23 févr. 2017

Map of London






Londres, à l'image de son statu de capitale européenne et même mondiale, est une ville tentaculaire et recèle de 10 001 choses à voir à revoir. Il n'est clairement pas possible de tout visiter en une fois. Et même ses habitants continuent à découvrir certains de ses aspect au bout de dizaine d'années de cohabitation.

J'ai toujours eu du mal à me donner une vision d'ensemble de Londres. Comme si je situais mal les boucles et les détour de cette ville clairement organisée autour de la notion de ses points cardinaux. Mais la dessiner, c'est idéal pour mieux l'apprendre.
Ci dessus une carte évolutive, crée par mes soins, que je complèterai en fonction de mes visites dans la capitale anglaise.


Quelques ressources 

_____________


Vraie map de Londres (mais moins graphique que la mienne !) : ici
London map tubes : ici
Map des zones de Londres : ici

Petit guide évolutif des choses à voir et à revoir, les plus touristiques et les plus insolites.


Hi there, I'm a tourist !


- Big Ben & the Parliament House : extrêmement touristique, ça grouille de monde, de trafic, de bus dans tous les sens. Préférer y aller à heure pleine, pour entendre la tour de l'horloge sonner le nouvel horaire. Le parlement se visite.
Metro Westminster.

- Westminster Abbey : à deux pas de Big ben, une magnifique église gothique à l'envergure de cathédrale se dresse de toute sa hauteur et pulvérise les lieux de sa beauté. Lieu de couronnement de la royauté britannique, très touristique, l'église se visite, moyennant finance, £20 le tarif d'entrée. Pour moi ce fut toujours merci mais non merci.
Metro Westminster.

- Buckingham Palace : le lieu de résidence de la reine d'Angleterre et de la famille Windsor. Outre la beauté du bâtiment, l'attraction évidemment c'est l'accoutrement des soldats (coldstream guards) avec leur fameuse toque en poils d'ours (le bearskin) forcés au flegme de l'immobilité. A heures fixe, ne pas manquer la relève de la garde, qui est assez spectaculaire. Buckingham palace se visite évidemment, et moyennement environ £21 tu peux visiter le faste du palais et de ses jardins. Personnellement j'avais adoré la visite et trouvé que l'investissement valait largement le coup.
Metro St James's Park.

- Picadilly Circus : un des lieux les plus connus, à l'embranchement de cinq des boulevards les plus névralgiques de Londres, il s'agit d'une place résolument moderne avec écrans géants, abritant de nombreux shop à touristes. Picadilly Circus doit sa renommée au fait qu'elle était considérée autrefois comme le centre de l'empire britanique.
Metro Picadilly Circus.

- Trafalgar Square : autre place très connue, plus vaste, pensée comme un lieu de réunion, où se rassemblent les touristes mais aussi les mouvement de foules où le droit à la parole politique leur est accordé, dans la même veine que le Speaker's corner d'Hype Park. Reconnaissable à sa statue sur la colonne, elle débouche immédiatement sur Westminster et abrite en son flanc le célèbre musée National Gallery.
Metro Charring Cross.

- Tower Bridge : une des images les plus emblématiques de Londres, son plus fameux pont à l'architecture très caractéristique, construit sous le règne victorien pour désengorger la ville. A voir absolument, il ne se lasse pas de toujours faire effet. A noter que tu peux camper longtemps pour avoir la chance de le voir se lever/ s'abaisser, son activité se raréfie avec les années. A noter que le pont se visite, je ne le savais même pas, pour la modique somme de £8 on dit que le point de vue vaut le coup d'oeil.
Metro Tower Hill, le plus proche. Mais je te suggère le métro London Bridge et 5 min de marche pour une vue plus lointaine mais plus fascinante !

- Tower of London : A deux pas du Tower Bridge, la tour de Londres, une vieille forteresse du XIIème siècle, ancienne résidence des rois, plus tard transformé en prison, constitue aujourd'hui un musée prisé des visiteurs avides de venir y admirer les joyaux de la couronne. Pour £22,50, la visite certes chère, vaut largement le coup : ce n'est pas tous les jours qu'on peut observer de ses yeux l'imperial state crown en plus des autres attributs d'apparat de la couronne britannique. En prime, lors de ma visite, j'avais eu droit à une exposition sur les bijoux royaux de la reine, autant te dire que j'avais eu bien de la chance.
Metro Tower Hill.

- Hyde park : Immense parc au coeur de la ville, on y croise les fameux gang d'écureuils qui n'ont pas peur de l'homme, le Speaker's corner et la paix procurée par ses arbres verdoyants.
Metro Knightbridge / Marble arch / Lancaster Gate / Queensway, t'as le choix...

- St Paul's Cathedral : un peu moins connue que les lieux cités plus haut, la cathédrale St Paul, située dans le quartier autrefois historique de la City, est la quatrième construction de cathédrale de la ville, les précédentes ayant été détruites au cours de l'histoire, dont la dernière lors du grand incendie de Londres. Pour la visiter il faut s'acquiter d'un cout de £16, autant te dire que je m'en suis toujours abstenue.
Metro St Paul's station.



Visit like a londoner !



Cool Streets
____________

- Regent St : Une de mes rues préférées de Londres. A l'embouchure de Picadilly Circus, les bus s'y engouffrent dans un joli bal très rythmé. La particularité de cette rue ? Sa construction en art de cercle, qui donne l'impression de déambuler dans une alcove, alors que tu frappes le pavé d'un boulevard.
Metro Picadilly Circus.

- Carnaby St : Une petite découverte assez chouette. Petite rue nichée entre des grandes, les shops à vitrines se succèdent les uns aux autres, pour le plus grand plaisir des touristes : on y croise du tradi bien british autant que du moderne et du design, le tout à prix attrappe-touriste.
Metro Oxford Circus.

- Portobello : Mon endroit préféré de Londres. Cette longue rue, magnifique, abrite des shops tout aussi magnifiques. C'est beau, c'est beau, c'est beau ! C'est arty, c'est moderne, c'est vintage, c'est stylé. A ne pas rater : le grand marché du samedi, où les boutiques installent des étals dans la rue rendue piétonne pour l'occasion. La brocante d'argenteries m'a vrillé les yeux et les robes étaient plus belles les unes que les autres. Attention forte affluence touristique, malheureusement, et des prix exhorbitants.
Metro Nottinghill Gate.

- Brick Lane : Un mot d'odre : vintage. Brick lane, c'est un grand axe où se pressent les foules le dimanche matin. Et pour cause : c'est jour de marché. Le lieu qui se distingue déjà en temps normal, se pare de ses meilleurs atouts. Créateurs, foodies, objets improbables... Il y en a pour tous les gouts. C'est branché, ça bouge, c'est jeune, c'est vintage et alternatif. A ne pas rater : Old Spitalfields Market et Boiler House food market.
Métro Aldgate / Aldgate East.


Cool Places
____________

- Covent Garden : Plutôt bien connu des touristes, ce très fameux quartier londonien qui bouge, un poil plus historique que les autres quartiers animés, c''est un peu et surtout le quartier des comédies musicales. Petit Broadway anglais, les grands succès des planches n'y désemplissent pas. Les boutiques sont nombreuses et sympa, indépendantes pour un grand nombre d'entre elles, et l'ambiance animée et festive est un régal, sincèrement, pour les shops comme pour les restaurants et cafés. A ne pas rater, le grand marché couvert Covent Garden Apple market, où en plus de déambuler dans un lieu de toute beauté, tu risques de trouver de quoi te faire des cadeaux anglais.
Metro Holborn / Covent Garden.

- Shoreditch : Le quartier du street art et du vintage. On y croise quelques touristes, essentiellement des jeunes. Tout y est particulièrement stylé, hipster. La faune ambiante y est créative, originale et plutôt bohême. Les gens qu'on y croise sont haut en couleur, il m'est arrivé d'en dévisager de nombreux, leur sens de la mode aussi beau qu'étonnant. Fripperies, cafés bohêmes, disquaires et galeries d'art, l'ambiance est alternative, artistique et décontractée. J'ai juste adoré. A ne pas rater : Brick Lane, de préférence le dimanche.
Metro Old Street / Aldgate / Liverpool Street

- Camden Town : Ambiance rebelle : rock, punk, gothique. Camden c'est la coolitude comme tu n'en croisera que peu sur terre. Le mot d'ordre : excentrique. Camden c'est le lieu des mouvements de contestation. Boutiques de tatouages, piercing, la mode est reine à Camden. Les boutiques aussi hallucinantes que les gens qu'on y croise valent sacrément le coup d'oeil. Bordés de canaux fleuri, son grand marché attire autant les touristes que les londoniens et le week end le lieu est noir de monde. L'ambiance est cool, bordélique, un peu folle. C'est haut en couleur, ça déborde de vie et c'est hallucinant pour les yeux. Un de mes quartiers préférés. Evidemment, il faut adorer les mouvements subversifs des années 70 pour être séduit par les lieux.
Metro Camden Town.

- Kensington : Un des plus beaux quartiers de Londres, chic et grandiose, qui abrite le quartier français (South Kensington) d'ailleurs au passage, sans chauvinisme. On ne va pas se mentir, ça sent le posh, ça sent l'argent, ça sent le "quand je serai grande je veux habiter à Kensington". Bref tout est sublime, luxueux, les alignements de façades victoriennes sont à tomber... Un vrai plaisir d'y déambuler, mais attention, tu risques de rentrer chez toi en mode "je ne pense qu'à l'argent" pour plusieurs jours consécutifs. A ne pas rater dans le quartier : le musée Victoria & Albert.
Metro High Street Kensington / South Kensington / Nottinghill Gate / Goucester Road / Holland Park / Earls Court

- Soho : Le quartier le plus animé de Londres. A deux pas de Westminster, ce n'est pas tant sa vitalité, mais plus son caractère sulfureux qui l'a rendu célèbre. A mi chemin entre Pigalle et Marais parisien, mais en plus rock, Soho c'est aussi le quartier gay de la ville, et il n'est pas impossible de croiser le chemin de la prostitution entre les restos, les clubs et les théâtres. On y trouve des boutiques franchement cool, dont un très chouette shop de magazines issus de la presse du monde entier. Soho c'est aussi un quartier très cosmopolite et l'habitacle du chinatown britanique, pittoresque à découvrir. On y trouve encore un peu de l'esprit artistico-bohême qu'il y régnait au 19ème.
Métro Tottenham Court Road / Leicester Square.

- Notting hill : On ne présente plus le très chouette quartier de Notting Hill, rendu célèbre par un film à la con les tons pastels de ses façades victoriennes. Notting Hill, devenu plutôt touristique, a des allures de conte enchanteur. Calme et verdoyant, chic et très hipster, c'est aussi le quartier des antiquaires, un véritable plaisir pour les yeux, mais pas vraiment pour le porte monnaie. Tout ou presque y est hors de prix, mais quel bonheur d'arpenter Portobello pour le marché du samedi... Très touristique, et très fréquenté, il faut quand même nager entre les têtes pour se faire une place. Au moins d'août, ne pas rater le carnaval de Notting Hill, un des plus beaux du monde.
Métro Notting Hill Gate / Shepherd's bush.

- Little Venice : (Paddington / Maida Vale) : grand absent des guides touristiques français, Little Venice n'est pas très connue. Petite embouchure d'un canal bordée de péniches habitées, la balade est pourtant pittoresque, étonnante et franchement relaxante. J'ai adoré, personnellement. Encore une des facettes les plus étonnantes de la ville de Londres. Le canal s'étend de Paddington jusqu'à Camden.
Métro Paddington / Metro Camden Town.

- Brixton : quartier populaire en pleine ascension, tu n'y croiseras pas de touristes : se balader à Brixton la nuit n'est pas très rassurant, pour être franche. Mais le lieu monte, et quelques petits endroits branchés particulièrement chouettes comme le Pop Brixton ainsi que de bonnes salles de concert fleurissent et l'ambiance afro-caraïbes a toute ses chances de séduire les moins habitués du brassage de cultures et de la misère sociale (pas les marseillais, donc). A Brixton, berceau des jeunes années de David Bowie et les déclarations d'amour à l'artiste récemment décédé se multiplient sur les murs.
Metro Brixton.



Art Museums


- National gallery : Le musée des beaux arts de Londres. Peinture classique. Dans un dédale de salles académiques, on y trouve du Van Gogh, du Michel-Ange, du Velasquez, du Rembrandt, du Van Eyck, du Botticelli, du De Vinci, du Monet, du Renoir... 
Gratuit pour la permanente !
Métro Charring Cross.

- National portrait gallery : Plus petit que son confrère -et bien moins rigide- le National Portrait articule son exposition à partir de portraits des gens qui ont façonné Londres à travers les âges. Classique et moderne à la fois, une vraie bouffée d'oxygène.
Gratuit pour la permanente !
Métro Charring Cross.


- Tate Modern : Musée d'art contemporain de la ville, on y trouve des toiles de Magritte, Dali, Modigliani, Malevitch, Pollock, Picasso, Warhol et Lichtenstein, pour ne citer qu'eux. Façon musée Beaubourg de Paris, difficile d'être déçu du lieu. L'intérêt réside souvent dans les expo temporaires. Gratuit pour la permanente !
Métro Blackfriards / Southwark

- Tate Britain : Musée d'art exclusivement britannique, de la Renaissance à nos jours. Moins connu que les autres, on y admire la plupart des chef d'oeuvres pré-raphaélites et une grande partie de l'oeuvre de Turner.
Gratuit pour la permanente !
Métro Pimlico

- Victoria & Albert : Musée des arts décoratifs de Londres. Musée éclectique où tous les domaines de l'art sont représentés, pas seulement les tableaux, mais aussi la mode, l'architecture, le design d'objet, la faïence et la tapisserie. Très interactif, ses immenses murs en offrent pour tous les gouts. Une très bonne surprise.
Gratuit pour la permanente !
Métro South Kensington.

- British Museum : Musée d'archéologie et des civilisations, un des plus beaux/ vieux musées du monde à voir absolument dans sa vie. Comparable au Louvre, une visite exhaustive n'est pas possible, sous peine d'y passer des jours. On mesure aussi la grandeur de l'empire britannique avec ce musée, dont les archéologues ont ramené de précieux vestiges du bout du monde, parfois même des murs entiers (sacré pilleurs...). On en prend plein les yeux.
Gratuit pour la permanente !
Métro Russel Square / Tottenham Court Road.

- London museum of design : Nouvellement réouvert, encense le design contemporain sous toutes ses formes, design industriel et graphique, vestimentaire, mobilier et architectural.
Gratuit pour la permanente !
Métro High Street Kensington.

- The Royal Academy of arts : Musée d'arts visuels. Une institution anglaise, conduite par un fond privé. A ne pas rater en été : la Summer exhibition, consacrée aux artistes contemporains.
Métro Picadilly Circus.

A noter : The London Art File, une très bonne référence en matière d'art.
"what's on, what's new and what's happening at London's museums and galleries."
A consulter absolument avant tout séjour à Londres pour prendre la température de ce qui s'y tiendra artistiquement lors de ton séjour dans la capitale.


Specials


- La dernière police box à Earl's court : S'il n'est pas très dur de croiser une cabine téléphonique à Londres, tu auras plus de mal à tomber sur une police box. Mais que les fans de Dr.Who se rassurent : il y a bel et bien un T.A.R.D.I.S à Londres, et il est situé à la sortie du métro Earl's court. A ne rater sous aucun prétexte.
Métro Earl's Court.

- Le lieu de tournage de la série Sherlock : La fameuse rue 221B Baker Street, avec le Speedy, où Sherlock et John ne sont jamais à court de taxis. Evidemment l'adresse ne se trouve pas à Baker Street, mais au 187 North Gowen Stret NW1 2NJ.
Métro Euston Square.

- Hunterian museum : Un musée pour les amateurs de l'étrange. A deux pas de Convent Garden, situé dans le bâtiment royal des chirurgiens. Telle une collection de cabinet de curiosité, on peut y observer des squelettes mutants, des coupes d'insectes, des pieds et des mains sectionnés ainsi que des bébés dans du formol. Attention il faut tout de même avoir le coeur bien accroché. Entre malaise et fascination, j'ai adoré la visite de ce musée, gratuite qui plus est !
Metro Holborn.




Outdoors


- Kew gardens : les jardins royaux de la couronne britannique. Loin du centre de la ville, situé en banlieue, zone 4. Sublimes serres victoriennes abritant toute une collection de végétaux tropicaux, une des plus grandes au monde. Le lieu est juste fabuleux, plutôt méconnu, mais à découvrir d'urgence ! Les £9 les mieux rentabilisés de ma vie !
Metro Kew gardens (zone 4), mais y aller en bus te reviendra moins cher.

- Richmond Park : un incroyable parc en banlieue de la ville où la nature reprend ses droits. Véritable paysage bien british comme on les croise dans les livres d'illustrations fantastique, visiter Richmond c'est tout à coup enlever beaucoup de mérite à Tolkien et à Turner, qui n'ont pas spécialement fait preuve d'imagination quand on voit ce qu'ils avaient au quotidien sous leurs yeux. Le lieu est tout bonnement magnifique et, en prime, on peut y observer des cerfs en toute liberté.
Le paradis des arbres morts en hiver !
Métro Richmond (zone 4), mais y aller en bus te reviendra moins cher.



Shopping


- Harrod's :
Celui qu'on ne présente plus. Y faire un tour est un must, ne serai-ce que pour ses vitrines, la beauté de ses murs et la part "so bristish" des produits qu'il propose. Grande marques de mode hors de prix et épicerie fine hors de prix aussi.
Métro Knightbridge.

- Oxford Street : un grand classique, des boutiques à n'en plus finir, le meilleur de la mode. Beaucoup de chaines, mais un grand nombre qu'on ne trouve pas en France. Ça fait vriller les yeux.
Métro Oxford Circus / Marble Arch.

- Sloane Square : Plutôt chic et inabordable, le shopping, mais tellement joli on s'en prend plein les yeux <3 to John Lewis.
Métro Sloane Square.

- The Strand Street : Des chaines, rien de fou. Mais à l'embouchure de Trafalgar Square, ça peut toujours dépanner.
Métro Charring Cross.

- High Street Kensington : Des chaines aussi, mais pas que. La balade est agréable, moins tape à l'oeil qu'Oxford Street, plus discrète mais tout aussi efficace.
Métro High Street Kensington.

- Westfield : Grand centre commercial couvert, façon les Terraces du port et Créteil Soleil mais en bien plus grand. Les mêmes magasins qu'à Oxford Street.
Métro Shepherd's Bush.



Next time for me


Liste d'endroits à découvrir / visiter / revisiter :

- un bibliothèque victorienne
- Canary Wharf
- Highgate cemeterry
- Neal's Yard
- Soane Museum
- Sambourrne House, 18 Stafford Terrace
- Leadenhall Market
- Saatchi Gllery
-Serpentine Gallery
- Hampstead Heath Park
- Alexandra Palace
- le Baker Street de la série TV Sherlock 187 North Gowen Stret NW1 2NJ





18 janv. 2017

Jeux de lumières aux Kew gardens

Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide
Kew Gardens London  la fiancee de l'arbre city guide




Les Kew Gardens, c'était mon idée. Sans doute une des meilleures ayant jamais traversé mon esprit.

Trouvé par hasard sur internet, la mâchoire m'en est tombée. Tant de beauté dans deux si petits mots : serres victoriennes. Hyper-ventilation. Séduction immédiate, du genre à vous faire croire au coup de foudre.

Le lieu m'a semblé irréel. Nimbé de sensualités.

Et notre après-midi arty, appareil photo en mains, figurera sans doute parmi ceux qui berceront nos vieillesses. L'émerveillement, toujours.

Peu connu des standards, les visiteurs n'ont pas pour habitude d'arpenter les Kew Gardens et même ma copine expat depuis 4 ans n'en avait jamais entendu parler.

The Kew Gardens, ce sont donc les Jardin Royaux Botaniques d'Angleterre, une des plus riches collection de plantes exotiques au monde, le tout bien entretenu sous la chaleur de magnifiques serres victoriennes.

 ◆◆◆



Pour s'y rendre, il faut quitter les zones 1-2 pour s'aventurer en zone 3-4. Une sorte de barrière psychologique dure à franchir pour les anglais du centre, car évidemment, il faut payer un petit supplément sur ton oyster card. Metro Kew Gardens, par la district line.

Tout de suite, une ambiance countryside teinte le paysage. Les maisons, alignées à la Privet Drive avec leur petite pelouse individuelle, le côté village dickensien, dès la sortie du métro.
Plein de magnifiques petits shops très anglais, botaniques pour la plupart, bordent les quais. Le long d'un marché de rue, des pâtisseries so british à £3 à ne pas rater avant de se mettre en marche une dizaine de minutes vers les portes du parc, frustrées de ne pas avoir fureté plus longtemps dans le "village", dont le charme so british aurait mérité qu'on s'y attarde.

Pour un petit £9 déboursé en tickets réservés au préalable sur le site internet, les portes des Kew Gardens s'ouvrent à nous. Le soleil est à son zénith, il est plus de midi, la lumière, pleine et pourtant feutrée, baigne les lieux de ses belles teintes d'hiver. Nous disposons de peu de temps. Il est important de garder en tête que le soleil est déjà déclinant à 16h par cette saison, et qu'il fait déjà nuit à 16h30.

Les Kew Gardens, c'est juste immense, comme en atteste le plan qu'on nous distribue à l'entrée. Difficile de tout voir en un jour. Et surtout pas avec une algodystrophie de la cheville. Il m'a fallu m'asseoir plusieurs fois, proche de l'épuisement.

Par soucis de timming et grâce à ma merveilleuse cheville, il nous a fallu privilégier les serres. Nous n'avons pas pu déambuler dans l'immensité du parc, même si un "petit train" aurait pu nous faire la visite complète pour £5.

La plus grande serre, la Temperate House, étant fermée pour rénovation jusqu'en 2018, nous nous sommes essentiellement concentrées sur la Palm House, la plus ancienne.

Sa beauté architecturale nous a coupé le souffle.

Sitôt la porte franchie, la différence de température est telle qu'on frôle le choc thermique. Gants, bonnets, écharpes : on enlève tout et tout de suite. Il fait tellement chaud qu'il est impossible de prendre la moindre photo. La buée se reforme sur l'objectif dès qu'on la nettoie et l'écran du téléphone portable perd quasiment sa fonction digitale, à cause de l'humidité.
Il aura fallu environ un quart d'heure à nos appareils pour s'adapter au nouvel environnement. Plus de buée, matériel acclimaté : let's shoot.

 ◆◆◆


Les jeux de lumières dans la verrière sont justes inoubliables, alimentés par le gigantisme de l'espace.
Les allées sont étroites, et parfois le rayon de soleil se matérialise à travers le verre.

En Novembre, il n' y a pas foule, bien que les visiteurs ponctuent parfois nos prises de vues.

Ce qui nous frappe, c'est aussi la beauté du fer blanc et de ses traces d'oxydation. Forgé d'arabesques très exotiques, style colonial, en atteste le grand escalier en colimaçon qu'il te faut absolument escalader pour dominer le panorama.

Là haut, si proche du soleil. Le monde est si beau. Tu n'as pas envie de descendre, ta condition n'est plus terrestre, tu es devenue céleste.

Avant de partir, il est d'impératif d'exécuter ce simple geste : se poster face à la porte, bien droite, les deux pieds bien ancrés au sol, dans l'alignement parfait de la lumière.

Pâmoison pour la porte en pleine lumière, apparition divine. J'aurais pu rester des heures plantée devant cette porte à observer la vie s'écouler.

Un joli moment de vie. J'ai été éblouie par la Palm House, tout simplement.


 ◆◆◆



La seconde serre, Princess of Wales Conservatory, plus récente, ouverte par la princesse Diana, n'avait clairement pas le panache d'une serre victorienne. Son design modernistes, ses dimensions modeste et la nature de ses plantes, les succulentes, enlèvent au charme initial du lieu.
J'avais plutôt l'impression de me promener dans un gentil parc. Nous ne nous sommes pas attardées.

Et puis, au fil de nos pas, nous avons croisé la route de The Hive, le monument anglais construit pour représenter le pays lors de la dernière l'exposition universelle, que j'avais eu l'occasion de croiser en 2015 à Milan.

Le soleil déclinant, on s'est dirigées vers la boutique, dont les cafés commençaient à fermer. Damn, impossible de profiter d'une tasse de thé fumante dans le froid des jardins.

En ces derniers jours de Novembre, les serres des Kew Gardens sont également parées aux couleurs de Noël. Plutôt impressionnée par ses sapins chantants, la prouesse m'en dit long sur le festival des illuminations nocturnes qui se tient tous les soirs de décembre et de janvier. Plutôt cher (£18...) il s'agit d'un parcours de 2h dans les jardins pour un son et lumière réputé plutôt impressionnant, de 17h à 22h.

 ◆◆◆





Bref, les Kew Gardens : un must to see in London, à ne rater sous aucun prétexte. J'ai trouvé les lieux franchement magiques, majestueux et inoubliables.

Au printemps, les Kew Garden sont probablement très différents, affublés de leur fleurs et d'une affluence forcément plus dense de visiteurs.
Prévoir une demi-journée pour la visite, voire une journée entière pour en visiter chaque recoin. Le petit plus ? Il est apparemment permis d'y apporter un sandwich et de pique niquer dans le parc.

P.S : Si tu as l'oeil et de bons gouts, oui, oui, oui tu t'es bien douté que ce lieu te disait quelque chose. C'est bien aux Kew Gardens qu'a été tournée la troublante scène "I like to see an extraordinary thing everyday" de la fabuleuse série Penny Dreadful ici.












Pour aller plus loin ...


- la map des Kew Gardens :  ici
- l'article d'Hello Laroux ici
- l'article de Justagirl ici
- les illuminations de Noël : ici


6 janv. 2017

Little Venice in London

little venice paddington warwick avenue london lafianceedelarbre
little venice paddington warwick avenue london lafianceedelarbre
little venice paddington warwick avenue london lafianceedelarbre
little venice paddington warwick avenue london lafianceedelarbre

little venice paddington warwick avenue london lafianceedelarbre
little venice paddington warwick avenue london lafianceedelarbre
little venice paddington warwick avenue london lafianceedelarbre
little venice paddington warwick avenue london lafianceedelarbre
little venice paddington warwick avenue london lafianceedelarbre

little venice paddington warwick avenue london lafianceedelarbre
little venice paddington warwick avenue london lafianceedelarbre
little venice paddington warwick avenue london lafianceedelarbre


Absolument peu connu des standards touristiques, il existe un quartier très fluvial à Londres, en plein centre-ouest de la ville, à l'écart de l'agitation, où le temps ne semble pas avoir de prise. Né de l'embouchure de trois canaux, creusés pour acheminer les marchandises par bateaux depuis toute l'Angleterre avant l'arrivée du chemin de fer, le lieu s'est mué en très pittoresque havre de paix.

Little Venice, c'est un très joli quartier plutôt résidentiel qui fleure bon la tranquillité de vivre. De part et d'autre, de magnifiques maisons victoriennes, so british et un calme olympien surprenant.
Côté Paddington, l'ambiance industrielle début 1900 avec ses docks abandonnés, des buildings et des bureaux. Côté Warwick avenue,  la douceur de vivre, avec ses grandes maisons et ses jardins.

Mais la particularité la plus notable de Little Venice réside dans la beauté de ses péniches habitables, amarrées à quai. Colorées, chargées en tout, bouteilles de gaz, bois de chauffage, jeux pour enfants, vélos et jardins potagers ornent leurs toits. Et puis ce flegme des capitaines à la barre de leur navire, le dos bien droit dans leur ciré bleu marine. Le tout parsemé de cette touche d'excentricité britannique que j'aime tant.

5 janv. 2017

London Adobe Creative Meet up





C'était une idée de mon expat de copine, qui avait vu circuler quelque part l'annonce alléchante d'une réunion de créatifs dans la capitale anglaise, sponsorisée par le géant de nos quotidiens de graphistes, Adobe.

On s'est inscrites pour le meet up, mail de confirmation, braclet d'invité et tutti quanti.
L'event avait lieu à Shoreditch, évidemment. Au Bike Shed, 384 old street.
A l'entrée, un vigile qui cadre les allées et venues. Es-tu sur le registre ? For which event ?
Il est intimidant, d'autant plus que les festivités ont déjà commencées, que le réseau ne passe pas et que j'ai bien du mal à joindre ma copine.

A l'intérieur, des voûtes quasi provençales, c'est assez drôle d'aller si loin pour se sentir si proche de chez soi. Petits fours, prosecco, majordomes en costard qui t'amènent le tout sur un plateau.
Avec nous, Orsola, collègue de travail de ma copine, jolie petite tchèque à l'anglais parfait sans accent qui vit à Londres depuis 8 ans, habite en zone 9 avec son boyfriend d'avocat et se fait déposer en porsche, ou galère sans oyster card pour rentrer chez elle lui, en indépendant, graphiste free lance chez Wallace.

L'ambiance est électrique. Tant de créatifs dans un si petit périmètre...

2 janv. 2017

Heartbeat at The Prince Alfred








C'est l'histoire d'un énorme coup de coeur.
Trouvé par hasard, à l'intuition, au bout d'un mauvais calcul qui m'avait fait marcher plus que de raisonnable dans le quartier de Maida Vale.

Formosa Street, c'est une petite rue, derrière le métro Warwick Avenue, où les habitants semblent tous pris dans un concours muet du qui aura la plus belle porte. C'est résidentiel mais ça rivalise de beauté. A qui aura les colonnes et les statues de lions devant la porte de sa maison. Avec les feuilles d'automne, en prime, c'est tout un pan de l'Angleterre caractéristique qui se dessine sur quelques mètres, pour le plus grand plaisir de mes yeux.

Et puis, au bout des pattés de maison, une petite placette commerçante, avec des petites lumières de Noël. Il n'est pourtant pas tard, à peine 15h30. Mais nous sommes à Londres, en hiver. Il fait froid, le ciel est gris, et la lumière du soleil derrière les nuages décline déjà.

Le Prince Alfred, je ne le vois pas tout de suite, il est bien discret, niché dans un angle de rue. Mais lorsque mes yeux se posent sur ses murs, la mâchoire m'en tombe. C'est juste magnifique. A couper le souffle.

La façade, clairement "art nouveau", mon courant préféré, est tortueuse, toute de bois sculptée, faisant la part belle aux fenêtres, dont les verres se découpent délicatement dans ses interstices. Une parure d'arabesques à la mode victorienne orne les plaques de verre.

J'en tremble presque. Tant de perfection, c'est émouvant.

Intimidée, je pousse la porte, sans doute avec mon air de française seule un peu perdue, et ma dégaine un peu étrange de fille qui marche bizarrement, rapport à l'algodystrophie à ma cheville droite, celle la même qui me pousserait presque à m'inscrire à la zombie walk d'autorité, juste pour la ressemblance.

Le lieu est grand. Les plafonds sont immenses, ornés de sublimes boiseries sculptées. Immédiatement, je me sens hors du temps.

Mes yeux s'accrochent à tous ces petits détails, qui rivalisent de richesse, les uns avec les autres.
Mille regrets m'assaillissent. L'appareil photo laissé dans son étui, parce qu'il menaçait de pleuvoir.
Idiote, idiote, idiote.

Je ne sais pas si je dois directement aller m'installer, ou me diriger vers le comptoir. Les décorations de Noël n'ont pas besoin d'être posées, les murs tamisés, cosy, sentent déjà l'hiver. Le lieu est calme, plutôt désert.Il y a cette fille qui travaille sur son mac près de la cheminée, et ce mec, en costard, en plein appel téléphonique, une bière à la main. Quelques sièges plus loin, un étudiant dans son pull jacquard lit paisiblement son livre.

Poussée par mon intuition, je me dirige vers le comptoir, dans l'espoir d'y apercevoir une carte des thés. Le temps d'enlever mon bonnet à pompom et de desapplatir mes cheveux pour faire bonne figure, la serveuse plante déjà ses yeux d'anglaise dans les miens.



"- Hi there !

- Hi. 


- What would you like ?


- I'd like some tea, please".


- Ok. Have a seat, I'll bring that to you"
, ou quelque chose du genre, elle a parlé très vite et a disparu aussitôt.

J'observe la disposition des tables. Ornées de couverts, prête à accueillir les clients pour le dîner. Même s'il n'y a pas d'heures pour le dîner, ici. On mange à midi comme à 16h un repas digne de ce nom en Angleterre. Essaye de commander des spaghettis à 16h30 quelque part en France.
D'autres tables se dessinent, flanquées de fauteuils devant la cheminée, au milieu du passage, avec la vue sur un beau portique.

A vrai dire, ce portique, son éblouissance, avec ses allures de contes enchanteurs, me vrille les yeux. Pan de mur de bois sculpté, richement, près des fenêtres art nouveau, ça a l'air de donner sur une autre salle. Et pourtant, mes sens me trompent. Je plisse les yeux. L'entrée pour le franchir, c'est une porte. Une porte d'un mètre de haut, tout au plus. Une porte de hobbit. Sérieusement ? Pour de vrai ? Une porte de hobbit ?

J'y engage mes pas prudemment, toujours plus séduite par l'omniprésente pointe d'excentrisme qu'on ne trouve que chez les anglais, jusque dans les moindres détails. Peut-être que ces dimensions absurdes sont faites pour être dissuasives. Je vais me faire rabrouer en anglais, à tous les coups.
Mais l'envie m'étreint bien trop d'en voir plus. Alors je m'y aventure, arque ma silhouette et traverse la porte de hobbit.

De l'autre côté du mur, telle Alice qui tombe dans le terrier du lapin, je découvre un autre monde une autre salle. Toujours plus de bois sculpté, toujours plus de silence et de beauté. La pièce est constituée étrangement, fourmille de recoins le long des courbes du bois. On s'y sent cosy, comme niché dans l'angle d'une conception du monde différente, plus ancienne.

Je m'assois sur la banquette aux faux airs de fauteuil récamier et caresse le bois de la table, lourd, abimé. J'allonge ma jambe, discrètement, sur une des chaises voisines. La cheville, au supplice, me remercie.
Près de la fenêtre, le froid est dense. Le double vitrage, ce n'est pas quelque chose qu'on a l'air de vouloir maitriser, dans ce pays. Alors je m'enroule dans mon écharpe plaid et ajuste mon manteau sur mes épaules, comme une cape.
Little strange french girl, doivent-ils se dire.
La serveuse me sort de mon alcove. A travers la lucarne, elle pousse vers moi la théière et son nécessaire. Une tasse, une soucoupe, un broc, un bocal, un teapot en inox.
Je savoure le thé fumant, earl grey servi avec du lait.
Unanimement, je me sens bien. Vraiment bien.
Les minutes passent, puis l'heure se fond dans la suivante. Je découvre le vrai sens des mots sérénité, plénitude et volupté.

Il fait déjà nuit, mais il est encore tôt. Progressivement, l'ambiance change. Des bruits de vaisselle s'entrechoquent, quelques murmures peuplent le silence et la musique augmente en décibels.
La faim se rappelle à moi. C'est vrai que je n'ai pas eu le temps de manger, à midi. J'hésite un moment. Puis me lève, et me dirige vers la lucarne, avant de jeter un coup d'oeil à la carte.
Ni une, ni deux, la serveuse replante de nouveau ses yeux d'anglaise dans les miens.

" _ What's for you, darling ?

_ Mmmh... Can you advice me ?

_ What would you like ?

_ I'd like to eat now. But not a dessert. Some snacks. Oh, and vegetarian, please.

_ Ah ah ah, vegetarian, you don't know what you're missing.

_ Oh, yes trust me I do.

_ Let's see... You have the risotto here... But it's a full dish, not a snack, and it's a little expensive, so maybe not.

_ Mmmh... Ok, I take the risotto.

_ You sure ? Not too expensive ?

_ Yes,  I don't care : I go back to France tomorrow."

Elle rit, et disparait derrière le comptoir.
Je me rassois, et rallonge ma jambe.

Une espèce de lourde nostalgie me tombe sur les épaules. Le moment est brisé, parti, terminé.
Je ne sais pas ce qui m'attriste. La fin de ce moment de paix hors du temps, ou la perspective jamais vraiment heureuse de savoir que le séjour prendra bientôt fin. Je me sens comme en sursis.
J'attends ma commande en gardant les yeux sur la montre. Je n'ai plus qu'une petite heure devant moi. Je ne suis plus concentrée, le moment ne m'appartient plus, le bien être s'est enfui, l'espace de quelques mots.

On me sert le risotto. Cette fois-ci, en mains propres.
J'hume la délicatesse du fumet qui s'en échappe. Mushrooms, beetroot and pumpkin. Une explosion de saveurs qui me fond dans la bouche. L'envie de se damner, la, tout de suite, de se rouler par terre, de danser la carioca tellement c'est bon. Je le déguste, et le savoure, à coup de petites bouchées. J'essaie d'immortaliser le moment. C'est le meilleur risotto que j'ai jamais mangé, dans le plus beau des lieux dont je pouvais rêver. Difficile de s'empêcher de lécher l'assiette : c'était un grand moment culinaire.

A mesure que l'heure avance, le pub se remplit. Les anglais poussent la porte, viennent savourer la bière de 18h, dès leur sortie du bureau. Je cherche le chemin qu'il me faudra prendre : j'ai rendez-vous à l'autre bout de la ville.

Trois métro et un bus. Je mémorise mon itinéraire, et me prépare au départ, non sans un pincement au coeur. Je range mes affaires, éparpillées sur la table, et me lève, puis me lance à la recherche des lavatories, pour me rafraichir le teint. En bas, au bout d'un escalier, plusieurs petites portes avec du passage. Je m'engouffre dans celle ornée d'un miroir, rajuste mon bonnet de suédoise et me passe une touche de rouge à lèvres, avant de tomber nez à nez avec la serveuse, qui pour la dernière fois, plante dans les miens ses yeux d'anglaise.

" _ Hi darling ! So was it good ?

_ Yes, it was delicious, really.

_ Good ! I told him -the cook-  "Make it good, she's coming back to France tomorrow."

_ Ah, ah, ah, thank you. I love this place.

_ Really ? Thank you ! Have a safe trip back to France !"

Tant de gentillesse dans un si petit corps...
Je quitte à regrets le Prince Alfred, le souvenir indélébile d'un beau moment de vie rien que pour moi, à me prélasser dans la sensualité d'un moment perdu.

Un petit je-ne-sais-quoi  me ferait presque douter. Cette scène était-elle réelle ? N'ai-je pas rêvé cette escapade ?

Je m'éloigne, un petit quelque chose d'étrange, fugace, au bout de le langue : la sensation qu'un génie a exaucé le voeux que je n'avais même pas osé formuler, cet après-midi.

Le froid me retombe sur les joues et mes épaules frémissent. Il fait nuit noire et je vais finir par être en retard. Cap sur Old Street, à Shoreditch. Ce soir c'est petits-fours, design and computers : on participe à notre premier Adobe Creative Meet Up.


26 déc. 2016

Sneak peek au Tate Britain

Tate Britain Londres Constable Exposition lafianceedelarbre



Pied inapte ou pas, il n'était pas question de rentrer en France sans avoir foulé les dalles d'un musée de la capitale. Le mieux c'était d'en choisir un petit, pour ne pas risquer de se défoncer inutilement.

La Saatchi gallery étant fermée les quelques jours de mon séjour pour décrochage d'exposition, je ne savais pas où me rabattre pour me procurer ma dose d'art avec un grand A.

Le Tate, l'immense Tate Modern qui demande de bien trop marcher, je connaissais, depuis des années. Et j'étais persuadée d'avoir déjà visité le Tate Britain, à l'adolescence.

Motivée par sa gratuité, j'avais envie de revoir Ophelia, de John Everett Millais, un de mes tableaux préférés de tous les temps, au point qu'il orne l'écran de mon iphone depuis une bonne petite année.


Tate Britain Londres  Exposition lafianceedelarbre


Le Tate Britain



Le Tate Britain est un musée d'art exclusivement britanique qui couvre 500 ans de production artistique anglaise, de la renaissance à nos jours.

Installé dans les murs d'une ancienne prison (classes, les prisons anglaises !) sur les rives de la Tamise, à Millbank, entre Westminster et Pimlico, le musée propose plusieurs niveaux d'expositions.

Deux ailes sont réservées à des expositions temporaires. Une rétrospective sur l'oeuvre de Paul Nash, peintre surréaliste de paysages anglais et les Turner Prize 2016, le travail de quatre artistes finalistes pour décrocher le prix 2016.

Le reste des salles, c'est l'exposition permanente. Des artistes classiques comme Van Dyck, Hogarth, Gainsborough, Constable, mais aussi des plus récents comme Francis Bacon et David Hockney.
Et bien sûr et surtout, celui qu'on ne présente plus... Turner. Une aile entière y est consacrée, considérée comme le plus gros rassemblement d'oeuvres du peintre au monde.

La permanente est gratuite, les temporaires sont payantes.

Il n'y a pas grand monde en semaine. Moins connu que ses homologues National GalleryBritish Museum et Tate Modernle Tate Britain est un musée paisible où tout est fait pour passer un moment agréable.




tate britain london sargent millais rossetti ophelia 16thcentury pre raphaelism



Sneak Peek de la Permanente



Sneak Peek parce qu'il n'était pas réaliste de prétendre pouvoir se faire tout le musée avec une algodystrophie de la cheville droite. J'ai déambulé dans une petite partie de la permanente, celle qui s'est engagée sous mes pas.

Je me suis attardée sur la première salle, celle dédiée au 16ème siècle. Ce sont de nombreux portraits de femmes à collerettes sur fond noir, façon règne tudor "Mary Stuart queen of Scots", certains étonnamment graphiques comme The Cholmondeley Ladies. Tous anonymes, seulement estampillés "école anglaise du 16ème siècle".
Parmis celles qui m'ont frappé la rétine : A young lady aged 21.
Pas forcément amatrice de cette période historique, j'ai été fascinée par le petit quelque chose de peinture flamande qui se dégageait de cette salle. Surement pour l'omniprésence du noir, et du contraste qu'il offre sur la lumière des visages. Les personnages sont un peu figés, graphiques. Leurs parures regorgent de détails précieux, magnifiques. J'y ai retrouvé des accents de la Gemäldegalerie berlinoise que j'avais juste adoré.

J'ai passé les allées du 17ème. C'est fou ce que l'époque perruque et frousfrous me laisse indifférente. Pareil pour le 18ème. Cuirassiers, canons et baillonettes sur grandes scènes de guerre, ça n'a jamais été ma came.

Et puis, au bout de quelques salles, mon bien aimé 19ème siècle. 

D'abord John Constable. 
Avec Ruins of Hadleigh Castle.
Constable, c'était le grand rival de Turner, celui qui perdait toujours face à lui. Le moins talentueux des deux. Ça aurait rendu malade n'importe qui, de toujours se faire dépasser par un gros porc mysanthrope. Si Turner s'inscrit dans l'histoire de l'art en tant que grand maître et peintre majeur, charnière et fondateur de l'impressionisme, Constable garde sa renommée globalement entre les frontières de la Grande Bretagne et se cantonne au mouvement romantique, bien que certains de ses ciels annonçaient peut être un une pointe d'impressionisme. 


Puis John Singer Sargent. 
Avec Le portrait de Madame X. 
Une huile inachevée, d'une sensualité folle, un joli travail des mains, un air guindé, un nez hautain, une robe à tomber.

Et Carnation, Lily, Lily, Rose.
Un tableau printanier, magnifique, calme et paisible, décliné sur tous supports à la boutique du Musée, très apprécié des japonais d'après leurs achats également.

J'ai regretté de ne pas avoir (re)vu le magnifique Ellen Terry as Lady Macbeth, sans doute prêté quelque part, qu'on avait eu la chance de voir débarquer à Marseille en 2010 lors de l'exposition De la scène au tableau au Musée Cantini. { Mais si, souviens-toi. La fameuse exposition avec des tableaux connus prêtés par les musées de toute l'Europe qui avait fini faire parler d'elle parce qu'un con de marseillais avait eu la bonne idée de voler un Degas. Pour une fois qu'on faisait confiance à Marseille et qu'on lui envoyait de vrais tableaux dignes de ce nom... }

Mais surtout, surtout, l'immanquable.
La salle des pré-raphaélites. 
Un de mes mouvements artistiques préférés.
Court, peu connu et so british. D'une finesse et d'une élégance rare. Luminosité, féminité, volupté.

Et la voici, la voilà.
Avec John Everett Millais. 
Ophelia.

J'ai pu l'admirer pour ce que j'ai identifié être la première fois : tête de conne, tu n'étais jamais allée au Tate Britain.
J'ai ressenti beaucoup de plénitude, même si le moment m'a paru entravé.
Ophélia n'est pas si grande, et ces arcs déstabilisent : à quoi servent-ils ? Pourquoi ne pas avoir tout simplement conservé le format traditionnel rectangulaire ?
Les nombreux tableaux accrochés tout autour perturbent la lisibilité de la toile. On ne se sent pas en tête à tête avec Ophelia. Ce n'est pas intimiste. J'ai regretté cet aspect.
Les couleurs, l'élégance, la posture sont pourtant magnifiques. On a envie de terriblement s'approcher. On voit pourtant mieux sur internet, en 7000 x 7000 px la flopée de détails brodant la perfection de ce tableau.


Puis Dante Gabriel Rossetti.
Avec Beata Beatrix.
Une autre figure de proue du mouvement préraphaélite. Le modèle, c'est la même femme qu'Ophelia. Elizabeth Siddal, le modèle préféré des préraphaélites, peintre elle aussi.
Ce sont les couleurs qui fascinent. Ce vert caractéristique et cette sensation de transe spirituelle dans le coucher du soleil.

Beaucoup d'autres toiles preraphaelites arpentent les murs de la Tate Britain, comme Lady Lillith, Proserpine, The bride, La Ghirlandata, de Rosseti également.


Les autres découvertes sur lesquelles je ne m'attarderai pas sont pourtant nombreuses. Il y a tant de tableaux qui se côtoient les uns les autres dans ces pièces tapissées jusqu'au plafond de cadres, pour la plus grande injustice des choses : ce sont évidemment ceux à hauteur des yeux qui captent l'attention du public. Les autres sont condamnés à reposer dans l'indifférence, en simple parure de catalogue.

J'ai beaucoup regretté de ne pas avoir eu la force de marcher jusqu'aux Turner, que j'aurais adoré admirer. L'exposition aixoise de l'été Turner et la couleur dont je parlais ici m'avait mis l'eau à la bouche.


Bonus




  • A savoir : A deux pas du Tate Britain, Millbank Pier : le quai pour prendre le bateau vers Canary Wharf. Attention la station n'est pas une emblématique, donc pas souvent desservie, et pas directe pour Canary Wharf.

  • Et sinon :  un beau site référence que j‘ai découvert via une de mes publications instagram : londonartfile, what's on, what's new and what's happening at London's museums and galleries. Répertorie tout ce qui se passe artistiquement dans la capitale anglaise, même dans les petites galeries et les quartiers périphériques.

  • Une liste exhaustive de tous les tableaux préraphaélites : ici

  • Le tableau pinterest inspiration "pre raphaelism" de Louise Pandora : ici & une foison d'autres tableaux pinterest : ici



◆◆◆


Tate Britain
Millbank, Westminster, London SW1P 4RG (Métro Pimcilo/Vauxhall/Westminster
http://www.tate.org.uk/visit/tate-britain/
Tous les jours 10h-18h 
Expo permanente gratuite.


22 déc. 2016

Plaisir des papilles à Londres


beany green manger a Londres plaisir papilles


Parce que Londres est peut-être la capitale de la gastronomie, la cuisine dans cette ville, à l'image de ses habitants, cosmopolite, est à couper le souffle : de mémoire d'estomac, je n'ai jamais aussi bien mangé que lors de ces séjours dans la capitale anglaise, rapport au fait que les découvertes sont possibles à tous les coins de rues, et que l'Angleterre, très veggie friendly, a la particularité de proposer une carte si riche de plats végétariens que le choc est rude pour mes papilles...

Quelques bonnes adresses :)

 Beany Green
_____________

Un café australien qui propose de très cool brunchs, le samedi comme le dimanche. Situé en plein Little Venice, à deux pas de la maison, c'est une habituée qui nous a indiqué l'adresse. Et ce fut un gros coup de coeur que le Beany Green ! Dans un cadre chaleureux, de la cuisine inhabituelle "healthy food, sexy salad and beautiful cocktails" nous est servie.

Sur le comptoir, le staff a carte libre pour te communiquer quelques petites choses. Ça va du Joyeux Noël, au cout de gueule contre la reine qui refait la déco de Buckingham au frais du contribuable, et on te propose même de voter pour la pire chose de 2017 : le Brexit, la présidence de Trump pour la 3ème guerre mondiale.

J'ai commandé un Avocado Charcoal et n'ai pas été déçue du voyage : Mon assiette de toast d'avocat et oeuf mollé sur du pain de charbon (charcoal sourdough), le tout relevé de cacahuètes et d'épices inconnues était juste inoubliable.

Suite à mon cliché sur instagram, le restaurant m'a proposé de participer à un concours pour gagner un brunch pour deux personnes, une initiative qu'ils ont l'air de lancer tous les mois. Et pour cause : Beany Green (à Paddington) avec le Daisy Green (à Marble Arch) forment une chaîne de restauration qui ouvrira prochainement son troisième restaurant, le Timmy Green à Londres.
Bref, un très chouette endroit, goûtu, inhabituel, healthy, pas très cher et super agréable. Je recommande !
Beany Green Unit 6C, Sheldon Square, London W2 6EZ,



pop brixton manger a Londres plaisir papilles

 Pop Brixton
____________

Pop Brixton c'était le lieu à choisir d'investir pour un samedi soir.
Situé dans le quartier montant de Brixton, au Sud de Londres, c'est au bout d'une rue un peu coupe gorge, pas la plus chic de Londres, que se trouve ce bâtiment construit par superpositions de conteneurs.

Univers alternatif, dress code décontract', grosse qualité gustative, on a chillé sur des tables, de jolies lanternes au dessus de nos têtes dans une ambiance électrique.

Musique, mode, cuisine, danse...

C'est festif.

J'ai carrément retrouvé l'esprit de la Friche de la Belle de Mai marseillaise, en plus pointu, et plus cosmopolite.

L'ambiance est plutôt jeune, bobo, décontract, branchée et pourtant loin du phénomène de gentrification. Au milieu des stands de food, quelques concept stores. Vêtements, chaussures, sacs et objets déco.

Et puis dans la grande salle, à ciel presque ouvert, le brouahaha de centaines de personnes, une cigarette au bord des lèvres, buvant des verres avec leurs potes, le tout face à une scène où se trémousse une chanteuse,

Culinairement parlant, Pop Brixton est un must. On n'y va pas que pour l'ambiance, non, non, non. On y va aussi et surtout... Pour la cuisine, car Pop Brixton c'est la cuisine du monde entier. A la façon d'un grand food market, des dizaines de stands se sont investis des conteneurs et proposent de savoureux plats d'à peu près tous les pays du monde. Mexicain, allemand, ghanéen, italien, américain, chilien, chinois, australien...

Comme partout en Angleterre, on trouve du végé très facilement, pour le plus grand plaisir d'une catégorie grandissante de la population mondiale.

Moi j'ai arrêté mon choix sur les ramens de Koi Ramen, et je n'ai pas été déçue du voyage : c'est simple, je n'en avais jamais mangé d'aussi bonnes. Tout simplement succulentes, j'aurais léché mon bol jusqu'à la dernière goutte, et le bras du cuisinier avec, si la bienséance ne m'en avait pas empêchée.

Un peu plus loin, un stand de drinks. On y sert du Bloody Mary, du Gentleman je sais plus quoi, le tout préparé sous tes yeux, avec des aliments healthy. Moi j'ai pris un Green power, un mélange de pommes, de kale et de citron au gin.

Pop Brixton c'était beau à voir, chouette à entendre, cool à sentir, délicat à respirer et inoubliable à goûter : Bref, on s'en est pris plein les sens. A faire absolument.

Attention : prévoir de l'argent liquide. Ils sont pas tous équipés d'un appareil à CB. Pour £12 tu t'es fait un plat de ouf avec un cocktail. Une adresse à retenir, définitivement !
Pop Brixton 9 Brixton Station Rd, Brixton, London SW9 8PQ


boiler house food hall manger a Londres plaisir papilles


 Boiler house food hall
____________________

Plutôt bien caché dans le très chouette quartier underground de Brick Lane, Boiler house food hall, c'est un food market de qualité qu'on ne fréquente pas pour la beauté du lieu, mais pour sa qualité culinaire.

Encore un grand concentré de stands de la cuisine du monde. Ethiopie, Chine, Salvador, Italie, Suisse, ... Les saveurs du monde entier à portée de main, toujours aussi respectueuse des végétariens.

Moi j'ai arrêté mon choix sur le stand turc, (ô sacrilège à mes ancêtres) où j'ai dégusté un golzeme aux légumes franchement savoureux. Recette typiquement turque qui m'avait fait saliver sur le blog de Cuisine moi un mouton, j'ai pu finalement gouter sa version traditionnelle : il s'agit d'une sorte des crêpe salée à la farine et au yaourt, fourrée de légumes du soleil, servie avec une salade de betterave et de choux. Vraiment fameux, festin pour £5.

Un peu le même principe que le Pop Brixton mais en plus cheap, l'idée c'est plutôt de manger sur le pouce. S'asseoir est par contre un peu compliqué surtout quand il fait -12° pleut dehors.
Boiler house food hall 91 E1 6QL, Brick Ln, London E1 6QL




Les pub anglais 



the prince alfred manger a Londres plaisir papilles pub anglais british


Le Prince Alfred 
_______________

Mon grand coup de coeur du séjour. Un endroit magnifique, aux boiseries atypiques, so british, un accueil chaleureux, une cuisine gouteuse : pâmoison pour le risotto aux champignons, betterave et citrouille. J'ai adoré m'y poser, j'ai rechigné à le quitter, et viendrai en re-saluer les murs lors de mon prochain passage à Londres.
The Prince Alfred 5A Formosa Street London W9 1EE


the duke of kendal manger a Londres plaisir papilles pub anglais british


 The Duke of Kendall
__________________

Tombé par hasard sur ce pub très british, bien situé entre Hyde Park et Marble Arch. La déco est magnifique, tout de bois sculpté, l'ambiance hivernale est au rendez-vous  et les plats, plutôt traditionnal british, sans être à tomber par terre sont quand même très bons, comme en atteste mon bon souvenir de la vegetables pie avec sa salade.
The Duke of Kendall 38 Connaught St, London W2 2AF

the churchill's arms manger a Londres plaisir papilles pub anglais british



 Le Churchill's arms
_________________

Le plus beau pub de Londres, situé dans le quartier de Nottinghill. Ses façades, toujours fleuries ou végétales, sont inoubliables, et l'intérieur est d'une beauté scandaleuse, avec son amas d'objet tous plus british les uns que les autres, suspendus au plafond. Bâti en 1750, les grands parents du grand Churchill le fréquentaient assiduemment. On raconte qu'aujourd'hui de nombreuses célébrités en ont fait un de leurs lieux de prédilection.
S'il est un endroit où manger à Londres, ce serait assurément celui-là.
Attention : réservations fortement conseillées si tu ne veux pas te retrouver frustrée, l'endroit est très populaire, et franchement très plein, du coup. 
The Churchill Arms 119 Kensington Church Street London W8 7LN



Les chaines de restauration rapide 



Une des choses étonnantes à Londres, c'est son incroyable quantité de fast food, instaurés à tous les coins de rue, incitant les londoniens à facilement attraper un repas en sortant du boulot. Le nombre d'enseignes est très surprenant pour des yeux français, plutôt habitués au Mc Do et autres horreurs gastronomiques. A Londres, la dirty food est peu à peu chassée du paysage.

Le truc assez surprenant, c'est la façon dont tu payes un supplément si tu manges sur place. Mais ce qui l'est plus encore, c'est que si tu payes le tarif à emporter et mange ta commande sous leurs yeux, ils ne te disent rien. Testé à chaque endroit.


la pain quotidien manger a Londres plaisir papilles fast food british


Le pain quotidien
_______________

Une valeur sure, et vraiment agréable. Chaîne de restauration belge aux traditions bien françaises, le pain quotidien, entre le fast food et le restaurant, c'est l'assurance de déguster quelque chose de bon dans un cadre au design rustique, comme on aime à les apprécier, pour les valeurs auxquelles il nous renvoient. Petit-déjeuner, sandwich sur le pousse, repas du midi, gouter du 4h, l'offre est variée, toujours délicieuse, et la particularité du pain quotidien outre-manche, c'est le fait de proposer une carte de plats qu'on a pas l'habitude de voir sur les étalages de nos pains quotidiens nationaux. D'ailleurs, le pain quotidien marseillais de la place aux huiles, celui où j'adorais venir me prendre petit déjeuner et pause thé de 4h les journées d'hiver a fermé, apparemment. Deuil national pour cette information tristement insupportable.
A noter : un des seuls endroits, avec le Paul, où l'on peut acheter du pain de qualité à Londres, dixit ma pote expat.


itsu manger a Londres plaisir papilles fast food british



 Itsu
_____

Mon coup de coeur anglais. Itsu, le fast food japonais. On en trouve à tous les coins de rue. La nourriture est excellente, pavée d'épices que nous ne connaissons pas forcément. J'ai tout aimé dans le Itsu. Les locaux, tout de bois ornés, où je me suis souvent reposée une petite heure, les plats, franchement à tomber, pas très caloriques et très variés, avec un large choix au rayon végétarien,
la politique : le soir, histoire de ne pas gaspiller, si tu achètes deux plats, on ne t'en fait payer qu'un, dans le genre bonne surprise, c'est toujours agréable, et la boisson en libre service, l'eau au concombre.
A quand l'arrivée en France, s'il vous plait ?


leon manger a Londres plaisir papilles fast food british


 Leon
______

La plus healthy. Plus rare que les autres chaines installées dans la capitale, la cuisine de Leon ne se connote pas d'une consonance étrangère, mais tape dans le clean eating, comme l'indique sa baseline "naturally fast food". Plutôt chouette à l'intérieur comme à emporter, ma salade de quinoa aux petits pois était franchement gouteuse.



 Wasabi
_______

Chouette aussi, mais moins avenant, pour une raison que je ne m'explique pas. Le curry japonais est un délice. Moins de choix pour les végétariens, peut-être. Ou alors le fait que les locaux, tout de plastique construits, font plus cheap, plus fast food.



bill's manger a Londres plaisir papilles fast food british



Bill's Restaurant
_______________

Une chaine de restauration aux allures un peu chic, tout en gardant des prix accessibles.
A tester : celui de Covent Garden, situé dans un très beau bâtiment, le Lyceum Theatre, qui abrite les représentations de la comédie musicale The lion king, au 21 Wellington st.
Bill's Restaurant 21, Wellington Street, London WC2E 7DN



Manger un dessert 


biscuiteers manger a Londres plaisir papilles dessert british unicorn licorne



Biscuiteers
___________

Repéré sur un blog, mais tombé dessus par hasard au cours d'une pérégrination à Portobello, Biscuiteers c'est une magnifique petite boutique qui envoie du lourd au niveau de sa façcade, entre le Beetlejuice et le Alice in Wonderland, et te pousse donc à forcément pousser la porte, surtout si tu as aperçu en vitrine la minutie dans le travail des biscuits de pain d'épice.
A l'intérieur, rien de fameux en terme de déco, mais l'art des choses réside dans la richesse du design des biscuits de pain d'épices. Sous toutes ses formes et toutes ses élaborations, on en prend plein les yeux dans la boutique à l'étage, tant par les vitrines de Noël que par les biscuits classiques. Le magasin propose même un atelier pour décorer ses propres biscuits le samedi après-midi pour les enfants, phénomène auquel il était drôle d'assister de la part d'une maman francophone très South Kensington qui menait sa BCBG fille de 9 ans et sa petite copine anglaise décorer des biscuits pour la maudique somme de beaucoup trop cher.
Nous on a pris bien évidemment la licorne, parce Ride an unicorn or die trying.
Biscuiteers, 194 Kensington Park Road London W1 2ES





bobajam manger a Londres plaisir papilles dessert british rainbow cake


Boba jam
__________

Trouvé au hasard d'un vagabondage dans le Soho, Boba jam c'est une très jolie petite échope au design plutôt épuré qui te propose... Une carte de dessert asiatiques, uniquement.
Ce sont des desserts japonais, thai, coréens qui te sont proposés, tandis que de la pop chinoise se déverse entre les murs, et que les deux serveuses se parlent dans une langue d'Europe de l'Est, probablement le tchèque ou le polonais.
J'ai aimé la particularité multiculturelle de ce petit ersatz, idéal pour se poser après une longue marche. Le design des plats, très soigné, te donne l'impression de manger le dessert de ta vie, précieux comme un joyau. Moi j'avais pris un Raindrop cake, franchement pas déçue du voyage.
Bobajam, 80 Dean Street, London W1D 3SL



Boire un café 


cafe a Londres hiver noël christmas coffee london

Les cafés, ce n'est pas ce qui manque à Londres. Sans parler des florissantes chaînes Starbucks, Nero, Costa, etc... de nombreux petits cafés, agréable et jolis, très british ou très design valent le coup de passer prendre une pause à leurs tables.
Disons qu'il fait tellement froid, que tout le monde se précipite sur une boisson chaude, remontante. Aussi, les gouts sont bien plus multiples que nos tristes cafés et thé verts français.

Ils sont parfumés au gingerbread, toffee nut, speculos, aux arômes spécial Noël, sans parler de la variété qui gravite autour des chocolats, au lait, au lait de soja, au lait d'amande, possibilité de trouver du chocolat chaud lindt aussi...

Mais la petite particularité de la saison hivernale, c'est aussi et surtout ces trois boissons qu'on croise partout dans la ville. A commander dans un pub, dans un café, dans la rue...

- Le mulled wine : le vin chaud, parfumé aux épices. C'est bon, relevé aux épices, plutôt très sucré. Meilleur que le vin chaud français, pour être franche  : on sent moins le gout du vin, plus celui des épices et du sucre.

- Le mulled cider : le cidre chaud, la petite déception. Pas assez sucré (c'est moi, la sucrophobe qui dit ça ?) et un peu trop acide. Gout du cidre assez travesti : bref, c'est meilleur froid.

- Le mulled spiced apple juice : une tuerie ! Saveur du jus de pomme mélangée à celle des épices  : cannelle, girofle, cardamonne, badianne... C'est fort en goût, et pourtant très léger, proche du verre d'eau, loin de l'épaisseur du mulled wine. Rarement bu quelque chose d'aussi bon.




Boire un verre & bien s'habiller


the oak london branché trendy boire un verre danser chic posh londres



 The Oak
________

The Oak, c'est un magnifique pub anglais, situé à Westbourne Park qui contrairement à la tradition décontract du pub anglais, met la barre un peu plus haut : un peu posh, mais pas trop non plus, c'est branché, on y croise du beau monde, le tout dans un cadre Edouardien de toute beauté. Mais le feu de l'action, c'est upstairs qu'il a lieu, dans le lounge bar où les anglais s'enjaillent à la lumière tamisée, cocktails à la main.
La difficulté, c'est de trouver des places assises le week end.
Nous on a testé le matcharita. Et comment dire ? C'est le meilleur cocktail que j'ai jamais bu de ma vie, et pourtant je suis pote avec un des barmans du Carry Nation qui m'en fait régulièrement des fameux à domicile.
Le cocktail au thé, donc... Une tuerie. Jamais descendu un cocktail aussi vite. Rhum + thé matcha + un quelque chose de sucré. Bonheur de mes papilles. Le serveur me voit descendre mon verre. Fell healthy now ? Oh yeah !!!!
The Oak - 137 Westbourne Park Road Notting Hill London W2 5QL


Plus de bonnes adresses ? ici