Tu te serais pas fait une entorse par hasard ? »

Le doc a confirmé l’entorse. En me disant que c’était trois fois rien, que ça passerait vite. Il m’a prescrit une atèle, sur un ton paternaliste, en me disant que c’était vraiment pour la forme, parce que c’était pas joli, qu’on était en plein mois de Juillet et que franchement c’était pas la peine que je la mette.

Je me suis dit ok, je ne la mettrai donc pas, alors. Je suis quand même allée l’acheter par acquis de conscience.

Le truc c’est que j’avais déjà réservé mes billets pour mon voyage à Milan, où j’allais voir l’exposition universelle, cet été. C’était pour dans trois jours. Fallait-il y renoncer ? Le docteur m’a dit que non, je pouvais y aller sans problème.

Pas franchement alarmée, j’ai pris le car pour Milan, avec mes petites sandales façon princesse nubienne et mon microshort. C’est vrai qu’à la marche, j’avais quand même un peu mal. Du coup on marchait plus doucement, à mon rythme. C’était frustrant, compte tenu de tout ce qu’il y avait à voir et du peu de temps imparti pour. En voyage, je suis toujours gourmande, et je veux toujours en voir un maximum. Je n’ai pas dérogé à la règle. Je me suis poussée physiquement. Le week-end était trop
courtcool. Milan c’était parfait, merci bien.

Puis je suis rentrée. Et j’ai arrêté de marcher. Je crois que je me suis mise à avoir vraiment mal à ce moment là. En marchant, en conduisant. C’était douloureux. Je savais pas quoi faire. Ça passait pas. J’ai suivi les conseils d’une amie. Je suis allée voir sa doc. Qui m’a prescrit une écographie, et une chevillière souple en attendant les résultats. Exit l’esthétisme de ma silhouette estivale, avec ça. Mais j’avais mal, alors je la portais.

Le manip radio qui m’a fait l’échographie s’est moqué. Il a dit que de son temps, « on avait pas besoin de passer une écho pour savoir qu’on avait une entorse. » On se reposait et puis c’est tout. Antipathique au possible. Il n’y avait rien à voir sur les résultats. Merci, au revoir à la prochaine.


Ok, mais en attendant, je boitais comme un Marsupilami. Alors j’ai pris RDV chez le kiné en face de chez moi. Il était cool, s’appelait Adrien, avait des beaux yeux bleus,
mon âge,était plus jeune que moi et me lançait des regards de braise quand il me manipulait. Des massages et des électrodes. Les exercices, j’y arrivais pas. Ça faisait trop mal. Il a dit qu’il voyait une amélioration. C’est vrai que je marchais mieux. Il m’avait rassurée. Je pouvais pas empirer ce que j’avais déjà. Il m’envoyait des textos. Je me sentais prise en charge.

Le manège a duré un bon mois. Au terme duquel il m’a conseillé de retourner voir le doc pour me faire prescrire un IRM. Ce que j’ai fait. J’y suis allée, en tremblant. Le souvenir de mon dernier IRM, dans le cercueil d’une machine fermée, me brulait encore la mémoire. C’était dur. Je suis passée pour une dingue. J’étais prête à hurler quand on m’a laissée toute seule dans la pièce et que la machine a commencé à m’avaler. Mais j’ai surmonté ma peur, à coup de grandes salves de respiration que ma mère, prof de yoga sans diplôme, m’avait apprise.

Sur les résultats, on a mentionné un oedeme osseux astragal. J’ai pris peur. Le kiné m’a rassuré. C’est juste de l’eau dans l’os. Rien de méchant. On va tout faire pour que ça parte. Sauf que c’est lui qui est parti, en vacances, deux semaines au Pérou. Il m’a laissée aux bons soins de son remplaçant, un Romain bodybuildé a la dégaine de surfeur californien, varois, c’est sur. Qui m’appuyait sous l’os de la cheville, là où je lui disais que j’avais mal. Je protestais. Il riait. Et me disait qu’il savait très bien ce qu’il faisait. Bon.

C’était lui le professionnel de la santé. Il me faisait une blague, m’estropiait. Et moi, je sourirais crispé.
La doc m’avait envoyée chez un médecin du sport, pour un avis plus précis. J’en étais ressortie déconfite. Il m’avait prescrit une canne, et de la vitamine D. « Suivez mes recommandations, et courant Noël, vous pourrez sauter comme un cabri » qu’il me disait. Merde alors. Deux mois avec une canne. Ma fragile estime de moi-même en prenait déjà un très violent coup. Déjà parce que je puais la faiblesse à vue d’œil, et qu’avec une béquille aussi moche que celle qu’on m’avait donné à la pharmacie –gyrophare included- la street crédibilité, y avait plus qu’à l’oublier.

« Surtout, portez-la côté droit. Tout le monde vous dira de la porter du côté opposé à vos douleurs. Vous vous en foutez. N’écoutez que moi. » qu’il m’avait dit, le médecin du sport.

Evidement, ça a ri, chez le kiné. Le
gros congrand Romain il a dit que c’était n’importe quoi, et qu’il fallait la porter du côté gauche, la béquille. « Ecoute pas ce docteur que t’as chopé je sais pas où. » J’ai fait de la résistance. Il a appelé son pote kiné avec qui il partageait le cabinet de kiné. Ils ont ri ensemble. Rapport au fait que j’étais une midinette-du même âge qu’eux, mais une midinette quand même, compte tenu de tu sais, le sexe féminin entre mes jambes, sans doute. J’ai montré les dents. Ça les a calmés. Ils se sont tus. Mais le grand Romain, la tolérance c’était pas son truc. Ça s’entendait ce qu’il pensait. A dix kilomètres à la ronde.

Mon entourage non plus c’était pas trop le nec plus ultra de la tolérance. « Mais arrête ton cinéma un peu, marche normalement même si ça fait mal ! » Papa. « Mais qu’est-ce que t’as chopé encore comme truc qui part pas ! » Maman « Et voilà ! C’est ce qui arrive quand on est végétarien depuis beaucoup trop jeune, je t’avais dit que tu serais malade plus tard ! Mange de la viande ! » Mamie.
Ah, la famille… Paix, amour et réconfort. Merci, merci.

J’ai galéré avec ma béquille. A droite comme à gauche, c’était la merde. A droite je penchais comme la tour de Pise et me faisait encore plus mal à la cheville que sans béquille. A gauche je m’emmêlais les pinceaux avec la cadence et sentais bien que concrètement, ça ne servait à rien, à part à me fatiguer davantage.

Puis, un pote de stage dans une boite de merde en 2012 m’a glissé l’idée d’aller voir un chirurgien spécialiste du pied. « Il s’appelle Dr. S… Dis-lui que tu viens de ma part. » OK. J’avais très peur d’une annonce dithyrambique. Mais non, c’était même remboursé par la sécu. Il m’a dit d’attendre jusqu’à la Noël. Si la douleur persistait, on referait un IRM. Il m’a montré, coupe en résine à l’appui, que l’œdème, essentiellement localisé sur l’astragale, touchait quand même un peu le tibia.
Parce que ça faisait maintenant trois mois que ça durait et que personne ne m’avait trouvé de solution, ma grand mère a pris le taureau par les cornes et usé 1/ de son savoir d’ancienne infirmière 2/de ses contacts persos, et m’a envoyée chez son pote ostéo, accessoirement ostéo officiel de l’OM.

P., que je connaissais déjà, m’a triturée de sa médecine non reconnue par les professions médicales –quels snobs ces cons-là- et, étrangement, m’a soulagée la douleur –en fait il me l’a fait monter jusque dans… la fesse droite. C’était assez perturbant. Il a dit qu’il allait me prendre RDV chez son collègue de travail, aka le rhumato officiel de l’OM. Mais qu’il fallait compter un peu d’attente *un mois et demi*, même en passant par lui. Et que jusque là, ce serait bien que je sois « en décharge ».

Comprendre que je porte des béquilles. Deux. Maintenant. Tout de suite. Jusqu’à mon prochain RDV avec le rhumato de l’OM dans plus d’un mois.

Alors, la mort dans l’âme, je l’ai fait. Je suis devenue volontairement une handicapée. J’ai emprunté les béquilles de mon père, à l’époque où il s’était fracturé qqch au niveau du pied, et j’ai tenté de ne pas me fracturer la tête contre le mur de frustration.

Les premiers jours, ça faisait très mal. J’étais alitée, toute la journée, comme une vraie malade atteinte de maladie grave.

A ce moment là j’étais très, très, mais vraiment très heureuse de m’être laissé en stand by quelques plaisirs « au cas où », aka trois saisons en retard de Game of Thrones, par exemple. Un loukoum délicatement versé dans le palais d’un mourant, ce plaisir. Gorgée de volupté, j’ai vibré plein d’après-midis que ma cheville me rendait si glauques.

Je me sentais très conne aussi, auprès de mes amis. « Ok je viens à votre soirée d’Halloween mais que si vous pouvez venir me chercher et que si on est pas plus de trois dans une voiture pour que je puisse me mettre à l’arrière, pour relever le pied comme il faut sinon ben c’est dangereux pour moi je peux pas venir. Comment ? Oui, oui, pas de soucis, on fait Marseille-Toulon dans cette position là. »
Conne auprès de mon mec, aussi. « Mais qu’est ce que tu crois ?! Bien sûr que si je peux avancer dans les pierres et l’herbe avec des béquilles !!! Oui, je peux la faire la ballade en forêt !!! Je m’en fous !!!! Je veux respirer de l’air frais, je veux des arbres !!! Emmène moi sur les 2m2 de gazon du parking du bas de la colline !!! »

C’est à ce moment là que j’avais remarqué que ma cheville et mon pied devenaient systématiquement violets, quand je les posais au sol. #angoisse

Pour palier à ce
drame anxiogènepetit désagrément, ancienne infirmière Mamie me disait qu’il fallait toujours que je relève le pied, pour que la circulation du sang se fasse bien.

A force de me relever des positions assises comme je pouvais (c'est à dire tant bien que mal) avec des béquilles, pour préserver ma cheville mon genou en a pris pour son grade. S’en est suivi le réveil d’une vieille douleur tendineuse que je n’avais pas ressenti depuis six ans. Et j’ai douillé deux fois plus. Heureusement, ça n’a pas duré plus de deux semaines.

Comme je ne pouvais plus suivre dans les sorties avec les potes, qu’il n’était plus question de conduire et que j’étais en train de moisir dans l’air vicié de mes 14m2, mon entourage s'est  relayé et, quand on me sentait proche de la crise de nerfs intergalactique, on m’amenait au resto.

Autant te dire que j’ai testé pas mal de restos. Mais que mon tour de taille s’en est un peu ressenti. Rapport au fait que mon abonnement à la salle de sport était suspendu jusqu’à nouvel ordre et qu’avec ma cheville foireuse l’activité sportive, c’était plus trop ça depuis plusieurs mois.

Mais bon, pas question de dépasser la taille 38. Puis chez moi, tout se stocke toujours dans le bide, de toutes façon. Tare familiale. Ça passait crème et se voyait pas trop, les trois petits kilos en trop.
Fatalement, petit à petit, le mois et demi d’attente s’est écoulé et mon fameux RDV avec le rhumato a fini par arriver.

Le Dr. C… est un rhumato très prisé à Marseille. En effet : c’est le rhumato qui gère non seulement les footballers de l’OM mais aussi les danseuses de ballet de l’Opéra. J’y allais donc en toute confiance, pendue à ses lèvres dans l’attente d’un sacro saint verdict.

J’ai découvert un médecin d’une nonchalance assez déroutante. Il m’a dit tout de suite de laisser tomber le coup des béquilles, m’a prescrit une batterie de test à réaliser, m’a demandé 50€ non remboursables par la sécu et m’a dit « on se revoit après ça. »

Bon.
J’ai eu envie de pleurer quand j’ai constaté qu’il fallait attendre de longues semaines pour pécho les RDV de mes examens et être enfin fixée sur mon sort.

J’ai commencé par la scintigraphie osseuse. Il me faut poireauter toute une matinée dans un couloir d’hôpital, pour qu’on m’injecte un produit radioactif. On m’a dit de beaucoup boire et de beaucoup pisser, histoire d'éliminer la nocivité du produit. Vais-je désormais briller la nuit ?

Comme on est pas souvent compétents dans les secrétariats médicaux, on m’avait bien dit de prévoir la journée entière, mais on avait omis de m'expliquer qu’entre temps - 5heures de battement- je pouvais rentrer chez moi.

Je te mets au défi de prendre les transports en communs marseillais jusque dans les quartiers purement résidentiels où la mairie n’a jamais vraiment jugé utile d’instaurer des lignes acceptables quand tu as mal à la cheville.

De retour à l’hôpital, on m’a fait passer dans une machine, heureusement aérée celle-ci, pas de crise de claustrophobie à l’horizon. Le blabla qu’on m’a servi vis à vis des résultats n’avait pas l’air alarmant.

Quelques jours avant Noël, j’ai eu mon RDV pour une nouvelle échographie, celle du grand spécialiste de Marseille, celui qui fait tellement bien ses échographies qu’elles s’apparentent parfois à la précision d’un IRM, dixit mon doc. Eminnement sympathique, M. C. l’écographe m’a diagnostiqué un flot d’eau assez conséquent dans la cheville et m’a dit « Ohlalala, vous, vous devez avoir bien mal ». Oui, c’est vrai. J’ai bien mal.

Les résultats sont encourageants. Ouf, pas d’algodystrophie, me confie le doc. Je ne sais pas ce qu’est une algodystrophie mais ma mère, qui avait trouvé cette pathologie sur internet au fil de ses recherches secrètes, respire beaucoup mieux. Parce que ces tests n’étaient toujours pas suffisants pour que le doc y voie plus clair, il m’a prescrit une nouvelle batterie d'examens. Les semaines passent, toujours dans l'attente et l'incertitude.
J’attends beaucoup de mon RDV pour l’arthroscanner, avec le spécialiste de la ville, encore un Professeur en C. A la suite d’une mise en scène rocambolesque à base de secrétaire incompétente, de décharge que je refuse de signer car à sa lecture sans explication, un arthroscanner s’apparente à un aller simple vers des complications mortelles, de chaussons, blouse et charlotte à mettre comme si je filais droit vers une intervention chirurgicale, de non présentation des protagonistes qui me valent le fait de prendre l’infirmier pour le médecin et vice versa. Je m'allonge sur la table d'examen, conformément aux instructions et attend patiemment l'arrivée de je ne sais pas quoi, personne n'a pris la peine de me l'expliquer.

On me fait passer pour la conne complètement stressée sur la table d'examen dont la vitre teintée dissimule la dizaine de praticiens dans la salle de derrière en train de m'observer tétanisée à ne pas bouger un muscle. Evidemment personne ne m'avait prévenu que la machine au dessus de moi qui faisait du bruit n'était pas le fameux arthro-scanner, mais un ersatz bruyant dans le paysage de la salle d'attente. Ouh que c'est drôle. Oh oui, moquez-vous encore, c'est tellement facile.

Le doc -donc je ne distingue pas le visage derrière son masque anti bactérien- me plante son aiguille dans la cheville et je lutte pour ne pas lui hurler des insanités tant son coup de seringue fait mal. Il me salue bien bas et me dirige vers le scanner à passer. Les minutes passent, se transforme en heure.

On me convoque auprès du doc qui s’apprête à me livrer son diagnostic. Une pierre me tombe dans l’estomac. C’est l’algodystrophie. Clairement, le signalement de ces taches noires de déminéralisation de l’os sur les photos, ça ne peut être que ça. Et parce qu’un malheur n’arrive jamais seul, il m’annonce qu’en fait j’en ai deux. Une a la cheville, et une au pied. Sinon c’est pas drôle.

De ses mots gentils mais expéditifs, il me regarde d’un œil bienveillant et m’explique qu’on en guérit mais qu’il est vrai que ça peut prendre longtemps. Aller, au revoir.

Le monde tourne à toute allure autour de moi. Je regagne le chemin de ma voiture sans trop savoir comment et m’effondre en larmes à l’intérieur. De longues minutes. Qui se transforment en heure. Le chagrin ne semble pas vouloir se tarir. Ma mère au téléphone. Mon mec au téléphone. Ma grand mère au téléphone. Le choc est violent. J’ai été vaincue par K.O technique. A cause d’un amas de cellules dans mon propre corps. Les sonorités de ce mot inconnu ne me disent rien qui vaille. Je sens des nuages noirs poindre sur le ciel de mon horizon.

Nous sommes en Février. J’ai soudainement froid, je me sens petite, faible et j’ai très peur.


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Tous les articles dédiés à l'algodystrophie sont regroupés sous le libellé Algodystrofuck

3 nov. 2016

This is Halloween !









Disons que certaines choses nous viennent plus facilement que d'autres.
Et que pour moi c'est l'attrait du noir, du sombre, du mystère, du burtonien, de l'ésotérique, qui me happe et me fait tourner la tête. Inlassablement.

Je n'aurais pas cru avoir tant de facilités à trouver quelques petits objets dans mes possessions pour arranger un décor d'Halloween party aussi crédible en si peu de temps, la contrainte de la cheville folle n'aidant pas (du tout).

Et pourtant, avec un petit budget, beaucoup de recyclages et un peu de patience, beaucoup de choses sont possibles.

Ci dessous une liste d'idées, des explications DIY.

Happy Halloween !









Toiles d'araignées noires

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Temps : 1h
Coût : 3€
Matériel :
- toile d'araignée, achat Gifi, similaire ici 
- une échelle



Effet bluffant, niveau de facilité très acceptable. Requiert un peu d'astuce et d'habileté. La toile noire se tire tant et plus, pour un effet des plus optimals.

Necessité première de l'attacher à un support, à moins que tes murs ne soient recouverts de crépis. Bord d'un meuble, clou, écran d'ordi, lampe, les possibilités sont multiples.
Pour un effet assez spectaculaire, je te conseille de monter ta toile jusqu'au lustre. Nous on l'a déployée de la porte jusqu'à la fenêtre en passant par les luminaires, telle un gigantesque piège au dessus du canapé et de la table basse.

L'interêt, c'est aussi de llaisser flotter sa toile à des endroits forts de la pièce. Nous on a recouvert nos lampes en papiers, entre autres.

On a aussi cherché à recouvrir nos portes déjà flippantes de base d'un voile de toile noire, pour un effet très fantomatique. A certains moments, ça m'a rappelé Stranger Things, ce qui est une très bonne nouvelle en terme d'effet flippant mais une mauvaise si comme moi tu donnerais beaucoup pour oublier Stranger Things.

Pour l'arrêter et la faire se rejoindre à d'autres pans de toile, rien de plus simple. Il suffit de la frotter un peu entre ses doigts pour la rendre électrique, et puis de la glisser sur elle même. Elle n'aura pas de difficulté à se mêler à ses autres pans. Attention quand même : bien que très élastique, trop tirer peut la faire se craquer.

Astuce : en laisser un morceau pendre dans un endroit de passage, histoire de voir ses amis barbus s'emmêler les poils.






L'arbre mort

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Temps : 2h
Côut : 4€
Matériel :
- ciseaux
- deux feuilles raisin noires, j'ai utilisé celles-ci
- du masking tape
- des feuilles blanches A3 (des cheap, elles vont servir de gabarit)
- un crayon à papier


L'arbre mort , c'était la grosse impro du jour. Si tu me connais un peu, tu te doutes bien qu'il fallait que je case un arbre mort quelque part. Pour une ambiance burtonesque, c'est déterminant.
Long et fastidieux, je n'aurais pas cru galérer autant. Option budget très serré, huile de coude level up.

Etape 1 : Scotcher les feuilles blanches sur le mur, suffisamment pour recouvrir la surface voulue. Moi j'en ai utilisé 5.

Etape 2 : Dessiner son arbre mort. Veiller à bien prendre son temps, c'est l'étape la plus cruciale.

Etape 3 : Découper les formes blanches, puis les reconstituer au sol, à l'aide du scotch.

Etape 4 : La plue reloue. Reporter les formes blanches sur les feuilles noires, à l'aide du crayon. Puis les découper une à une. Afin de gaspiller le moins possible de papier noir, j'ai utilisé chaque recoin de ma feuille raisin, m'obligeant à partitionner les branches et à me casser la tête à les reconstituer au sol puis à les assembler sur le mur. Option budget non serré : ne pas s'emmerder à couper des petits bouts et tout tout tailler dans des grandes feuilles.

Etape 5 : Tout reconstituer au mur, assembler entre elles les parties de l'arbre avec du masking tape, et coller le tout sur le mur, toujours à l'aide du masking tape.

Tadam ! Lui, j'ai sué pour le construire.
Il va rester tout le mois là où il est, tiens. #passionarbresmorts









Les potions

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Temps : 5 min + 1h de temps de sechage en amont
Coût : 100% recyclage
Matériel :
- une feuille de papier
- du thé
- des vieilles fioles
- deux stylo feutres, deux épaisseurs
- des ciseaux
- du scotch


Etape 1 : Placer une feuille de papier sur une surface plate, une planche à découper par exemple, et badigeonner de thé tant que possible. Laisser le papier absorber le tout environ un quart d'heure, puis le déplacer de sa surface trempée pour le faire sécher (1h de séchage environ)

Etape 2 : Découper la forme alambiquée d'une étiquette vintage et écrire le nom de sa potion avec des consonnances latines pour plus de panache (moi je me suis pas cassée la tête : Putricius et Amortentia), en lettres capitales, sans oublier de souligner les rebords de l'étiquettes, c'est le moment de

Etape 3 : Remplir les fioles d'un liquide coloré.

Amortentia : // De l'eau et du vin. Tout simplement. Ne pas mélanger pour un effet plus creepy.

Putricius : // Une demi cuillière à café de poudre de Sidr  (marche très bien avec du thé matcha aussi). La poudre ne se mélange pas facilement dans l'eau et crée des amas putrides, idéal pour l'effet recherché.






Le hachoir

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Temps : 1 min
Coût : 100% recyclage
Matériel :
- un vieil hachoir (celui-ci date du début du siècle, et appartenait aux arrières grand parents de mon mec, mais tu peux en trouver un ici )
- une betterave

Etape 1 : Couper une betterave en deux.

Etape 2 : Planter son hachoir dans une moitié de betterave. En biais, pour un meilleur effet.

Etape 3 : C'est fini. Easy.


A savoir : au bout de quelques heures le hachoir planté en biais tombe naturellement à plat. Fucking attraction terrestre.
Et sinon : Pour un effet plus horrifique, tu peux rajouter du faux sang sur la betterave et le hachoir si le coeur t'en dis. Moi je me sentais pas de tout nettoyer le lendemain.



Les chandelles dans des bouteilles de vin

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Temps : 15 min
Coût : 100% recyclage
Matériel :
- bouteilles de vin
- chandelles (ici 5)
- emballages de babybel en cire (ici une seule)

Conseil de base : recouvrir son plan de travail d'un papier qu'on a pas peur de salir. Les taches de cire, c'est la misère à faire partir à mains nues.

Etape 1 : Rabotter le cul des chandelles sur 1 cm, histoire qu'elles puissent se glisser dans les bouteilles, mais pas trop non plus, faut pas que ça glisse Alice, faut que ça résiste et prouve que ça existe.

Etape 2 : Allumer une chandelle. Faire fondre un peu de sa cire sur le goulot de la bouteille, et positionner tout de suite sa chandelle dans la bouteille. La cire doit aider à adhérer parfaitement. Veiller à maintenir droit la chandelle quelques secondes, le temps que la cire se durcisse.

Etape 3 : La chandelle toujours allumée, tremper la cire de babybel dans la cire fondue de la chandelle autour de la mèche. La cire de babybel fond à son contact et se répand le long de la chandelle, en fonction du mouvement qu'on lui donne. 








Les chauves souris 

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Temps : 30 min 
Coût : 0,99€
Matériel : 
- du papier noir
- un crayon
- des ciseaux

Les étapes du DIY à retrouver ici : DIY Halloween bats






Les coloquintes 

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Temps : le temps d'aller au marché
Coût : 8€  le panier de 15 au marché


Liste d'objets supplémentaires :
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- la baguette d'Harry Potter (coffret DVD)
- Kendrick's Gin & Roof Eye, de jolies bouteilles données (vides) par notre barman préféré
- un beau livre : Mes recettes de Sorcière de Brigitte Bulard-Cordeau 
- une plante carnivore sous une cloche
- un chou (1,50€ au marché)
- du tissu noir
- un ou deux bocaux transparents
- des petites fioles
- des bougies
- des bêtises de farces et attrapes d'Halloween type araignées, yeux et crânes







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