28 mars 2015

Marseille mythique, 100 photos de légende


Cathérdrale la major, 1920 / Calanques de Sugiton, 1905 F. Detaille / Vieux loups de mer, 1902 F. Detaille / Place Castellane, 1910 Frères Séeberger / Pêcheurs du vieux port, 1951 R. Doisneau / La vieille charité, 1951 R. Doisneau / Régate à l'horizon, 1932 / Le pont Transbordeur, 1925 F. Detaille  /

Trouvé à la librairie du MUCEM.
100 magnifiques clichés, (dont certains pris par de grands photographes) sur Marseille, de 1860 à 1966.
Fernand Detaille, Robert Capa, Robert Doisneau, Cartier Bresson, Millet et pas mal d'anonymes offrent à voir LA GRANDE MARSEILLE dans toute son âme et toute sa splendeur...

Certifié vintage avec ses prises de vue du Pont Transbordeur, ses artères principales étrangement vides, ses littoraux non aménagés et ses plages pleines de baigneurs où on ne distingue juste aucune femme...

Bref, ouvrage option spécial nostalgiques. Parfait pour moi.
Je ne me lasse pas de le feuilleter.




Marseille mythique, 100 photos de légende. 9,90€ aux éditions "Les beaux jours"

27 mars 2015

Paris Magnum


Au premier abord, Paris Magnum et ses affiches auront le don de laisser perplexe le commun des mortels. Terme technique désignant un procédé inconnu hérité du latin ou mauvais spot de pub pour nous inciter à manger des glaces, que faut-il comprendre de l’association des mots Paris et Magnum ?

Magnum pour le champagne ? Magnum pour le prestige et la magnificence ? Magnum pour le média ? Non.

Magnum pour l’agence. Agence Magnum. Prestigieuse agence photographique.

1947 : Las d’être classés propriétés attitrées de leurs commanditaires, de n’avoir aucune reconnaissance de leur métier aucun contrôle sur la diffusion de leurs clichés, Henri Cartier-Bresson, Robert Capa et David Seymour se regroupent sous une coopérative appelée à devenir prestigieuse agence internationale de photographie : la notion de droit d’auteur en photographie vient de naître.  

Avec des bureaux à Paris, New York, Londres et Tokyo, l’agence Magnum, toujours en activité, se fait cercle attribué des plus grands photographes et photojournalistes au monde.

C'est donc au travers de l'oeil Magnum que la ville de Paris organise gracieusement pour ses visiteurs une plongée dans le Paris du siècle contemporain.

Sous les clichés de Cartier Bresson, Capa, Koudelka et bien d’autres, Paris se dévoile. Boulversée par les années du Front populaire avec les premiers congés payés, détruite aux lendemains de la Seconde guerre mondiale, en pleine crise gaulienne et en proie aux révolutions de Mai 68, la Capitale jalonne le long de son histoire plus de 150 instants esthétiques. Peintres des poutres métalliques de la Tour Eiffel, poésie de ses instants de vie parisiens, illustres portraits des grandes influences du siècle, (Simone de Beauvoir, Edith Piaf, Pablo Picasso…) prennent vie dans notre imaginaire, le temps de quelques secondes.

Jolie plongée esthétique et historique des milles beautés de la capitale, on prend le temps de déambuler le long des clichés, contemplatifs. Et l’envie nous prendrait volontiers, à la sortie, de prolonger l’instant en s’achetant plein de livres de photographes, a feuilleter les jours pluvieux.

Belle demi-heure poétique et sensorielle.
Je recommande la visite un soir de semaine, au coucher du soleil.



Paris Magnum, la capitale par les plus grands photoreporters
11 Décembre 2014 – 25 avril 2015
Hôtel de Ville
Place de l'hôtel de ville - 75004 Paris

25 mars 2015

Miscellanées #1

 une humeur : Déplaisante


 un lieu : Le Lockwood 


Bar, coffee shop, restaurant, dancing à la fois. Tapas, apperitivo, cocktails originaux.
Beau, design, agréable, hype, voutes en sous sol et lumière tamisée. Du beau monde au comptoir et sur les sièges.
On est bien. 
Le Lockwood, 73 rue d'Aboukir, 75002 Paris 

 un livre : Dans ces bras-là,  de Camille Laurens


Une plume, une vraie. Un écho dans le temps, un style. Une réflexion profonde sur le genre. 
Sur l'homme et la femme. Sur l'amour de l'homme par la femme. 
296 pages sur le désir. Sur l'envie, l'inassouvi. Sur cette soif intarissable de l'inconnu.
Savoureux. Juste. Frais. Multirécompensé. Indélébile.
Je suis totalement sous le charme. Ecrivain à lire et suivre absolument. 

 une expo : Jeanne Lanvin au musée Galliera


Première fois au musée Galliera. Journée ensoleillée, longue attente à l'entrée. Exposition inspirante.
Plus de détails ici : 
Plaisir minute bonus : passer s'acheter une pâtisserie ou un petit pain Cyril Lignac à la boulangerie juste en face. 

 une ambiance : douce, parfumée, apaisante 


Apaise, envahit de douceur et chasse les soucis. Joli, sachets triangulaires, notes florales et printanières. 
Thé vert sencha de Chine et fleurs de bleuets.
Une boîte et j'en suis déjà folle. 
Thé vert parfumé - Monoprix Gourmet 4,50€



                                                                                              ◆


Je suis l'homme. N'est-ce pas merveilleux ? Un homme qui s'avance et qui dit : je suis l'homme. 
Il faudrait pouvoir se planter en face et dire : je suis la femme. 
Rien d'autre - simplement ceci, tel que je vous le dit maintenant, tel que vous l'entendez : je suis la femme. 

15 mars 2015

Jan Fabre à la galerie Daniel Templon

Un quart d'heure à consacrer au plaisir sensuel de tes yeux ? Facile.
Au détour d'une balade so parisienne dans le marais, tu peux emprunter la rue Rambuteau pour t'offrir une petite bouffée d'art dans le trois pièces de la galerie Daniel Templon.

Ce mois-ci c'est Jan Fabre qui expose.

Hommage à Jérôme Bosch au Congo, c'est un thème qui te rendra d'abord dubitatif. Qu'ont en commun un grand peintre flamand du XVème siècle et l'évocation de la République récemment démocratique du Congo ? Rien. A part Jan Fabre.

Ces grands tableaux nimbés d'un vert magnifique sont saisissants, dans un premier temps. La couleur miroite, resplendit. Il s'en dégage un aspect précieux, on a tendance à associer le travail de l'artiste aux prestiges de la joaillerie, à l'émeraude.

En s'interessant au plus près des tableaux, on reconnait les codes des campagnes de propagande colonialistes. Parfois morbide, ce qui s'y joue ne te frappera pas par une compréhension immédiate. Le contraste entre le propos de l'artiste et la matière pour l'évoquer peut laisser perplexe.

Si tu colles tes yeux contre la vitre, tu verras que cet effet précieux est obtenu à partir de superposition de milliers de petites coquilles vertes, de sorte à former des écailles. Procédé habile, et très esthétique, on sent très fortement la texture. On aurait presque envie de toucher.

On salue le travail de patience aussi, les heures passées à mettre bout à bout toutes ces écailles pour les ériger le long de formes narratives*. Incroyable.

Et puis on agrippe un prospectus explicatif. Et on lit que toutes ces écailles vertes, ce sont en fait des élytres (comprendre CARAPACES) de scarabées.

Horreur. Je les imagines vivants, en train de grouiller dans les tableaux.
Je déteste. Et j'en ai des frisson. Mais c'est génial.
Il a du commettre un génocide de scarabées. C'est un peu cruel, mais tant mieux. Sauf que ça vient d'un élévage tous ces scarabées. En Asie, on les élève. Des gens élèvent des scarabées. Oui, oui... Horreur.

Mais c'est génial. C'est beau, c'est osé. Et même si c'est des CARAPACES d'insectes, ça donne envie de les toucher.

Moi, j'ai adoré.
Particulièrement le flamant rose. De la parfaite harmonie visuelle, avec tout ce qu'il faut de moderne, d'esthétique et de conceptuel.

Seul bémol : Jan Fabre et sa polémique de 2012. Dans l'idée d'une réalisation artistique similaire au Dali Atomicus de Salvador, le mec a osé organiser un lancer de chat à Anvers. Normal, tranquille, regular. Polémique à lire ici. 
Merde, l'artiste est un connard... Du coup l'admiration que tu t'apprêtais à lui vouer n'est plus. Dommage...

* parait-il qu'il n'aurait même pas mis la main à la patte dans la superposition de toutes ces élytres : une épique de 29 esclaves collaborateurs l'aurait fait pour lui... #kidnappingemotionneldeladmiration



Jan Fabre : Hommage à Jérôme Bosch au Congo.
28 fevrier 2015 – 11 avril 2015
Galerie Daniel Templon 
30, rue Rambuteau, 75004 Paris

8 mars 2015

Dream of para, para, paradise !




Avec Chapo, on a trouvé le Paradis. 
Il est plutôt bien planqué entre St-Cyr-les-Leques et La Ciotat. 
Ô, joie d'être nées dans le Sud de la France. }
Fabuleux cadre pour se célébrer entre fabuleuses.
Nous, on a surkiffé.
Bonne journée de la femme !


6 mars 2015

Le vase de l'illusion.



La nature c'est beau.
Couleurs, formes, matières, harmonies... Toujours un effet +++.

Du coup, au fil d'une balade dans la forêt/la montagne (ou dans les parcs pour les parisiens moins chanceux d'entre nous), on est toujours tentés d'en ramener quelques morceaux chez soi, histoire de prolonger l'effet pastoral et de ramener du wild dans nos intérieurs.

Et quand on ramasse des fleurs / branches/ feuilles / jolis trucs dans la nature et qu'on a rien pour les mettre dedans à part un verre à bière on fait comment ?

On fait un cache-pot, les enfants.
Easy. En quinze minutes et en côut réduit.

Pour ce miracle, il te faut : 
- une feuille de papier A4 150g d'une couleur que tu kiffes
- une règle
- un crayon
Et that's it ! Incroyable. 



Etape 1 : tu zèbres ta feuilles d'un pattern géométrique comme on en trouve des tonnes sur Pinterest. Pour un effet sympa, moi j'ai opté pour une composition en pliage inversé.

Le pattern : tu mesures 3,5cm d'interstice entre les traits horizontaux et 6cm entre les verticaux et tu fais apparaitre les obliques au milieu de ces points.

Etape 2 : A l'aide de la règle tu plies les traits horizontaux dans un sens, et les traits obliques dans le sens inverse.

Etape 3 : Si tu réunis les deux extrémités de la feuille, tu obtiens un cylindre. A toi de l'ajuster à ta guise pour former l'harmonie de tes souhaits. Moi j'ai fixé le tout à l'aide d'agrafes et de scotch double face.

Et voilààààà. Tu glisses ton verre à bière là dedans et PAF ni vu ni connu, on croirait que tu t'es acheté un nouveau vase série limité designé par Stark. Et ça t'a coûté même pas 2€. Enjoy.


2 mars 2015

Les nus de la grande masse





Paris 13ème.

Des nus. J'en avais pas dessinés depuis... longtemps.
Le poignet n'est plus habitué, le style se cherche, le format ne convient jamais.
Les mâchoires se crispent. C'est trop court ces temps de pause, putain !

Dessiner du nu à Paris, c'est facile. Dessiner du nu à Paris sans y laisser un rein, c'est une autre histoire. Bon concrètement, ça m'est tombé dessus par un pur hasard hasardeux, le bon plan des ateliers libres de modèle vivant.

Pas de professeur, pas de cours. Juste des anciens des Beaux Arts qui font poser quelqu'un pour ne pas perdre la main. Tarif assez dérisoire. Ambiance studieuse, mais à la cool. J'adhère !

Attention, les places se méritent. Il faut arriver tôt pour espérer se trouver une place correcte.

Dur à supporter : l'artiste à ta droite qui applique les ombres et la couleur quand toi tu galères encore avec la silhouette. On t'a pas dit de peindre un tableau, mec. Arrête de te rengorger.

Bref. C'est le début d'une grande histoire d'amour parisienne entre les Ateliers libres de la Grande Masse et moi.

J'ai pris beaucoup de plaisir à dessiner les très gracieuses poses de Lily Sly, modèle d'art à plein temps qui oeuvre activement pour la démocratisation de son métier.
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