29 août 2015

Paréidolie


Nouveau né artistique et culturel dans le paysage marseillais, Paréidolie, alias le Salon International du Dessin Contemporain revient pour sa seconde édition secouer la dynamique provençale à grand renfort de son partenaire Art-O-Rama (friche de la Belle de Mai), auquel elle s'allie pour une petite manifestation artistique en l'honneur de la fin de l'été.

Paréidolie fait donc la part belle aux galeristes, invités pour l'occasion à s'afficher le temps d'un week-end. Parisiennes, espagnoles, suisses, slovaques et marocaines seront présentes pour cette édition.

Au programme cette année, 11 invités.

 Galerie Analix forever Genève
 Galerie Anne Barrault Paris
 Galerie Kulte Rabat
 Galerie Sémiose Paris
 Galerie XPO Gallery Paris
 Galerie Gandy Gallery Bratislava
 Galerie Martine Aboucaya & Untilthen Paris
 Galerie Betts Project Londres
 Galerie Claudine Papillon Paris
 Galerie Eva Hobber Paris
 Galerie Ethall Barcelone


Personnellement j'ai trouvé la manifestation de qualité, dans un esprit "j'aime l'art" mettant les performances que peut prendre le trait crayonné, hachuré, épaissi, suggéré, sous les projecteurs, avec quelques pépites à glaner comme "Souffle" le court métrage de la coréenne Hye Jin Kim.

Les locaux du Château de Sevrières, parfaitement aménagés pour l'occasion proposent une scénographie claire et minimaliste, caractérisée par le contact central des galeristes avec le public. Un espace restauration avec vue sur jardin est prévu pour une pause gourmande, et si tu es plutôt fortuné, tu peux même te payer le luxe de passer dans la catégorie achat d'art, si le travail d'un artiste a su te séduire.

Bref une jolie bouffée d'art éphémère.
La visite, gratuite, mérite d'y faire un saut, et plus si affinités.



Pareidolie : Salon International du Dessin Contemporain 

Château de Sevrières, 19, boulevard Boisson, 13004 Marseille
Du 28 au 30 Aôut 2015
http://www.pareidolie.net/

20 août 2015

Mal de pierres ◆ Milena Agus



Mal de Pierres, plutôt mystérieux de par ce titre évocateur, c'est le genre de bouquin prenant dans lequel on se plonge facilement, et dont le dernier chapitre, comme un coup de big bang explosif, remet en cause tout le sens du roman.




Les thèmes : 
l'amour ◆ l'art ◆ l'écriture 
 ◆ la cruauté ◆ la famille ◆ la Sardaigne
◆ le Mezzogiorno ◆ la guerre ◆ la folie 


Le pitch  C'est l'histoire de ma grand-mère. Libre, éprise d'art, incomprise. On lui avait appris à ne jamais montrer de joie. Elle n'aspirait qu'à mordre la vie, qu'à croquer dans l'amour. Et pourtant, ce qui l'attend, c'est ce mariage arrangé, sans amour, et la vie qui en découlera. Trouvera-t-elle consolation dans ce monde où lui est refusé la découverte de l'amour, et où le sort l'accable du Mal de pierre, la maladie des calculs dans les reins, ceux qui brisent à chaque fois tous ses espoirs de grossesse ? Au fond, sait-on jamais tout de quelqu'un, aussi proche soit-on ?




J'ai aimé.

L'histoire. Boulversante. De cette femme, juste une "créature que Dieu avait faite à un moment où il n'avait pas envie des femmes habituelles en série, il avait eu une inspiration poétique et il l'avait créee" qui toute sa vie ne comprendra jamais "pourquoi Dieu poussait l'injustice à jusqu'à lui refuser de connaître l'amour, qui est la chose la plus belle et la seule qui vale la peine". 

Le récit à la première personne et ses absences de noms. La narratrice ne se présente pas, et "ma grand-mère", "mon grand père", "mon père" sont les seuls patronymes attribués aux personnages. Original, audacieux.

Le style d'écriture. Précis, court, droit au but et pourtant très subtil. Richesse des mots, richesse dans la description des émotions. Avec quelques termes en italiens, qu'on ne prend pas même pas peine de traduire, pour la magie.

Le décor. Italie, Sardaigne. Les grandes plages, la vie rurale et la montagne, les produits de la ferme. L'extrême pauvreté de la première vague d'immigration sarde à Milan. Clivages à l'italienne en plein contexte d'après-guerre.

Les personnages. Epais, plein de substance.
La grand-mère, dite la folle, celle qui éprouvait intensément, toujours en quête de sensations, dont personne ne nourrissait jamais les attentes en répondant "tout s'est passé normalement". Mais ça veut dire quoi normalement , ça veut rien dire normalement, tu as bien du ressentir des choses, il y avait forcément des détails, c'était comment, parle moi de tes sensations ! Sourde oreille.
Le grand-père, gentil bougre un peu trop brut de décoffrage, qui aurait pourtant aspiré au bonheur, lui aussi ( particulièrement été marquée par les passages des Jeux sexuels des grands-parents, entre outrage, curiosité et plaisir).
Le Rescapé, passionné, passionnant, homme d'éducation, homme sensible, homme sensuel.
Le père, esthète, virtuose, qui n'avait pas levé les yeux de ses partitions le jour où Armstrong avait marché sur la lune et que le monde entier s'accrochait à son téléviseur.
La belle-grand-mère, rejetée par sa richissime famille pour avoir fait naître un enfant hors mariage, qui partait montrer à son enfant l'enceinte des murs luxueux de son sang, en lui répétant que jamais au grand jamais elle ne regrettait son choix.

La richesse des descriptions. Je n'ai jamais mis les pieds en Sardaigne. Et pourtant, je m'y croirais. L'auteur sait parfaitement trouver les mots pour rendre compte d'une atmosphère, et j'ai même appris des noms de plantes que j'ai croisé tous les jours dans mon paysage méditerranéen sans pouvoir les nommer.

La tristesse / mélancolie / nostalgie ambiante. A grand renforts de retours en arrière et d'ellipses, de réflexions entrecroisées, de morceaux de vie de générations différentes d'une famille italienne. Très réussi.

Et la fin. La fin ? Mais la fin... En quelques mots, ce roman prend un sens complètement différent à la dernière page. J'ai le coeur qui s'est serré, le souffle qui m'a manqué, et je crois que j'ai pleuré.

L'auteur, Milena Agus, soixantenaire italienne, prof d'histoire et d'italien, se découvre une passion pour l'écriture sur le tard et ne rencontrera le succès qu'avec Mal de Pierre, lauréat de nombreux prix en France comme en Italie. Connue pour ses aptitudes à faire chanter son amour pour la Sardaigne dans tous ses romans, c'est depuis la maison familiale de sa grand mère où elle vit toujours actuellement que ses romans prennent forment.




Un récit sensible, un roman bouleversant, injuste, avec le poids du temps qui ne guérit jamais les cicatrices. Ça résonne, c'est beau, c'est triste, c'est envoutant. J'ai vraiment aimé.

En bonus, quelques pages où l'auteur se confie sur son rapport à l'écriture et sa manière de l'aborder.





◆ Et la nostalgie, c'est de la tristesse, mais c'est aussi un peu de bonheur.

◆ Toutes ces pierres dans nos corps.

◆ D'après maman en effet, dans une famille, le désordre doit s'emparer de quelqu'un parce que la vie est ainsi faite, un équilibre entre les deux, sinon le monde se sclérose et s'arrête. Si nos nuits sont sans cauchemars, si le mariage de papa et maman a toujours été sans nuages, sij'épouse mon premier amour, si nous ne connaissons pas d'accès de panique et ne tentons pas de nous suicider, de nous jeter dans une benne à ordures ou de nous mutiler, c'est grâce à grand-mère qui a payé pour nous tous. Dans chaque famille, il y a toujours quelqu'un qui paie son tribut pour que l'équilibre entre ordre et désordre soit respecté et que le monde ne s'arrête pas.

17 août 2015

F.





Petit charadesign pour un projet d'illustration. Recherches et mise en mouvement d'un petit personnage, F., qui n'avait que sept ans, plein de boucles rousses et de grosses lunettes rondes.  

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◆ Attention ce personnage m'appartient. Mes images ne sont pas libres de droit. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation. 

12 août 2015

Aux tableaux !





Aux Tableaux ! c'était un peu l'expo phénomène de l'été à ne pas rater.

Evénement assez inédit à Marseille, c'est sous l'impulsion de l'atelier Juxtapoz que cette bouffée d'art déjà ventée par les médias parisiens s'installe entre le Cours Julien et la Préfecture. Paris qui nous envie de l'art ? Y a vraiment de la nouveauté dans l'air !

Nichée dans une élégante bastide du XVIIIème, autrefois appelée "Flotte de la Buzine", classée monuments historiques depuis peu, l'exposition s'empare des 4500m2 qu'offre l'édifice, anciennement aménagée en école, que certains avaient pu connaître sous le nom d'Ecole St Thomas d'Aquin.

Ecole avec son préau, sa cours de récréation, ses nombreuses salles de classe, désormais fermés depuis quelques années.

Repéré comme, le bâtiment poursuit sa 3ème reconversion cet été.

40 artistes et plasticiens, venus d'ici et d'ailleurs, investissent les lieux pour cette résidence éphémère. C'est autour de leur vision de l'école et des symboles qu'elle leur évoque qu'il est demandé aux artistes de créer.

Parmis tous la liste de tous les créatifs présents, dont peu de locaux, on peut citer le petit Neuröne, dont j'ai partagé la formation en Art ces dernières années.
Mais visuellement, Stephane Parrain {Onde de formes} et Olivia de Bona {L'heure de sieste} resteront mes ultra préférés.

Comme la plupart d'entre nous, j'ai particulièrement adoré cet après midi entre les murs d'Aux tableaux !

On déambule dans les salles, la curiosité piquée à chaque fois. Certaines installations sont excellentes, certaines le sont moins : la surprise est au rendez-vous derrière chaque porte.

Pour ne rien gâcher, un espace bar/ restauration se tient dans une cours ombragée. Le chill avec café ou les tablées avec amis s'y prêtent parfaitement.
Le mercredi soir, c'est happening. Attention, c'est full. Noir de monde. Une longue file d'attente qui n'avance pas peut venir à bout de tes nerfs.

Le principe est simple, une adhésion pour la modique somme de 2€, et tu peux revenir sur les lieux de l'expo autant de fois qu'il te plaira. Autant te dire que ça vaut largement le coup, ne serait-ce que pour revenir profiter du resto/bar/salon de thé à l'ombre des figuiers et des manifestations nocturnes que nous servent les artistes.

On ignore quelles seront les ambitions futures du lieu. Mais vu le succès retentissent de l'expo, il y a fort à espérer que l'ancienne école St Thomas d'Aquin fasse reparler d'elle. On l'espère dans la lignée de la Villa Alliv, nouvel espace cosy susceptible de s'aménager en centre d'art ponctuel.

Bref, expo à ne pas manquer !

Ici, quelqu'un qui en parle très bien.

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Aux tableaux !

Ecole Saint Thomas d'Aquin, 23 rue Dieudé, 13006 Marseille
Du 10 Juin au 10 Octobre 2015

6 août 2015

24h rush to Milan














Difficile de résister aux appels de sirène de Milan. Même pour un temps court, très court. Il y a tant à faire et tant à voir à Milan.

Milan, c'est la grande rescapée du Mezzogiorno italien. Confondre un milanais et un napolitain, c'est un peu insulter tout le monde, surtout les milanais, qui ne portent pas vraiment dans leurs coeurs les branlos habitants du talon de la botte. En fait, au dessous de Rome, l'entente n'est plus possible : les gens ne sont pas les mêmes.

Au premier abord, Milan, c'est assez industriel, une sorte de Glasgow et de Manchester à l'italienne.
Mais finalement non, pas tant que ça. Ici le charme est illustre, et les activités ne chôment pas, même le dimanche. A visiter sur plusieurs jours. Mais si comme moi, le temps t'es compté, c'est parti pour le rush, guidé par l'oeil et pavé des conseils de ma très cool Costanza Cremonesi, la jolie milanaise.

Il Duomo


C'est l'attraction centrale de Milan, le coeur de la ville, la magnifique cathédrale milanaise, gothique flamboyant. Aller, on va oser le dire : c'est la plus belle de toute l'Europe. Et l'une des plus hautes aussi d'ailleurs. Les dimensions sont immenses. Le gigantisme impressionne. Tu pourrais rester des heures, à la regarder.

Comme c'est assez touristique (mais 1000 fois moins que Notre Dame de Paris), il faut prendre son mal en patience pour se procurer un billet d'entrée. 2€ pour pouvoir la visiter, la cathédrale. Heureusement le personnel est très sympa et observer le costume militaire chelou avec des plumes des tenanciers de l'entrée, c'est distrayant.

Le truc dont il ne faut pas se passer : la montée sur les toits. Ok, 15€ le packaging pour une cathédrale c'est un peu cher. Mais quelle épopée là-haut, sur les toits. Quelle vue ! Moi, je ne l'ai pas du tout regretté.

Pour la visite intérieure, ATTENTION petit rappel nous sommes en Italie, dans les sommets de la société machiste. N'oublie pas que tu es une femme, impure et diablesse, tu dois donc couvrir ton corps. Ton haut laisse courir 3cm de peau sur ton épaule ? Scandale. Tu restes sur le parvis. Un mini-short ? Aaaah l'église a les yeux qui brûlent, vade retro Satanas avec toi dans le rôle de Satanas. 

L'astuce pour visiter les églises en Italie : toujours se balader avec une écharpe, histoire d'enrouler façon romanichelle les centimètres les plus vils de ton corps. Sexytude assurée.

Moi j'ai quand même eu droit à un mec de 60 ans me tournant littéralement autours à l'entrée (j'ai cru qu'il allait sortir la règle pour mesurer les centimètres de la jupe sous le genou que me fomentait mon écharpe de fortune) qui me demande si je vais pouvoir marcher avec ça. Ben peut-être que si tes supérieurs étaient moins cons, je serais pas forcée de t'inspirer tant de pitié depuis les 40 ans qui nous séparent. Tout va bien. Italie, baby. 

La Scala de Milan


Le plus fameux opéra du monde d'Europe. Renommée internationale. S'y produisaient les plus hautes pointures du genre, d'époques en époques : La Callas, Verdi, Puccini...

Au premier abord, tu tombes des nues. Mais c'est tout petit. Mais y a rien de spécial. Tu passes devant et tu ne la vois même pas. Quoi, c'est ça la Scala ? Rien de particulier, tu vas même croire que c'est fermé. Mais non. En fait, non. Il faut juste contourner l'entrée par la gauche, juste derrière le shop.
Comme partout à Milan, tu ne peux visiter le lieu qu'à condition de payer le musée. Pas extraordinaire le musée : quelques costumes, trois vidéos, deux toiles et un buste sculpté.

Mais la salle de l'opéra, les enfants...
Un bijou. Proportions gigantesques. Tu es frappé par la beauté de la pièce. Les rangs de sièges sont organisés en loges, aménagées en véritables alcôves pour plus d'intimité. Tout est fait pour que même toi, qui est peut être aussi peu fan d'opéra que moi, tu aies envie d'aller t'en payer un.

Les soirées mondaines à l'opéra... Ça, ça doit donner quelque chose. Berlusconni et le gratin de la bonne société italienne parée de ses carats sous les lustres en cristal. J'imagine aussi l'opéra sous ses belles heures de gloire : les femmes en robes belle époque, les hommes en haut de forme, les éventails et les jumelles, les flirts dans les alcôves, sous prétexte d'aller voir le spectacle...

Je pense à l'oncle qui s'y produisait régulièrement, dans les années 30. A la gloire, au trac qu'il devait ressentir devant tant de gens. A la suite de sa vie, retranchée dans sa petite maison sur les hauteurs de Marseille, écoutant de l'opéra à tue tête toute la journée, une main toujours remplie de bagues, un joli trench coat de rigueur pour ses sorties aux galeries Lafayette...

7€ la visite pour un peu de rêve. Moi, je dis oui.

La galleria Vittorio Emmanuel II 


Inrattable. Centrale, sur le flanc du Duomo. Autrement surnommée Le Salon de Milan. Et on comprend pourquoi. Un pur chef d'oeuvre d'art et d'architecture. Erigée aux temps de la Tour Eiffel, dont elle partage le genre et les attributs, la Galleria, aux proportions gigantesques, impacte forcément le promeneur. De ma bouche s'est échappé un long "Waaaaaouh...". 
Construite en dôme, pourvue d'une entrée à tous les points cardinaux, la Galleria fut pensée comme point de passage entre il Duomo et la Scala. Aménagée en galerie commerçante, pour y manger ou y faire du shopping, il faut se préparer à l'idée de se délester d'une certaine somme d'argent. On y croise de nombreux riches propriétaires des Emirats, reconnaissables à leur tenues, en terrasse de cafés.
GROS GROS GROS GROS COUP DE COEUR. Y prendre des photos n'est malheureusment pas lui rendre hommage. Tu peux mieux visualiser toutes les beautés de la galleria Vittorio Emmanuel II ici.

La Rhinascente


Une grande boutique façon Galeries Lafayette sur plusieurs étages. Luxe. Au sous-sol, du shop design, au dernier étage, parfait endroit pour s'acheter de l'épicerie fine italienne. La vue est jolie, la pause pour y prendre un verre, bien tentante et bien méritée.

Le Castello Sforzesco & le parc Sempione


Un grand château médiéval dans un grand parc ombragé. C'est le château des Sforza, la puissante famille milanaise, aux mains desquelles était passée la ville, sous le Quattrocento. Et qui dit Quattrocento, dit Leonard de Vinci, Michelange et chef d'oeuvres de la Renaissance.

Dans le musée du château, on retrouve d'ailleurs les traces des travaux de l'un comme de l'autre. La collection, riche, immense, se pare de sculptures, tableaux, meubles ainsi qu'une impressionnante collection d'instruments de musique. Attention ça reste de l'art classique à tendance plutôt pré-renaissance, exit les venus nue et les scènes de mythologies antiques, bonjour les madones et les retables. Amateurs exclusifs d'art contemporain, passez votre chemin. 

Le Quartier Garibaldi


Quartier branché, animé. Il faut passer jeter un coup d'oeil à la Piazza Gae Aulenti et ses gratte-ciels futuristes, spécialement née pour l'Expo Universelle de 2015. Attention c'est un peu loin, il faut prendre le métro.

Les Navigli milanaises 


Les naviglis, c'est les canaux qu'on trouve au Sud de Milan. Ses rives, aménagées, sont parées de bar et restos pour une cooltiude inoubliable, ambiance entre le Cambden Town de Londres et le Pont des Arts de Paris. Y prendre un verre, en fin de journée, pour l'apperitivo, c'est un peu le moment de Dolce Vita du séjour.
Le conseil de Tatie Costanza : Le bar Ringhiera, sur le Naviglio Grande. Ne cherche pas, tu commandes un Spritz. Specialité locale. J'espère que tu aimes quand c'est amer. Ahem. Les plus courageux pourront tester le Negroni.
Difficiles d'accès les Navigli, quand même. L'astuce : Metro Porta Genova. En remontant la via Vigevano jusquà la Porta Ticinese.

Le quartier de la Brera 


Envie d'un bon resto ce soir ? Dans un endroit design, branché ? Il te faut arpenter le quartier de la Brera. Localisé entre le château des Sforza et le Duomo (10 min à pieds de l'un comme de l'autre), c'est un véritable regroupement d'enseignes sympas à tester, un peu façon le Marais parisien, tu ne sauras pas où donner de la tête.
Au passage, un peu d'art à visiter : la Pinacoteca di Brera et l'Academia di Brera.











- Panzerotti Luini, enseigne spécialisée dans le Panzerotti, la spécialité culinaire locale. (Notons que Luini peut tout de même vous claquer la porte au nez pour tout le mois d'Aôut, quand il part en vacances. Ahem. On est bel et bien en Italie.)

- Princi, une sorte de Starbucks, spécial pâtisseries & pain. Gouteux ! Propose des brunch très cool le dimanche.

- Cicoccolati italiani, petit shop qui ne vend que des glaces, mais qui est si fameux que la queue se forme jusqu'au trottoir d'en face.






Museo del Novecento, via Guglielmo Marconi, 1. Musée avant-garde international, consacré à l'art du XXème siècle. Ne pas oublier d'aller jeter un oeil au dernier étage, vue à couper le souffle sur le Duomo et sa place.


- Triennaleviale allemagna, 6.Musée du design. De bonnes expos temporaires. La permanente retrace l'histoire du design italien.

- Galleria Rossana Orlandi, via Matteo Bandello, 16. Espace galerie d'art, de meubles, d'éditions limitées et de pièces uniques.


- La Pinacoteca di Brera & l'Academia di Brera.






- Sur les Navigli !

- Vers la Colonne di San Lorenzo, juste après l'apperitivo. On y boit des cocktails pas cher. Ça bouge, ça fourmille, c'est convivial, on y rencontre facilement des gens. Ambiance détente.
Deux bonnes adresses pas très loin : Trattoria Toscana, corso di Porta Ticinese, 58
Yguana, via Papa Gregorio XIV, 16 

- Nottingham Forest, via plave, 1. Reconnu comme un des 50 meilleurs bars du monde. Tu crées tes propres cocktails moléculaires. Grosse coolitude.






- Concept Store 10 Corso Como, un très bel endroit, vente de jolis vêtements, de beaux objets, on peut également y boire un verre et y manger. Prévoir de vendre son rein droit pour se financer la visite.

- Temakinhoà Brera ou sur les Navigli. Bel endroit, cuisine japonaise à la brésilienne, étonnant mélange particulièrement cool. Le lieu est prix d'assaut, il faut réserver ici.

- Deus ex machina Café, via Thaon Di Revel, 3. Café restaurant chic, très beau. Tu peux y voir défiler des célébrités italiennes et étrangères.

- Pavèvia Felice Casati, 27. Joli, design. Spécial ptit dej' & brunch.

-Pescheria da Claudio, via Cusani, 1. Apero sympa et original dans une poissonnerie. A base de poisson, donc.

-Rossopomodoro, via Molino delle Armi, 47.

- Osteria del Binari, via Tortona, 1.

- Fishbar, via Montebello, 7 - quartier de Brera

- Botinero, via San Marco, 3 - quartier de Brera

- Ristorante Cracco, via Victor Hugo, 4. Parfait si tu veux vendre ton rein gauche. Très cher. Un des meilleurs chef d'Italie.






The club, corso Garibaldi, 97 - Moscova
Old fashion, viale Emilio Alemagna, 6 - Parco Sempione
Shu, via Molino delle Armi
Bar Bianco, viale Enrico Ibsen, 4 - Parco Sempione
Tunnel Club (elektro), via Giovanni Battista Sammartini, 30
Byblos, via Messina, 38







Corso di Porta Ticinese  Via Torino  Corso Vittorio Emanuele  Quartier Brera




- San Siro, pour aller voir un match de foot, en cas d'intérêt pour le foot.

- Idroscalo, en banlieue de Milan, 15-20 min en bus. Lac artificiel où les milanais aiment y faire pique-nique, barbecue et y pratiquer des activités sportives.

- Cimitero Monumentale, piazzale Cimetero Monumentale, une sorte de Père Lachaise.